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PSYCHOSES. TRAITEMENT DE QUELQUES FORMES

la tète, le sympathique et avant tout la moelle cervicale et toute la moelle épinière. Pour cela, Schule recommande le courant ascendant ; encore cela doit-il varier suivant les circonstances. Ah reste, vous n'obtiendrez pas grand'chose dans celte psychose, pas plus d'ailleurs que dans toutes celles qui reposent sur de graves lésions organiques. Dans des états violents d'excitation, manie aiguë, délire furieux, etc., vous ne voudrez sans doute pas procéder à des expériences. Dans l'hyperesthésie nerveuse générale et particulièrement dans l'hyperesthésie psychique, où le simple essai d'un traitement électrique suffît pour émouvoir et effrayer les malades, ce traitement paraît aussi être contreindiqué ou, si on veut absolument l'employer, c'est à condition de l'entourer de toutes les précautions possibles.

Chez bien des aliénés, vous pourrez cependant vous attaquer spécialement à des symptômes isolés de la psychose, tels par exemple que l'insomnie, d'après les méthodes publiées récemment (page 309) ; de plus, les hallucinations, notamment celles de l'ouïe; si par hasard elles sont reliées à l'hyperesthésie galvanique de l'acoustique, c'est le cas de recourir au procédé, qui sera indiqué plus tard, pour le traitement galvanique du bourdonnement nerveux des oreilles. Jolly n'en a pas retiré de résultats particuliers ; par contre, Erlenmeyer prétend avoir obtenu des succès et Fr. Fischer obtint un jour un brillant succès, en galvanisant la tète, lors d'hallucinations de l'ouïe, sans hyperesthésie de l'acoustique. Althaus a vu disparaître, à la suite d'une seule application galvanique sur les centres auditifs, des hallucinations de l'ouïe qui persistaient depuis plusieurs jours.

Les sentiments d'anxiété pathologiques sont fréquemment dissipés par la faradisation ou la galvanisation du creux épigaslrique et de la région du cœur (Voir plus haut l'observation 3j.

Les anesthésies, parésies et atrophies chez les aliénés seront traitées avec les méthodes à incliquer plus tard, contre ces symptômes. L'anémie générale, la dyspepsie, la consomption, la constipation, etc., peuvent subir une action salutaire soit à l'aide de la faradisation générale, soit au moyen de différentes applications électriques locales. (Nous en reparlerons plus tard).

Il est clair qu'ici s'ouvre encore pour les chercheurs un champ vaste et fécond ; nuis il est clair aussi qu'un procédé large et systématique peut seul faire faire des progrès sur ce terrain. Ce sont naturellement Mirlout les hospices et asiles d'aliénés qui sont appelés à favoriser les '■Huit- fait- pour soulager ou guérir les aliénés. Mais je suis tenté de croire que les maisons de santé ouvertes, qui s'élèvent aujourd'hui de tous côtés pour le traitement des maladies nerveuses, seraient en position d»' faire des expériences étendues, parce que c'est là que s'accumulent les formes récentes, légères, vagues, guérissables, les personnes

irascibles, ce qui constitue les signes de début avant-coureurs de psychoses plus graves. Ici l'on peut aisément, en s'y prenant à temps, prévenir de très graves maladies. Puissent donc les médecins attachés à ces établissements adopter et utiliser systématiquement le traitement pour leurs malades! Il faut naturellement alors se faire une loi de ne choisir que des cas aussi simples et aussi schématiques que possible, dans l'intérêt de la fondation et du développement des méthodes électrothérapeutiques .

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