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REMARQUES PRATIQUES ET TECONMQUES

avec certitude, bien qu'il existe, jusqu'à un certain point, la possibilité d'une autre variété de trouble central de la nutrition (voir pages 165, 168). Cependant, les preuves péremptoires à cet égard font encore défaut. Les faits établis jusqu'ici et puisés dans la pathologie de la moelle épinière ne suffisent pas encore à cet effet et l'opinion récemment émise par Charcot, d'après laquelle les atrophies, qui succèdent à des inflammations articulaires, sont aussi d'origine névrotique et spinale, n'est, pour le moment, qu'une hypothèse, il est vrai, très plausible.

Avant de passer à l'étude spéciale des différentes formes de paralysie, faisons encore quelques remarques générales et pratiques !

Dans le traitement des paralysies cérébrales, le point principal est naturellement le traitement central ; pour ce qui concerne son commencement et sa technique, je vous renvoie aux leçons 16 et 17. Dans le traitement périphérique de la paralysie, il faut user avec précaution à cause du danger des courants trop forts pour le cerveau, du principe préconisé antérieurement, qui consiste à appliquer le pôle positif sur le siège de la lésion. J'ai l'habitude, en pareil cas, de poser l'An sur la nuque, en traitant périphériquement bras et jambe. Quelquefois j'ai aussi laissé couler, depuis le côté de la lésion cérébrale, jusqu'au plexus brachial opposé et paralysé, des courants stables, mais faibles comme préliminaires du traitement périphérique. La prudence est particulièrement nécessaire dans le choix de la force des courants, quand il s'agit de paralysies cérébrales et en première ligne, quand on fait de l'excitation cérébrale (emploi du pinceau farado-cutané).

Dans les paralysies spinales, c'est encore le traitement central qui est la première condition requise ; il s'ensuit que l'on peut souvent se dispenser complètement du traitement périphérique, surtout quand la nutrition des nerfs et des muscles est normale et leur excitabilité électrique intacte (Voir 19e et 20e leçons). Ici, il faut plutôt obéir à la règle qui commande, dans le traitement périphérique, de placer le pôle positif sur l'emplacement de la lésion.

Dans les paralysies périphériques, il faut tenir compte en premier lieu du siège de la lésion ; ensuite, il faut peser avec soin les conditions spéciales, pour déterminer le lieu et le mode des applications ultérieures; la différence de l'action sur les voies motrices et sensibles, les précautions à prendre relativement à l'excitation directe ou réflexe ne doivent pas être négligées ici. C'est surtout l'excitation réflexe qu'il faudrait peut-être cultiver davantage et d'une manière plus consciente qu'on ne l'a fait jusqu'ici.

En ce qui concerne la technique du procédé, il y a peu de choses à ajouter ; la force du courant doit être accommodée aux différents cas et choisie de telle façon, qu'il en résulte des contractions (quand l'exci-

tabilité est éteinte, la partie saine sert de contrôle !). Le choix des électrodes se fait d'après les principes généraux : pour le traitement causal, l'électrode est aussi grande que possible ; mais pour le traitement périphérique, il faut que l'électrode différente soit relativement petite. La localisation la plus exacte se règle complètement d'après les conditions spéciales de chaque cas particulier.

Il ne faut pas que la séance dure trop longtemps, de peur que la surexcitation et l'épuisement ne se manifestent. La durée de tout le traitement est en rapport avec les circonstances particulières ; les règles générales (15e leçon) sont suffisantes à cet égard. En tout cas, pour ce qui concerne l'électrothérapie des paralysies, il ne faut pas manquer de constance.

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