PARALYSIES DE L'EXTRÉMITÉ INF. : OBSERVATIONS
vertébrale ; ensuite Ka labile à travers les nerfs et les muscles et la partie de la peau anesthésiée ; An aux lombes. Déjà au bout de quatre séances, amélioration sensible. La douleur dans la jambe a presque disparu; la sensation d'engourdissement et la faiblesse de la jambe sont moindres. Au bout de huit séances, amélioration sensible, jambe plus forte, moins lourde en marchant, sensation de chair de poule plus faible. — Fin mai : amélioration notable et durable ; le pourtour de la cuisse supérieure gauche a augmenté de
1 1/2 centim.; force de la jambe notablement plus grande ; sensation d'engourdissement presque disparue. A la tin d'août, le traitement se termine après soixante-cinq séances.
75° Observation personnelle . Parésiedu nerf sciatique droit. — Hypertrophie des muscles de la jambe. Ferblantier, 43 ans ; a déjà deux fois été traité pour ia même affection et a été rapidement guéri par le pinceau électrique ; vient pour la troisième fois en se plaignant d'une faiblesse dans le pied droit et la jambe ; sensation de froid et de fourmillement dans le pied et le mollet. État, novembre 1873. Le patient boite de la jambe droite, ne pose le pied que sur le talon ; station sur les doigts de pied à droite, absolument impossible ; rien à gauche. Dans les muscles du mollet droit, parésie manifeste ; dans la région du péroné, également un peu de faiblesse ainsi que dans les muscles de la face postérieure de la cuisse. Région crurale normale. Point de trouble objectif de la sensibilité. Pied droit un peu plus froid que l'autre. Excitabilité électrique n'est pas modifiée. Pourtour du mollet droit de
2 centimètres plus gros que celui de gauche. Traitement galvanique: 18 éléments, labile à partir de la région lombaire, à travers le nerf sciatique. Immédiatement après soulagement. Après deux séances ultérieures, amélioration si grande que le patient cesse le traitement.
76° Observation personnelle. Paralysie dans laregion du nerf péronier droit. (névrite ?) Paysanne, 26 ans, malade depuis juillet 1866 ; les menstrues manquèrent une fois et il se produisit des fourmillements dans le pied droit et simultanément une faiblesse ; elle boîte et traîne la pointe du pied. Depuis statu quo. État le 18 mai 1867 : à la jambe droite seulement, existentdes modifications morbides : parésie dans la région du péroné droit, paralysie complète rien que dans le tibial antérieur. Mollet tout à fait normal. La sensibilité est franchement plus faible sur toute la surface antérieure de la jambe, sur le dos du pied, qu'à gauche. Pourtour du mollet droit présente 1 centimètre de moins que celui de gauche. L'exploration électrique indique une DR complète dans le tibial antérieur; dans les autres muscles, simple diminution de l'excitabilité électrique. Traitement galvanique: Courants stables et labiles au travers de la partie inférieure du dos, ensuite Ka à travers le sciatique, le péronier et leurs muscles. Le 1er juin (après trois séances): Le soulèvement du pied droit se fait avec bien plus de facilité; la sensibilité est quelque peu améliorée. 28 juin (après dix séances); amélioration notable de la motilité et de la sensibilité. 20 juillet (après dix-huit séances); motilité maintenant presque normale ; la diminution de la sensibilité existe encore à un faible degré.
77° Observation personnelle. Paralysie du nerf péronier gauche par cicatrices d'escarre. Paysanne de 19 ans; pendant une fièvre typhoïde, elle a eu un
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décubitus inflammatoire grave au sacrum, qui ne guérit qu'après une suppuration d'un mois. Finalement on remarqua que le pied gauche était paralyse; il n'y eut jamais de paresthésie ou d'anesthésie, mais il y eut de vives douleurs intermittentes qui du sacrum rayonnaient en bas à travers la jambe dans la région du péroné. Trois mois plus tard, la patiente se présentait. Juin 1873, au fondement, large cicatrice profondément enfoncée, qui est plus profonde et adhère plus vigoureusement à gauche qu'à droite. La jambe gauche présente une paralysie presque complète dans toute, la région du péroné: le tibial antérieur et le long extenseur sont complètement paralysés ; les autres muscles, parésiques à haut degré. Tout le reste de la région sciatique et crurale absolument normal. Sensibilité dans la zone du péronier complètement conservé.'. Mollet gauche de 3 cent. 1/2 plus mince que celui de droite, DR complète, degré avancé. Traitement galvanique: 24 éléments; pôles positif et négatif .stables à travers la cicatrice ; puis An sur la cicatrice, Ka labile à travers nerfs et muscles. Dès la fin de la première séance, déjà grande amélioration dans les mouvements. Le 12 août, on dut renvoyer la malade ; l'amélioration a fait des progrès lents, mais notables. L'excitabilité du nerf péronier est revenue, mais faiblement.
78° Observation personnelle. Paralysie traumatique du nerf péronier gauche- Architecte, âgé de 34 ans. Victime d'un accident de chemin de fer, il eut, le 24 décembre 1872, la jambe gauche écrasée au jarret, au voisinage de la tête du péroné. Immédiatement après, paralysie el anesthésie de la jambe et du pied gauche (à l'exception de la plante du pied !) État, le 25 janvier 1873 ; paralysie complète de toute la région du péronier gauche, pas de paralysie mais faiblesse dans la zone du tibial. Sensibilité un peu diminuée sur le dos du pied : à la jambe elle est assez normale. Le mollet gauche est de 2 centimètres plus mince. DR complète dans toute la région du péronier. simple diminution dans la région tibiale. Traitement galvanique: stable à travers le siège de la contusion, avec les deux pôles, ensuite la Ka labile à travers les muscles. C'est seulement à la fin de mars que reviennent les premières traces de motilité, et cela rien que dans le long extenseur des orteils quelques jours après, aussi dans les muscles péroniés. Le 9 avril, on retrouve l'excitabilité faradique du nerf au-dessus du siège de la lésion, mais pas encore au-dessous. Au commencement de mai, le tibial antérieur recommence à fonctionner ; à la fin de mai seulement le long extenseur du gros orteil. Le mieux fait des progrès rapides, de sorte que le patient est renvoyé guéri, le 20 juillet. La motilité va très bien mais la force n'est pas encore normale.
Les méthodes de traitement sont, en général, les mêmes qu'à l'extrémité supérieure. Suivant la lésion causale, l'application active devra être dirigée sur différentes parties et ici c'est principalement du traitement de la moelle épinière qu'il s'agit, du traitement des affections articulaires, des lésions nerveuses périphériques, etc.. qui doit avoir lieu d'après les règles à vous connues. Surtout faites bien attention à l'exacte localisation du courant sur les parties malades de la moelle épinière!