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PARALYSIES AU COU ET AU TRONC

faradisation. — Mécanicien, 25 ans, atteint d'atrophie musculaire progressive généralisée, avait de grandes difficultés pour respirer, surtout en marchant et au moindre effort; est immédiatement huis d'haleine en pareil cas. A chaque respiration plus forte correspond un mode de respiration inverse ; à chaque inspiration, l'épigastre est resserré en même temps que les hypochondres ; pendant l'expiration, il y a de nouveau voussure. Ces phénomènes, persistant depuis quatorze jours, sont attribués à une faiblesse du diaphragme. La faradisation régulière des phréniques fit disparaître en peu de semaines les incommodités, la respiration redevint normale et le patient put reprendre ses occupations.

63° Obs. personnelle. — Atrophie musculaire progressive (forme juvénile).— Domestique, 44 ans, stature véritablement gigantesque, a déjà remarqué à l'âge de 15 ans, que son bras droit était plus faible que l'autre et amaigri. A toujours pu s'en servir pour travailler. Ce n'est que depuis un an qu'il croit avoir constaté une faiblesse croissante de divers mouvements de ses extrémités supérieures et aussi une diminution de la force fonctionnelle de ses jambes. Jamais il ne se produisit de douleurs ni de paresthésies. Pas d'antécédents héréditaires.

L'exploration (novembre 1880), indique en résumé : faiblesse et atrophie des muscles de la nuque; faiblesse des trapèzes et grand dorsal ; paralysie et atrophie des deux dentelés; les deux pectoraux complètement détruits dans leurs parties inférieures. Les deltoïdes très bien développés, puissants, le gauche franchement hypertrophique, de même les sus et sous-spinaux. Fléchisseurs et extenseurs de l'avant-bras atrophiés et parésiques, surtout à droite. Les muscles de l'avant-bras (à l'exception du long supinateur) et des mains tout à fait normaux et bien développés. Les extenseurs des reins, des deux côtés de la colonne vertébrale, atrophiés et parésiques à un hautdegré ; lordose consécutive de la colonne lombaire. Marche vacillante ; aux extrémités inférieures, faiblesse et amaigrissement des fessiers du côté droit; faiblesse dans l'ileopsoas des deux côtés, surtout à droite; paralysie et atrophie du tenseur du fascia lata droit; faiblesse dans toute la région péronière des deux côtés, région tibiale antérieure complètement paralysée; faiblesse légère dans la région crurale, surtout à droite.

Sensibilité, sphincters, nerfs cérébraux, etc., tout à fait normaux. Excitabilité électrique, dans les muscles atrophiés, abaissée à haut degré ; aucune trace de DR. Le malade est soumis aux courants galvaniques: galvanisation du dos, le long de la colonne vertébrale; en outre énergique galvanisation périphérique des muscles affectés et de leurs nerfs. Il se produisit une amélioration inattendue : après un traitement de plus d'un mois, le patient put exécuter de rechef tous les mouvements avec plus de force, est très satisfait du résultat obtenu, parce qu'il peut de nouveau, comme auparavant, travailler avec force et continuité. D'une guérison des altérations anciennes, stables, il ne pouvait naturellement être question.

En ce qui concerne les méthodes du traitement électrique, je vous renverrai aux principes généraux desquels vous déduirez facilement ce qui vous sera nécessaire. Le traitement de la lésion paralysante, sera

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dans certaines circonstances, très difficile à mettre en pratique : à l'occasion, l'application doit être faite, pour une lésion neuritique ou traumatique, au plexus brachial, ou une action doit être exercée sur la moelle épinière, depuis le renflement cervical jusqu'au renflement lombaire. Le plus souvent pourtant, vous devrez vous borner au traitement direct des muscles paralysés (et atrophiés) eux-mêmes, que vous pourrez exécuter, conformément aux principes de la faradisation locale, avec le courant faradique ou avec le courant galvanique. On ne sait rien des actions réflexes dans ces muscles. Des courants puissants, de grandes électrodes, une grande durée de traitement sont ici le plus souvent indiqués. Quelques particularités peuvent en outre faire l'objet d'indications spéciales.

Dans la paralysie du grand dentelé, le mieux est de placer l'An sur la colonne cervicale et d'exciter avec la Ka le nerf long thoracique longitudinal dans la fosse sus-claviculaire (v. fig. 29), dans le creux de l'aisselle et le long de son trajet sur les côtes; le muscle lui-même n'est que difficilement accessible à une excitation directe, excepté cependant en faisant tenir le bras soulevé et soutenu.

Dans la paralysie des sacro-lombaires, l'excitation doit être pratiquée avec de grandes électrodes et des courants très puissants (fermeture, commutation), galvaniques ou faradiques ; au mieux, le malade étant penché et appuyé quelque peu en arrière, pour rendre possible une complète contraction des muscles.

Dans la paralysie du diaphragme, une excitation directe du muscle est absolument impossible, les traînées de courant pouvant à peine être jissez puissantes pour l'atteindre; si vous voulez la tenter, il y a lieu de recommander une transmission transversale par la région des côtes ou à partir du dos jusqu'à l'épigastre et les attaches du diaphragme. (T)ans cette application, on pourrait, du reste, imaginer aussi un réflexe inspiratoire partant de la peau.) Mais, le plus souvent, vous ferez bien de procéder de manière à poser un pôle sur l'épigastre ou le long des attaches du diaphragme, aux côtes, et d'exciter avec l'autre la Ka), galvaniquement ou faradiquement, les phréniques, à l'endroit connu du cou (fig. 29). Suivant les circonstances, on peut aussi appliquer le pôle positif sur la nuque, en d'autres termes, on peut établir un traitement direct de la moelle cervicale ou allongée.

La paralysie des muscles abdominaux exige toujours une excitation locale des muscles et cela sur tous les différents points moteurs qu'ils possèdent en grand nombre. L'An étant sur le dos, il faut toucher avec la Ka successivement les différents points, de sorte qu'il surgisse des contractions étendues.

7° Paralysies à F extrémité supérieure.

C'est à peine si aucune partie du corps n'est aussi souvent l'objet

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