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MALADIE DE BASEDOW

tion électrique ne donne, pour cette affection, aucun éclaircissement notable.

Le traitement électrique doit être dirigé dans la forme posthémiplégique, tout d'abord contre la maladie fondamentale, dans la forme idiopathique, en première ligne, sur le système nerveux central, le front et la moelle cervicale. Par suite, en général, la galvanisation de la tête, de la moelle cervicale et aussi du sympathique, d'après les méthodes connues ; ultérieurement, An stable sur la nuque, Ka sur les troncs nerveux principaux des extrémités. Gnauk a obtenu un très bon résultat (guérison) du courant descendant stable sur la moelle cervicale et les muscles ; E. Remak recommande ici également le traitement de la nuque par l'An ; pour ma part, j'ai traité sans succès plusieurs cas ; une fois pourtant, chez une jeune fille de 20 ans, atteinte d'athétose bilatérale, survenue à la suite d'une encéphalite, j'ai déterminé une franche amélioration et une plus grande facilité de se servir des mains, par un traitement régulier longtemps prolongé.

14. Maladie de Basedow. On s'est beaucoup occupé de cette névrose assez commune, on a beaucoup discuté et écrit sur elle, sans que l'on puisse dire précisément que l'on ait trouvé jusqu'à ce jour, en ce qui la concerne, une interprétation et une explication satisfaisantes.

Elle se caractérise très nettement par ces trois symptômes bien connus : exophthalmie, goitre pulsatile et palpitations cardiaques, sympptômes dont l'un ou l'autre peut incidemment manquer. Presque toujours cette triade se rattache à d'autres symptômes nerveux nombreux, à une faiblesse et une irritabilité nerveuses à haut degré. Touleles recherches récentes indiquent avec une certitude croissante que le siège de la maladie doit, suivant toute probabilité, être localisé dans la moelle cervicale supérieure et dans la moelle allongée. Toutefois, on n'a pas pu obtenir jusqu'ici de notions certaines sur la nature propre de la maladie. On présume qu'il ne s'agit que d'une névrose fonctionnelle, en tout cas, de troubles qui ont en général une tendance à disparaître et à guérir, bien qu'ils laissent encore maintes fois persister derrière eux certains états durables.

Depuis que R. Remak l'a préconisé et la première tentative de Dusch, faite en vue de traiter la maladie de Basedow par le courant galvanique, on a fait de très nombreux essais en ce sens; c'est Gfavostek qui, de notoriété publique, a obtenu les meilleurs résultats et il a publié divers ouvrages à ce sujet.

La méthode la plus topique consiste à s'adresser, d'après les théories en cours, avant tout, à la moelle cervicale et allongée ; en vue de combattre les symptômes principaux, le traitement du sympathique et

celui du pneumogastrique du cou doivent être également pris en considération.

On appliquera presque exclusivement le courant galvanique. En première ligne, traitement de la moelle cervicale avec courants ascendants stables et labiles : An iï peu près entre les deux omoplates ou plus bas, Ka à la nuque et le long de toute la colonne cervicale ; on recommande en général de n'employer à cet effet que des courants très faibles (6-8 élém. Stôhr., 15-20° de déviation de l'aig. pour 150 de résistance de conductibilité) ; durée : 1-2 minutes. — En outre, j'ai en même temps fait passer fréquemment le courant obliquement et transversalement à travers la tête, atin d'agir directement sur toute la moelle allongée ; et cela également avec un courant tout à fait faible et de courte durée. Et enfin, d'une façon régulière aussi, la galvanisation, du sympathique et du vague du cou, de la façon habituelle, le pôle positif étant appliqué à la colonne cervicale et le pôle négatif sur le nerf susnommé, depuis la mâchoire inférieure jusqu'à la clavicule. Ce traitement a été employé par quelques observateurs, à l'époque où l'on avait encore l'habitude de localiser l'affection dans le sympathique presque exclusivement, et il a peut-être bien des fois donné de bons résultats (Mor Meyer). Cette application paraît être très efficace contre la surexcitation, les irrégularités et les anomalies du cœur. Le traitement du cœur lui-même, inauguré par Von Ziemssen, avec d'énergiques courants galvaniques, dans le but de ralentir les battements du cœur, peut-il être utilisé et justifié quand on a affaire à des malades si irritables et si susceptibles ? C'est ce que l'avenir nous apprendra ; en tout cas, je conseillerais d'être prudent dans le cours de ces tentatives.

On a aussi essayé un traitement galvanique direct du goitre, et l'on a obtenu du succès dans tels et tels cas. On peut recommander à cet effet la direction transversale à travers le corps thyroïde ou une action du pôle négatif courte, mais pas trop faible.

Contre l'exophtalmie, j'ai, à plusieurs reprises, essayé la direction transversale d'un faible courant galvanique à travers les orbites, d'une tempe à l'autre, et en même temps longitudinale de la nuque aux paupières fermées ; mais je n'affirmerais pas que cette opération ait été couronnée de succès. D'autres opérateurs posent un pôle sur le ganglion supérieur, l'autre sur l'œil fermé.

Contre les parésies des muscles oculaires qui existent presque toujours dans les cas graves, j'emploie les méthodes usuelles,

Les rapports intimes, qui existent indubitablement entre la maladie de Basedow et la névrostbénie, lé présence de toute sorte de symptômes ni'WDstbéniques justifient les tentatives faites avec les méthodes de traitement usitées contre la névrostbénie ; aussi n'est-on pas mal fondé à employer de temps à autre la faradisation générale (Rockwell).

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