RAFFINAGE DE L ARGENT
229. Procédé Moebius. Il consiste essentiellement en une disposition de brosses mécaniques, qui ont pour objet de détacher des cathodes les cristaux perdus de Fargeht précipité, et de sacs en mousseline qui entourent les anodes et recueillent les matières insolubles. Sous les cathodes sont des baquets qui recueillent l'argent détaché par les brosses. Ces baquets sont retirés de temps en temps et Fargent enlevé.
Les bacs sont en bois revêtus intérieurement de graphité. Le bain est de Tacide nitrique très dilué (1 p. d'acide pour 100 p. d'eau); il est constamment remué par des lames suspendues aux conducteurs.
Le procédé convient surtout pour le raffinage du copper bullion contenant ilne forte proportion d'argent et d'or avec peu de plomb, de platine et d'autres métaux.
Les anodes en bullion sont des feuilles de 0™,015 d'épaisseur; les cathodes sont des feuilles d'argent légèrement huilées pour prévenir l'adhérence du métal déposé. Par le passage du courant, le cuivre et l'argent se dissolvent et donnent une solution de nitrates exempte d'acide libre.
L'argent seul est déposé sous forme de poudre ou de cristaux. La présence du nitrate de cuivre assure la conversion intégrale du plomb en peroxj^de à l'anode.
Le peroxyde de plomb, l'or, le platine, l'antimoine et un peu de peroxyde d'argent se séparent aux anodes et tombent dans les sacs qui sont assurés préalablement contre l'attaque par l'acide, grâce à des immersions dans Fhuile de schiste, l'huile de lin et la paraflne. Le courant doit avoir 1 à 3 voiu pour chaque cuve.
Le cuivre n'est pas déposé si le liquide n'e^t pas trop pauvre en argent ou trop riche en cuivre; celui qui se déposerait avec l'argent dans les baquets est petit à petit redissous par le liquide.
La boue des anodes est retirée, séchée et fondue. Le peroxyde de plomb se change alors en protoxyde, les métaux usuels sont oxydés et les métaux nobles séparés.
S'il y a du platine ou de Tiridium, ils sont ultérieurement séparés par la brosse.
Quand la solution est trop riche en cuivre, on remplace les anodes en buUion par d'autres en charbon et Ton travaille avec un faible courant jusqu'à ce que tout l'argent soit déposé. Les cathodes en argent sont alors retirées et remplacées par des cathodes en cuivre. On rend le courant très fort pour déposer le cuivre rapidement sous forme de poudre qui tombe dans une caisse en cuivre disposée pour le recevoir. Quand il y a assez d'acide libre pour corroder la boite et son contenu, on met la première en relation avec la cathode. Le liquide ainsi régénéré est réemployé.
Si le base buUion contient i d'argent pour 3 de cuivre, il doit au préalable être traité comme suit : Les plaques de l'alliage sont employées comme anodes et des feuilles de cuivre comme cathodes dans une solution acidulée de nitrate de cuivre, ou, si l'alliage est pauvre en argent, on peut faire usage d'une solution de sulfate de cuivre. En employant un courant de faible force électromotrice, le cuivre se dissout et Targent, l'or, le platine, etc. restent à l'anode. L'argent s'y transforme en oxyde; on le détache à l'aide des brosses. Cette poudre peut être fondue et coulée en anodes qui sont traitées à la façon ordinaire.
I^ procédé Moebius est appliqué à Kansas City et par la " Pennsylvania Lead G^»» à Pittsburg, avec un dynamo de
150 ampères,