TREMBLEMENT. — PARALYSIE AGITANTE
tout indiqué. On constate maintes fois de très beaux résultats (voir l'Obs. 12o).
Par contre, dans le tremblement général, spécialement dans les formes qui reposent sur des causes toxiques, vous pourrez compter plutôt sur les méthodes générales de traitement : en conséquence, vous emploierez soil la galvanisation centrale, soit la faradisation générale. Contre le tremblement toxique, spécialement contre le tremblement alcoolique ou mercuriel, le bain électrique est fort préconisé, surtout par les auteurs français. Paul fait prendre à ses malades un bain faradique d'une demi-heure, tous les deux jours; pendant ce bain, les malades éprouvent un soulagement notable ; souvent, il y a, immédiatement après, une aggravation qui, dès le jour suivant, fait place à une amélioration définitive.
Fréquemment, les résultats sont très peu satisfaisants et j'ai traité en vain, au moyen de toutes les méthodes possibles, maints cas de tremblement après typhus, etc. En tout cas. les résultats favorables ne peuvent être présagés avec certitude.
12. Paralysie agitante. La forme la plus grave et la plus rebelle du tremblement est sans nul doute la paralysie à secousses, névrose absolument autonome, ayant un mode d'apparition extrêmement caractéristique, typique. C'est une maladie de l'âge avancé, dont le siège et la nature propre nous sont encore assez inconnus, bien qu'il soit aujourd'hui de plus en plus probable qu'il s'agit ici d'une affection cérébrale.
Vous me permettrez de ne pas vous décrire exactement ce tremblement très caractéristique, qui commence habituellement à une extrémité supérieure, à la main, gagne ensuite l'extrémité inférieure du même côté et passe plus tard aussi de l'autre côté du corps ; je ne vous décrirai pas non plus l'attitude toute particulière du corps, l'expression frappante du visage de ces malades, leurs sensations désagréables subjectives, leur propension à tomber en avant ou en arrière, la tension de leurs muscles, etc. — L'investigation électrique n'apporte aucun genre d'éclaircissements ; l'excitabilité électrique est le plus souvent absolument normale.
Cette affection paraît être incurable ; les succès curatifs annoncés par ipielques auteurs (Remak, R. Reynolds, Mann), ne sont pas prouvés el s'appuient vraisemblablement sur des diagnostics erronés, sur des erreurs consistant à confondre d'autres formes de tremblement avec la paralysie agitante. En toul cas. depuis ces derniers temps, où la maladie a été plus exactement précisée et est devenue plus susceptible d'un diagnostic exact, en dépit de multiples tentatives thérapeu-
tiques, spécialement aussi avec l'électricité, aucun cas de guérison ou même d'amélioration notable n'a été publié. Chéron seul annonce un nombre merveilleux de succès (traitement transversal par les processus mastoïdes) ; mais ses diagnostics donnent prise à des doutes fondés, et nul observateur ultérieur sérieux n'a rien observé d'analogue.
C'est à peine si vous devez donc attendre de votre traitement une amélioration passagère et tout au plus une accalmie transitoire de la maladie, bien que vous puissiez, en vue de les consoler, promettre aux malades quelque chose de mieux.
La méthode de traitement à entreprendre, consiste dans la galvani. sation de la tête (obliquement et longitudinalement, avec de grandes électrodes céphaliques), ultérieurement dans celle du sympathique et de la moelle cervicale, de la façon que je vous ai souvent décrite ; en outre, courants descendants stables et modérément labiles, à travers les nerfs périphériques et les muscles.
L'emploi du courant faradique ne me paraît être d'aucune utilité. La galvanisation centrale, éventuellement aussi la faradisation générale, mais dans des cas tout particuliers, devraient-elles peut-être être essayées.
Les résultats sont, nous l'avons dit, très peu satisfaisants ; j'ai traité personnellement, un grand nombre do cas, dans lesquels je n'ai jamais rien constaté au delà d'un certain soulagement des malades, allant jusqu'à une accalmie prolongée de la maladie.
13. Atkétose. Cette névrose spasmodique, tout d'abord décrite par Hammond, s'est maintes fois manifestée toute seule et d'une façon idiopathique, mais elle est survenue le plus souvent dans le cours d'hémiplégies cérébrales (athétose posthémiplégique) et elle est alors parente de la chorée posthémiplégique et du tremblement de même nature. Elle consiste en mouvements tout particuliers se produisant par secousse, en une position caractéristique de la main et des doigts, moins du bras, mais aussi du pied et de la jambe.
Le siège et la nature du trouble des mouvements ne sont pas encore connus avec certitude, on admet généralement et probablement avec raison, qu'il doit son origine à un trouble du cerveau; pourtant, cela ne me semble pas absolument certain, car. de même que la contracture tardive des hémiplégiques est produite par une participation secondaire de la moelle épinière à la lésion, de même l'athétose hémiplégique (et l'hémichorée analogue) pourrait également provenir, de même façon, de la moelle épinière. En tout cas, on ne sait pas encore positivement si cette étrange perturbation de mouvement a un siège déterminé ou n'est qu'un mode déterminé d'excitation. — L'investiga-