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Dissoudre dans 10 "très d'eau

Sulfate de nickel . . . 270 gr.

Citrate de nickel . . . 200 gr.

Chauffer à TébuUition, ajouter :

Acide benzoïque . 70 «**• (Powell).

« Le dépôt de nickel n'est beau et résistant que s'il est -» déposé dans un bain neutre ou presque neutre. Dès que » l'ammoniaque est à l'état libre dans un bain ammoniacal, le '» dépôt devient grisâtre et cassant. Si l'on évite son dégagew ment, le dépôt reste homogène et brillant. La présence de la w soude ou de la potasse produit le même effet mais, à l'état de » sels neutres, ils sont sans influence sur le dépôt. »» (Bouilhet).

Si le bain est alcalin, la couleur du dépôt sera foncée ; s'il est légèrement acidulé, le dépôt aura une belle couleur blanche. La densité du bain doit être comprise entre 8° et 18** Beaumé ; au-dessous de 8^, le dépôt est trop lent, au- dessus de 18**, des sels de nickel se déposent en cristaux sur les anodes et sur les parois du vase.

Un bain trop alcalin donne une boue qui communique au dépôt une couleur jaunâtre d'un fort mauvais effet. Un bain trop acide conserve au dépôt sa blancheur, mais en diminue l'adhérence au point que la couche métallique peut s'exfolier.

Aussi, l'opérateur doit-il essayer ses bains chaque matin et ne les mettre en train qu'après les avoir amenés à un état de faible acidité tel que le papier de tournesol prenne ime coloration violet-rouge légère.

Il est préférable, en effet, de commencer avec un bain à

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réaction un peu acide et dont Facidité dépend d'ailleurs, comme nous le verrons, de la nature dés anodes.

Il faut, autgint que possible, que la main plongée dans le bain n'éprouve pas ime impression de froid et que le bain conserve une température uniforme. S'il se refroidissait, on peut toujours en chauffant à part une petite quantité du liquide, ramener le bain à la température convenable.

432. Des anodes. Les nickeleurs font usage d'anodes insolubles, en platine ou en charbon, ou d'anodes solubles, en barres laminées dont la constitution physique est plus uniforme que celle des plaques fondues et favorise ainsi une dissolution plus régulière du métal. Jusqu'ici, malgré son prix élevé, le platine doit être préféré au charbon. Le platine dure indéfiniment et conserve toujours sa valeur ; le charbon se désagrège au bout d'un certain temps, ce qui est loin de favoriser un dépôt uniforme. On doit donc souvent le remplacer. Toutefois, grâce aux progrès réalisés par les fabricants de charbons artificiels, on peut espérer pouvoir prochainement supprimer le platine.

Ainsi que nous l'avons vu, les anodes insolubles exigent une dépense d'énergie plus considérable, puisque le travail absorbé par la décomposition du sel n^est pas compensé par la dissolution dans le bain d'une partie équivalente de métal, ce qui a lieu lorsqu'on fait usage d'anodes en nickel.

Mais la nature des anodes a une influence très grande sur la composition du bain au cours de l'opération. Avec des anodes en nickel, le bain devient de plus en plus alcalin ; on doit y remédier par une addition d'acide citrique, sinon la liqueur se trouble par la précipitation d'un oxydule de nickel jaune.

Avec des anodes insolubles, la solution devient de plus en plus pauvre en métal et de plus en plus riche en acide ; on doit y remédier par une addition de carbonate de nickel, sinon le dépôt manquera d'adhérence.

Le remède à ce changement de composition du bain est facile à trouver. Il suffit de faire usage tout à la fois d'anodes solubles et d'anodes insolubles. On arrivera à^proportionner convenablement leur nombre par tâtonnement, en commençant avec 2 anodes insolubles pour 1 anode soluble, qui est approximativement la proportion convenable pour obtenir la constance du bain.

Les anodes sont suspendues dans le bain au moyen de fils de nickel de 0°^,002 de diamètre ; si Ton employait pour ces fils de suspension im autre métal soluble, il faudrait avoir soin de ne pas les immerger dans le bain.

133. Surface des anodes. Un certain nombre de nickeleurs emploient des surfaces d'anodes égales à celle des objets à nickeler ; mais, étant donné que le nickel se dissout assez difficilement, il est préférable d'augmenter un peu cette proportion.

Lorsqu'on veut recouvrir de grands objets sphériques ou cylindriques, on fera bien, pour assurer un dépôt égal sur toute la surface, de placer autour de l'objet une série d'anodes reliées entre elles.

Si les générateurs sont des piles, on s'arrangera le plus possible pour que la surface totale des objets à nickeler soit égale à la surface totale du zinc des éléments employés.

Quant à la surface d'anodes pour un bain de dimensions données, les indications sont assez variables. Ainsi M. Sprague préconise 85 et M. Pérille 40 décimètres carrés de surface d'anodes pour 100 litres dc solution de nickel.

134. Bains auxiliaires. Les pièces, avant d'être livrées au nickeleur, doivent subir une préparation qui exige un certain nombre de bains. Les voici :

Bain de décapage.

Acide sulfurique ... j ntre.

Eau chaude .... 10 "très.

Surtout employé pour la fonte brute.

Bain de potasse.

Potasse 1 part.

Eau 10 —

Pour s'en servir, il faut l'exciter en le chauffant. On dispose pour cela au fond de la cuve un serpentin en fer, dans lequel on pourra admettre la vapeur.

Bain de cyanure.

Cyanure de potassium . 1 pan.

Eau 20 —•

On en fait usage pour enlever de la surface des pièces de cuivre ou de laiton les traces d'ox3''de qui ont pu s'y former après nettoyage.

Bain de blanc.

Acide nitrique. ... 1 "t.

Acide sulfurique . . . 2 — Suie calcinée .... 1 décii.

Sel gris 1 —

On remue le tout en évitant de respirer les vapeurs qui s'en dégagent et en se garant des projections amenées par le bouillonnement. On ne se sert de ce bain que six heures après sa préparation et l'on a soin de le raviver tous les huit jours. Le bain de blanc remplace le bain de cyanure, qui coûte cher et n'est pas sans danger.

Bain d'acide chlorhydrique.

Acide chlorhydrique . . 1 nt.

Eau 5 —

Ce bain remplace le bain de cyanure, pour les pièces de fer ou d'acier.

Bain de cuivre au trempé.

Sulfate de cuivre en cristaux 100 gr.

Eau 10 ut.

Acide sulfurique .... 100 gr.

On verse l'acide sulfurique dans la solution de sulfate.

Il sert à donner à certaines pièces un revêtement de cuivre avant le nickelage.

Bain de cuivrage pour le zinc.

Acétate de cuivre cristallisé. 200 gr.

Carbonate de soude . . . 200 »

Bisulfite de soude cristallisé. 200 »

Cyanure de potassium . . 300 »»

Eau distillée 10 lit.

Avant de l'employer, on doit le faire bouillir.

135. Préparation des pièces à revêtir. La préparation des pièces à nickeler comprend deux ou trois opérations, selon le fini du travail que Ton a en vue. Ce sont ;

Le polissage, — le dégraissage, — le décapage.

Quand on nickelle les objets bruts pour obtenir une surface grossière, le polissage est supprimé.

Polissage. Si Ton veut obtenir une belle surface, le polissage préalable doit être très soigné. L'aspect final de la pièce dépend de son d^ré de poli avant la mise au bain.

Les objets en métal dur (acier, etc.) sont adoucis au moy^i de roues en émeri, puis de disques de cuir saupoudrés de sable ; on enlève ainsi, s'il y a lieu, les traces de la lime. Puis on passe la pièce adoucie à la chaux vive en poudre fine.

Les objets en métal doux (laiton, cuivre, etc.) sont achevés à l'aide d'une brosse circulaire, composée d'un grand nombre de rondelles de calicot serrées par des disques de cuir et retenues par des vis. (Elmore).

Les polisseurs viennois se servent de disques en bois de tilleul, garnis de cuir et enduits de glu saupoudrée de poudre à polir et, pour le polissage fin, de disques de 0™,30 de diamètre, tournant à 3000 tours par minute, formés de plusieurs épaisseurs de drap, enduits d'huile stéarique et saupoudrés de chaux fine. (Pfanhauser).

On peut aussi faire usage, comme machine spéciale à polir,

il'une courroie sans fin chargée d'émeri et disposée pour pouvoir être tendue à volonté.

Dégraissage, Le dégraissage se fait en passant les objets dans une lessive bouillante de potasse ou de soude caustique, ou en les suspendant par des fils dans un vase en fer rempli aux trois quarts de benzine, muni d*un couvercle à fermeture hermétique; les objets y sont remués pendant l'immersion.

La durée de Timmersiondans la potasse ou la soude caustique varie avec le métal des objets à dégraisser. L'acier, le fer, le laiton peuvent y séjourner jusqu'au moment où ils devront être brossés à la pierre ponce avant la mise au bain. L'étain, les pièces soudées à Tétain et. le métal anglais ne peuvent y séjourner que quelques minutes : la potasse attaque le métal. L'objet ainsi dégraissé est rincé à l'eau bouillante, frotté avec une brosse dure et de, la pierre ponce ou de la brique finement pulvérisée, lavé encore à l'eau, puis plongé quelques instants dans la solution tiède de cyanure de potassium pour enlever la mince couche d'oxyde qui a pu se former. Puis on lave à plusieurs eaux et l'on évite le plus possible de laisser sécher à l'air.

Pour les objets en fer, fonte ou acier, il est bon d'interposer entre le dégraissage et l'immersion dans le bain de cyanure, un léger décapage à l'acide sulfurique étendu.

Pour toutes ces manipulations, et jusqu'à ce que, après leur sortie du bain ils ont été passés à la sciure chaude, on attache les objets à des fils de cuivre et on les manœuvre à l'aide d'un crochet ou on les touche par l'intermédiaire d'un chifibn. C'est le seul moyen de ne pas laisser sur les surfaces des taches graisseuses.

On fera bien de ne supprimer que le moins possible des détails que nous venons d'exposer.

Voici au surplus deux méthodes particulières qui donnent d'excellents résultats :

Méthode suivie par M, Gaiffe. Frotter les pièces avec une brosse trempée dans une bouillie chaude de blanc d'Es-

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pagne, d'eau et de carbonate de soude. Le dégraissage est parfait lorsque les pièces se mouillent facilement à l'eau ordinaire.

Pour décaper le cuivre et ses alliages, il suffit de les tremper quelques secondes dans un bain composé de 10 "t. d'eau et i kiiog. d'acide azotique. Pour les pièces brutes, il faut un bain plus énergique, composé de 2 parties d'eau, 1 partie d'acide azotique et i partie d'acide sulfurique.

Pour décaper le fer, l'acier et la fonte, il faut plonger les pièces dans le bain d'acide sulfurique étendu, jusqu'à ce qu'elles prennent un ton gris uniforme. On les frotte ensuite avec de la poudre de pierre ponce mouillée, qui met le métal à nu. Quand les pièces sont brutes, elles doivent séjourner quatre heures dans le bain de décapage puis être frottées avec dé la poudre de grès bien tamisée et mouillée. On recommence lés deux opérations jusqu'à disparition complète de la couche d'oxyde.

Méthode suivie par M, Pérille pour les objets en acîey^ poli, fonte ordinaire et fonte malléable polie. '

1. Brosser les pièces au pétrole, à l'essence de térébenthine ou à la benzine, puis essuyer dans la sciure.

2. Accrocher les pièces séparément et les plonger dans un bain de potasse d'Amérique en ébuUition, pendant quinze minutes environ ; puis bien rincer.

8. Brosser légèrement les pièces sur toutes leurs faces dans un lait de chaux, puis rincer.

4. Brosser légèrement les pièces avec de la pierre ponce en poudre, puis rincer et secouer pour égoutter, en tenant toujours les pièces par les crochets.

5. Tremper vivement au bain de blanc, de manière que la pièce n'y séjourne qu'une ou deux secondes ; puis rincer.

M. Pérille prépare les pièces de cuivre comme celles de fonte et d'acier, avec les petites variantes suivantes : i. Ne laisser les pièces dans la potasse que quelques minutes;

2. Ne pas poncer les pièces susceptibles d'être dépolies ou rayées par la pierre ponce ou par la brosse à poncer ;

3. Dans le cas où les pièces sont à peine polies, les passer rapidement dans Facide nitrique pur et de là les tremper au bain de blanc. On obtient par l'acide un décapage mat que le bain de blanc fait briller.

Pour les pièces de lonte à l'état brut, n'ayant reçu aucun poli, M. Pérille conseille quelques opérations particulières qui lui ont donné des résultats fort satisfaisants. En voici le résumé :

1. Plonger les pièces dans un bain de décapage ordinaire pour blanchir la fonte et passer à l'eau ;

2. Présenter les pièces à une brosse en fer circulaire montée sur deux pointes et animée d'un mouvement rapide (environ 1200 tours par minute) et employer de la ponce liquide au contact pour bien nettoyer la pièce. Rincer comme il est indiqué après chaque manipulation ;

3. Passer les pièces dans un bain de cuivre au trempé, afin de les mettre immédiatement à l'abri de l'influence atmosphérique; sécher ensuite en passant à l'eau et à la sciure chaude.

136. Distance entre les anodes et les objets à revêtir. La distance entre les anodes et les objets à nickeler dépend de la surface de ceux-ci. Si les surfaces sont à peu près plates, un écart de 0°^,10 suffit; si elles présentent des reliefs assez accentués, cet écart doit être porté selon le cas à 0°^,15, 0°',20 et jusque 0"^,30.

137. Conduite de Topération. Un bain de nickel développe un courant inverse qui est surtout bien accentué quand les pièces à nickeler sont en fer. Il peut arriver que ce courant secondaire soit assez fort, non seulement pour diminuer notablement l'intensité du courant principal, mais pour l'équilibrer et même, comme disent les praticiens, pour renverser la polarisation. On fera donc bien de donner au courant principal une force électromotrice suffisante et de s'assurer que le courant résultant marche toujours dans le même sens, soit en inter-

posant dans le circuit un galvanomètre qui sera l'objet d'une attention de chaque instant, soit en faisant usage d'un brisecourant, si la surveillance ne pouvait s'exercer d'une façon aussi continue.

Pour éviter l'attaque par le liquide des objets à revêtir, attaque qui pourrait nuire au poli des surfaces, on s'arrange de façon à faire passer le courant dès que la pièce est plongée dans le bain ; le mieux est de fermer le circuit par l'immersion de l'objet à nickeler.

Les mêmes fils de cuivre qui ont servi à manœuvrer la pièce pendant le dégraissage servent à la suspendre dans le bain. Pour les pièces de plomb, d'étain et même de fonte de fer, on fera bien d'employer plusieurs fils de suspension ; on sera plus sûr ainsi d'obtenir un dépôt uniforme.

De temps en temps, on débarrasse les fils de suspension de la couche de nickel qui les recouvre bientôt et qui les rend cassants, en les passant dans un bain composé de Acide citrique ... 2 part.

Acide sulfurique . . 1 —

Eau 4 —

puis en leur faisant subir un recuit. Pour obtenir un bon dépôt, il faut prendre les précautions suivantes :

1. Eviter l'appauvrissement du bain dans le voisinage des objets immergés, soit en remuant ceux-ci à la main, soit en disposant dans le liquide un agitateur mécanique.

2. Disposer les choses pour que chaque pièce soit placée entre deux anodes au moins ; sans cette précaution, l'un des côtés serait moins recouvert que l'autre, à cause de la conductibilité faible des solutions de nickel. Lorsqu'on traite des objets portant des cavités, des rainures, etc., comine les pièces de fonte en général, il est nécessaire, pour obtenir une belle surface, de les cuivrer préalablement.

3. L'objet à revêtir doit être examiné de temps en temps pendant l'opération. Il arrive que le métal ne prend pas bien

— Ifî) —

partout; certaines places restent noirâtres. On doit alors retirer la pièce du bain et frotter les taches avec de la poudre à polir ou au moyen de gratte-bosses à fll d'acier sur le tour.

4. Si l'on avait à nickeler exceptionnellement une pièce de grandes dimensions par rapport aux anodes ou qui serait fouillée' trop profondément, on devrait la maintenir à une distance des anodes de CP,30 et entourer l'opération d'une surveillance spéciale ; parfois, on devra introduire dans les cavités trop profondes, une électrode en charbon ou en nickel reliée au pôle négatif.

5. On répartira les objets entre les anodes le plus régulièrement possible, en évitant tout recouvrement d'une pièce par une autre, auqaiel cas le dépôt ne se ferait pas aussi bien sur les deux surfaces en regard.

6. En entourant l'opération de tous les soins possibles, on arrive à déposer 2 gr. de nickel par décim car. , ce qui correspond à une couche de ^ de miuimèt. environ. Si l'on voulait obtenir une couche plus épaisse, il serait nécessaire de faire le dépôt en plusieurs fois, en séparant deux remises au bain successives par un polissage. Sans cette précaution, le dépôt s'exfolie en larges écailles quand on donne le dernier coup aux objets avant de les livrer et parfois même sans qu'on y touche. Alors tout est à recommencer.

Un dépôt de 2 gr. par décim car. suffit d'ailleurs presque toujours, grâce à la dureté du nickel.

On laisse les objets au bain un temps variable avec l'épaisseur du dépôt à obtenir et la puissance de la source électrique.

Si l'on fait usage d'une machine Gramme, un quart d'heure suffit pour les objets peu sujets à se détériorer par le frottement ; une demi-heure pour les objets de quincaillerie ordinaire; une heure au maximum pour les pièces à soigner tout spécialement. Si l'on emploie des piles, deux heures pour une bonne couche moyenne, cinq heures pour une couche épaisse.

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