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Bains. On emploie

Pour les petites installations,

a) le bain simple, avec un liquide composé de : Solution presque saturée de sulfate de cuivre

Acide sulfurique . . 120 gr. par 10 ut. de liquide Acide arsénieux ou chlorure d'étain . . 4 gr. Pour les installations industrielles,

b) le bain séparé de la source qui est une dynamo. Le liquide du bain a pour composition :

Sulfate de cuivre . . . 825 gr.

Acide sulfurique . . . 825 «

Eau 10 lit.

Ce bain saturé, obtenu en ajoutant sans chauffer le sulfate

de cuivre à l'eau acidulée, marque 25^ Beaumé ; il s'emploie à

froid et en le maintenant à saturation.

193. Opération. Le moule plombagine, on enduit, à l'aide d'une brosse trempée dans de la cire chaude, les parties du cadre qui doivent rester intactes ; puis il est passé dans un bain d'eau légèrement alcoolisé et enfin on enlève, au moyen d'un jet d'eau, l'excès de plombagine et les bulles d'air adhérentes. Puis le moule est mis au bain, avec faible courant d'abord et en n'immergeant qu'une petite partie de l'anode; on évite ainsi un dépôt grenu, pulvérulent et noir.

Quelques instants après, si le dépôt est bien commencé, on descend petit à petit l'anode et, aussitôt que le moule est toutà-fait recouvert, on l'immerge complètement tout en augmentant la force du courant.

Pour obtenir un bon dépôt, il faut, outre ces précautions, que le bain ne soit ni trop dense ni trop pauvre et que la tem-

pérature soit maintenue à 16 degrés centigrades. L'opération dure depuis 1 heure (quand il s'agit de faire un simple cuivrage), jusqu'à 24 heures (pour un clichagè de 0"^,0003 d'épaisseur). Certains opérateurs très hahiles y arrivent en 12 heures.

On conseille, pour activer le clichagè, de couvrir le moule avant sa mise au bain d'une solution concentrée de sulfate de cuivre et de répandre par-dessus, à l'aide d'un pinceau, de la limaille de fer pure et sans graisse. Le fer s'empare de l'acide et le cuivre se dépose en une couche uniforme sur le moule ; on lave ensuite avec un jet d'eau et l'on met au bain.

194. Finissage des clichés. Le clichagè fini, le cadre est retiré, lavé et débarrassé des bavures, chauffé à l'aide d'un bec de gaz pour détacher la cire et enlever le cliché, qui est placé ensuite sur un plateau en fer, brossé avec de l'acide chlorhydrique saturé de zinc et saupoudré de parcelles de soudure.

Le plateau étant déposé dans un vase rempli de métal à stëréotyper fondu, la soudure se fond et on l'étend, en se ser\'ant pour cela d'un chiffon ou d'étoupe. C'est l'étamage de l'électro. Enfin, le plateau est enlevé et encadré de barres de fer ; puis on y verse un métal composé de :

Plomb 91 part.

Antimoine 5 "

Etain 4 «

en quantité suffisante pour avoir une couche d'épaisseur convenable, variant de 0°*,004 à 0*",010 suivant les dimensions des gravures.

195. Montage. «Les plaques métalliques sont débarrassées des bavures au moyen d'une scie circulaire, rabotées sur le pourtour suivant un calibre donné, limées obhquement sur les bords pour dégager la partie supérieure et montées sur chêne ou acajou.

196. Aciérage des clichés. En vue d'obtenir une impression plus artistique et de communiquer au cliché une

plus grande résistance à Tusure, ce qui est nécessaire pour les grands tirages, on recouvre parfois le cliché d'une mince couche de fer. Il faut commencer par nettoyer le cliché et le dégraisser avec de la potasse caustique, puis on le passe avec une anode en fer très pur et un courant de 4 voits dans un bain de Carbonate d'ammoniaque 12 part.

Eau 75 "

Le cliché ferré est lavé à Teau bouillante aussitôt après sa sortie du bain, lavé et brossé à l'eau froide, séché et frotté à la benzine d'abord, puis avec un chiffon imbibé d'huile. Pour éviter plus efficacement son oxydation, il est à conseiller de le recouvrir d'une couche de cire fondue jusqu'au moment de s'en servir.

M. Garnier fait l'aciérage des planches gravées dans une solution aqueuse de :

Sel ammoniac au dixième, traversée par un courant d'une force électromotrice égale à environ 2 vous (1 Bunsen). L'anode est une plaque de fer. La planche est décapée d'abord par un lavage à la potasse, rincée à l'eau, puis plongée dans le bain.

Le courant a un double effet :

L'anode en fer est attaquée et donne du chlorure de fer ammoniacal qui est décomposé à son tour ; le fer se dépose sur la planche de cuivre gravée formant cathode. Au bout d'une demi-heure, le dépôt est suffisant. M. Garnier prétend pouvoir déposer de la même façon le fer sur du zinc.

Quand la couche de fer s'use, on la dissout dans l'eau acidulée par l'acide nitrique marquant o^ B"**, puis on Tacière de nouveau.

197. Nickelage des clichés. MM. Boudreaux, Lionnet, Ghristofle & G^® pratiquent le nickelage des clichés, en déposant sur un moule en gutta-percha une couche de nickel épaissie ensuite par un dépôt de cuivre.

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