‹ Traité d'électrothérapieChapitre 191 sur 290 · PARALYSIES DE L'EXTRÉMITÉ INF. : MÉTHODES · texte numérisé non relu

PARALYSIES DE L'EXTRÉMITÉ INF. : MÉTHODES

Le traitement ultérieur, avec une action directe du courant sur les nerfs et muscles paralysés, doit s'effectuer entièrement d'après les instructions générales. La possibilité d'une action énergique, au-dessus du siège de la lésion, ne se présente pas souvent parce que les plexus sont ici presque inaccessibles au courant. Cependant, lorsque les cas s'y prêteront, vous pourrez essayer d'exciter, par de très forts courants avec de grandes électrodes (fermeture du pôle négatif et commutations, v. page 1 15) les troncs de nerfs de la queue de cheval, dans le canal vertébral, ou, pour le plexus sacré, prendre pour point de départie rectum, ce qui s'effectue très facilement, avec une électrode du rectum; vous poserez ensuite l'autre électrode sur ou à côté du sacrum ou sur le point d'émergence du nerf sciatique. Pour toutes ces applications sur les grands troncs de nerfs des extrémités inférieures, particulièrement sur les segments supérieurs, il est bon de choisir de grandes électrodes et des courants relativement forts, parce qu'il s'agit toujours de parties nerveuses profondément enfouies. Placez toujours l'An sur la région lombaire, la Ka sur les nerfs et, points moteurs à exciter, autant que possible de façon à ce qu'une grande partie du trajet des nerfs tombe à portée des traînées les plus douces du courant. Vous trouverez certainement le nerf crural dans l'aine, le scialique surtout audessous du grand fessier et vous pourrez traiter tout son trajet sur la surface postérieure delà cuisse, labiiement, d'une manière intense, en frottant énergiquement de haut en bas et de bas en haut, avec la Ka jusqu'au creux du jarret. Dans le jarret vous pourrez, avec une extrême facilité, exciter labiiement (voir figure 33) le nerf péronier comme le tibial et provoquer de nombreuses secousses dans leur zone de distribution musculaire. Dans les cas où l'état de nutrition <les muscles appelle une attention particulière, ajoutez une forte excitation faradique ou galvanique des muscles en question, d'après les règles connues.

Enfin, aux extrémités inférieures, on peut utiliserons actions réflexes d'une façon bien plus avantageuse qu'aux extrémités supérieures; car il existe ici, entre la peau et les muscles, des relations réflexes bien plus directes et bien plus faciles à mettre en évidence qu'à l'extrémité supérieure. C'est particulièrement de la plante et du dos du pied, de la surface antérieure et interne de la cuisse de la région des aines, pris comme points de départ, que l'on peut provoquer les réflexes les plus variés, qui, suivant les circonstances (d'après les règles générales, données plus haut, page 380 et suiv.) peuvent être utilisés pour le traitement des paralysies. Vous serez rarement dans la nécessité d'employer le pinceau faradique sur la peau, aux points précités (particulièrement à la plante et au dos du pied, à la surface interne de la cuisse) ; toutefois cela peut-être utile, dans telle ou telle circonstance. Mais, pour atteindre le même but, il suffira d'exciter comme à l'ordinaire (fara-

diquement nu galvaniquement) les troncs des nerfs et d'exciter labilement la peau avec des électrodes humides.

En ce qui concerne la durée et l'intensité des différentes applicacalions, et la fréquence de leurs répétitions, on devra utiliser les vues et règles générales, émises pour l'extrémité supérieure.

Les résultats du traitement électrique dépendent naturellement ici, en première ligne, des causes de la paralysie. La fréquence d'affections spinales graves fait de l'électrothérapie de ces paralysies, une tâche très pénible et ingrate. Mais, d'un autre côté, vous en serez dédommagés bien des fois dans la polyomyélite chronique antérieure bien moins dans l'aiguë, dans les paralysies traumatiques, névritiques, arthritiques, rhumatismales et par compression, par de nombreux succès, achetés, il est vrai, en partie par une persévérance infatigable.

Page 1