VINGTIÈME LEÇON
Sommaire: Traitement des formes de maladies spinales isolées. Remarques préalables électrodiagnostiques. — 1. Méningite spinale. — 2. Apoplexie méningée. — 3. Maladies fonctionnelles de la moelle: commotion; irritation spinale; névrosthénie spinale. — 4. Hémorragies dans la moelle. Lésions traumatiques graves. — 5. Myélite. — Sclérose multiple. — 6. Tabès Dorsalis. Traitement galvanique direct. Traitement des points de pression. Faradisation avec le pinceau. — 7. Paralysie spinale spastique. — 8. Pol y om élite antérieure aiguë (paralysie spinale infantile). Exploration électr. Méthodes de traitement électrique. — 10. Atrophie musculaire progressive. Etat de l'excitabilité électrique. Forme « juvénile.» — Méthode de traitement.— Sclérose latérale amyotrophique — 11. Paralysie ascendante aiguë. — 12. Dégénérescences secondaires.
Je passe maintenant à une courte esquisse du traitement des formes particulières d'affections spinales.
Au point de vue électrodiagnostique, je dirai brièvement à l'avance que, pour les maladies de la moelle épinière, toutes les variations d'excitabilité électrique possibles peuvent se produire ; elles paraissent dépendre presque exclusivement de la participation de la substance urise à la lésion ; celle-ci est-elle conjointement atteinte et gravement altérée, aussitôt la DR partielle ou complète se produit dans la région nervo-musculaire qui en dépend immédiatement, ce qui, dans beaucoup de cas, est d'une très grande importance pour le diagnostic ; ensuite, on constate ordinairement aussi une atrophie des muscles, rapidement progressive. — Mais si la substance grise (de la colonne antérieure) n'est pas atteinte en même temps, il ne se produit point de modifications qualitatives de l'excitabilité, en tout cas point de DR. Pourtant on voit bien se manifester les degrés les plus divers de la diminution simple, rarement une augmentation de l'excitabilité électrique. La diminution dépend principalement dans ces cas, de l'inactivité forcée de l'appareil moteur; en partie, elle est aussi directement placée sous l'influence de la maladie. Elle paraît bien des fois pouvoir s'élever à des degrés très élevés, même sans anomalie qualitative ; enfin elle est liée à une atrophie simple, non dégénérative (v. pi. h. p. 165). Dans des cas tout particuliers, on a aussi constaté des anomalies d'excitabilité qualitative, dans des troncs nerveux moteurs isolés (v. pi. h. p. 205). Je vous fournirai des détails plus précis, qui sont pour la plupart d'une grande importance pratique, à l'occasion des affections spéciales.
Et maintenant parlons successivement de ces formes.
i. La méningite spinale ne pourra être soumise à l'électrothérapie que dans ses formes chroniques ou au plus subaigués. Leur tableau symptomatique peut vraiment être très divers : douleur dorsale et roideur, paresthésies et douleurs excentriques aux extrémités, mani-