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Procédé de la « Norddeutsche Affinerie

A Hambourg, le buUion est raffiné par un procédé tenu secret ; on y retire l'or probablement dans un bain de cyanure.

231. Procédé Cassel. Le bain est du sulfate de cuivre; les anodes sont des plaques de buUion. Entre les anodes sont

disposés des vases poreux (en cuir) appelés dialiseurs contenant chacun deux feuilles de cuivre agissant comme cathodes et de Tacide sulfurique à 10° Beaumé avec un peu d'acide nitrique. Un grand dégagement d'hydrogène se fait à la cathode et produit une polarisation et. une force contre-électromotrice considérables.

Par le courant, chaque métal de Tanode, excepté Tor, se dissoudrait et le cuivre permettrait seulement aux impuretés telles que Tarsénic, Tantimoine, le phosphore, etc. de passer. Toutes les substances dissoutes traversent et le cuivre avec Targcnt seraient déposés au lieu de l'hydrogène. L'or, resté inattaqué, tombe au fond avec divers métalloïdes.

L'acide de la solution sulfurique ne se sature pas mais passe d'une cuve à l'autre, pendant que l'argent est précipité et un poids équivalent de cuivre dissous. On obtiendrait l'argent très pur en petits cristaux.

Si la solution, en sortant du dernier vaisseau, ne contient pas trop de cuivre, elle est resoumise à 1 electrolyse ; sinon elle est amenée dans des cuves spéciales où le cuivre est déposé par le courant d'une dynamo et le liquide retourne aux cuves qui traitent le bullion. Le cuivre ainsi obtenu est privé du fer qui reste en solution.

Le défaut capital de cette méthode est la présence dans la solution du fer fourni par le bullion, qui fait que l'argent est précipité avec l'or, ce qui rend nécessaire un raffinage ultérieur de celui-ci.

232. Raffinage des crasses argentifères. Procédé Rosing. L'électrolyse est appliquée au traitement des crasses obtenues dans le traitement par le zinc des plombs argentifères. A Tarnowitz, où le procédé est appliqué, l'alliage a la composition suivante :

Plorab 45 à 90

Zinc . 8 à 28

Argent 2,5 â 5

Les crasses sont granulées, placées dans un bac en bois dont le fond est protégé par du plomb et la cuve remplie d'une solution de sulfate de zinc.

Une plaque de zinc est suspendue dans le liquide au-dessus de l'alliage et constitue la cathode. L'anode est formée par l'alliage, qui reçoit le courant par l'intermédiaire du fond plombé.

Par l'action du courant, le zinc des crasses est dissous et se dépose sur la cathode; mais, à cause de la présence du plomb, dont la proportion s'accroit de plus en plus, l'action cesse bientôt. L'alliage est alors retiré de la cuve, lavé, séché, liquaté dans un four et ainsi débarrassé d'une partie du plomb, puis granulé de nouveau et rechargé dans la cuve électrolytique. Ces alternances de liquation et d'électrolyse peuvent être répétées jusqu'à épuisement. Le plomb résultant des liquations est suffisamment privé de zinc pour être coupelle.

Suivant M. Kossman, i chevai vapeur déposerait ainsi 8 kiiog. de zinc en 12 heures.

[Voir aussi Dingl. Pol. Journ. vol. 263; Chemical news, 1887, vol. 6, p. 69].

RAFFINAGES DIVERS.

233. Raffinage du zinc. M. Watû propose le raffinage du zinc impur dans un bain contenant un acide organique. L'acide qui convient le mieux au point de vue de l'opération comme à celui du prix de revient, est l'acide acétique, dans une solution contenant 1 partie d'acide du commerce (à 15 % d'acide pur) pour 2 parties d'eau. On peut se servir aussi d'un bain d'acétate de zinc obtenu en mélangeant l'acide avec du carbonate ou de l'oxyde de zinc par petites portions ; on dilue ensuite par un volume d'eau.

Les cuves sont munies de tiges de communication en cuivre ou en laiton. Les anodes, plaques de zinc impur, sont suspendues à ces tiges. Les cathodes sont des feuilles minces en

zinc pur ou en fer, recouvertes de graphite pour empêcher Tadhérence.

De temps en temps, on retire les impuretés qui tombent au fond du bac. Pour modérer le dégagement des gaz, on ajoute de temps en temps un peu de carbonate ou d'oxyde de zinc.

Les cathodes retirées du bain sont lavées et fondues directement si elles sont en zinc; sinon, le dépôt est séparé et fondu à part.

D'après M. Watt, les acides organiques donnent un dépôt de zinc plus régulier que les acides minéraux. Ceux-ci donnent généralement en dépôt gris-foncé et granuleux au bout de quelque temps, tandis que l'acétate donne un dépôt métallique à grains fins, blanc et éclatant.

Ce procédé de raffinage n'a pas été exploité en grand jusqu'ici, du moins à notre connaissance.

M. Burghardt raffine le zinc par l'électrolyse dans un bain formé d'une solution d'oxyde dans la soude caustique. Voir aussi le procédé Lalande [§ 244],

234. Séparation de Fétain des déchets de ferblanc. M. /. Smith place les scraps de fer-blanc dans des paniers de 1"*,20 de longueur, 0"^,85 de profondeur et 0"*,30 de largeur, en ayant soin de les paqueter avec soin sans les serrer trop ni trop peu. Chaque panier contient 60 à 70 kiiog. de scraps. Un certain nombre de bandes étroites de scraps, soudées supérieurement et réunies au conducteur, sont distribuées verticalement dans chaque masse pour assurer la conti • nuité et prévenir réchauffement en certains points.

Ces paniers sont les anodes.

Les cathodes sont des feuilles de cuivre de i'",20 ue longueur, 0™,95 de largeur ei(y^fiio d'épaisseur, qu'on a étamées pour en prévenir la corrosion ; on en place une de chaque côté des paniers à 0™,10 de distance.

Le bain est formé de 9 volumes d'eau pour 1 volume d'acide sulfurique commercial à 60^ Beaumé.

Les anodes et les cathodes sont alternativement soulevées et abaissées très lentement. Gela est obtenu par un système de leviers et d'excentriques desservis par un moteur. L'intensité du courant est de 250 ampères pour un bain contenant 8 anodes et 16 cathodes, dont la résistance totale est -^ ohm.

L'étain qui se dépose d'abord serait spongieux, puis, quand l'acide est en partie neutralisé, il tomberait en petits cristaux au fond du bain. L'étain recueilli contient encore un peu de fer qu'un lavage soigné enlèverait en grande partie. Une partie du courant est employée à libérer de l'hydrogène qui réduit une partie des sels ferriques en sels ferreux.

Ce procédé, s'il était réellement applicable, rendrait de grands services. Il suffit, pour s'en convaincre, de se rappeler que Paris fournit à lui seul annuellement 3000 tonnes de déchets de fer-blanc.

M. André recommande, pour séparer l'étain des déchets de fer-blanc, l'usage d'un bain de soude caustique ou de chlorure sodique.

235. Raffinage du nickel. MM. Siemens et Halske ont fait des essais qui n'ont pas fourni du métal suffisamment exempt de fer. Ces essais, dont les détails n'ont pas été publiés, paraissent avoir été abandonnés.

236. Traitement des vieilles monnaies. M. André (1877) a proposé d'employer les pièces comme anodes et un cadre recouvert de chaque côté d'une toile de coton et rempli de grenaille de cuivre. Le cadre divise l3 bain en deux parties. Par le courant, le cuivre se porte sur la cathode en cuivre, tandis que l'argent qui, bien quf^ plus électronégatif, peut se précipiter en partie, est arrêté par le cuivre des grenailles.

237. Traitement des mattes, speiss, etc. Le même dispositif [§ 236] est proposé par M. André pour extraire le nickel, le cobalt, le cuivre, etc. de certains alliages. Le métal plus électropositif du cadre sert à précipiter un métal de la solution employée et en empêche ainsi le transportât cathode.

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