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MÉTHODE : MÉTHODE POLAIRE ET DE DIRECTION

sation, leur position relativement aux parties malades, etc.), on peut obtenir de la manière la plus efficace et la plus certaine les actions électrothérapeutiques désirées.

D'après ce qui précède, vous aurez compris qu'il ne peut guère être question ici, sur notre terrain, d'une méthode fondée à priori, offrant une garantie du succès. Cette méthode doit plutôt être découverte empiriquement ou du moins essayée, et contrôlée empiriquement.

Toutefois, sur la base de certaines hypothèses théoriques et idées physiques non encore élucidées, il s'est élevé une vive polémique qui dure presque encore pour savoir si Ton doit choisir comme principe général de la méthode, la direction du courant ou simplement les actions polaires distinctes. La première voie, celle de la méthode dite de direction, a été d'abord suivie parR. Remak, et il est vrai sous la pression des théories physiologiques, qui avaient pris l'habitude d'expliquer toute la loi de commotion et les manifestations électrotoniques, comme une fonction essentielle de la direction des courants. Sans doute Remak lui-même a déjà reconnu l'importance des actions polaires ; mais il a tenté de la préciser, en considérant l'action du pôle positif comme celle d'un courant descendant et l'action du pôle négatif comme celle d'un courant ascendant. La définition et la mesure étaient donc pour lui dans la direction des courants, alors que le contraire aurait dû avoir lieu. Benedikt a ensuite également choisi de préférence la direction des courants, bien que d'une façon peu logique, comme fondement de ses méthodes thérapeutiques, et il a déterminé ainsi la position à donner aux électrodes ; beaucoup d'autres savants ont suivi Benedikt et Remak.

Par là dessus est arrivé Brenner, avec sa méthode polaire bien motivée et bien combinée, d'après laquelle l'action des pôles distincts et, par suite, la localisation appropriée, chaque fois, de l'un ou l'autre pôle sur la partie malade, devrait être la mesure pour la méthode électro thérapeutique.

Aucune de ces deux méthodes au reste n'a été pratiquée et réalisée d'une manière parfaitement logique ; on n'a été pour oucontre l'une ou l'autre de ces méthodes que dans des analyses théoriques, et cela d'autant plus qu'un examen superficiel devait démontrer que certaines parties des actions électrothérapeutiques sont peu affectées ou même pas du tout par cette polémique. Que faire en effet avec la direction des courants, dans le traitement des tumeurs glanduleuses, des goitres, des inflammations articulaires, etc. ? Cette direction des courants n'avait un sens que dans l'électrothérapie du système nerveux.

En tout cas, il y a pour nous un certain intérêt à nous occuper de cette question et à peser les avantages et les inconvénients des deux

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méthodes, pous nous faire un jugement motivé qui nous guidera dansnos études ultérieures.

En ce qui regarde la direction du courant nous savons d'abord : que, dans la plupart des cas, il est impossible de faire passer d'une façon efficace le courant dans une direction déterminée, par un nerf du corps non lésé ;qu'ilfaut plutùtconsidérerau moins trois directions différentes de courant, dans chaque opération ; encore faut-il admettre que ces courants diminuent rapidement de densité ; c'est ce que nous avons prouvé antérieurement avec détails (p. 70). La seule disposition imaginable, dans laquelle une direction déterminée des courants serait possible, du moins dans des sections de nerfs distinctes, serait celle, dans laquelle le courant serait dirigé d'une extrémité (main ou pied) vers une partie plus centrale de cette extrémité ou vers le tronc; et encore ne seraitelle suffisante que pour les moitiés périphériques des nerfs ; mais toute réflexion rigoureuse permet de reconnaître que, déjà dans le voisinage de l'électrode centrale (au centre de celle-ci, surtout quand elle se trouve sur le tronc), des traînées de courant, de directions diverses, sont inévitables ; d'ailleurs ce mode d'application pourrait bien n'être suffisant que pour le plus petit nombre des cas. Les partisans de la méthode des directions doivent donc commencer par imaginer des méthodes toutes différentes de celles qu'on a employées jusqu'ici, afin de mettre réellement en action, dans un cas donné, exclusivement une direction de courant, et d'en démontrer l'efficacité.

En outre et c'est à vrai dire le plus important, nous n'avons aucune preuve pour croire qu'en général, dans la direction des courants, se trouve un facteur qui détermine réellement les actions de ces courants. Au contraire, les recherches des physiologistes nous ont prouvé d'une manière tout à fait positive que toutes les actions, jusqu'ici connues des courants, actions excitantes, modifiantes, électrolytiques, etc. sont exclusivement des actions polaires et se manifestent, comme telles pour toute direction de courant si ce n'est pour la directionexacteinent transversale. En réalité, la direction de chaque courant parait n'exercer aucune influence décisive sur la réalisation des actions polaires. C'est seulement dans quelques cas déterminés (3° degré de la loi de commotion de Pfliiger), que la continuation du processus d'excitation qui ne surgit pas moins, est entravée dans un sens ou dans l'autre ; mais, avec la meilleur volonté' du monde, on ne peut pas considérer cela comme un effet de direction. Le point décisif, dans cette question, est que l'arrêt de conductibilité se montre tantôt dans le courant descendant tantôt dans le courant ascendant, qu'il se manifeste, pour les nerfs sensibles comme pour les nerfs moteurs, dans une direction de courant opposée et qu'il peutêtre ramené' simplement a certaines actions polaires (entravant la conductibilité .

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