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VERTIGE

11 va de soi qu'à côté du traitement électrique existe le traitement médicamenteux, la dièle ou les bains, et l'on ne doit pas négliger ce deuxième traitement.

Au reste, les résultats du traitement galvanique, dans la maladie de Basedow, ne sont nullement à dédaigner. Instantanément même se manifeste souvent un premier résultat par le fait de la diminution des battements du pouls, où il se produit dans le cours du traitement et cela insensiblement (voir Dusch) : les pulsations se réduisent de 130 à 70, G4 pulsations (Chvostek) ; de 120 à 02, de 152 à 110, de 120 à 80 (A. Eulenburg) ; de 108, de 130 à 84, 70, etc. Quelquefois même l'ensemble «le la maladie est rapidement atténué et même supprimé ; les plaintes subjectives des malades, leur faiblesse disparaissent. Mais d'ordinaire le traitement dure très longtemps ; il faut 30 à 100 séances et plus encore. L'exophtalmie, seule, persiste longtemps et brave tous les traitements ; on n'en peut pas dire autant du goitre.

15. Vertige. Il n'y a pas grand'chose à dire du traitement électrique du vertige ; la facilité avec laquelle le courant galvanique provoque des phénomènes vertigineux, semble nous inviter aussi à employer ce remède contre le même symptôme dans des circonstances pathologiques ; mais jusqu'ici cela ne s'est pas réalisé, que je sache, fréquemment.

En effet, le vertige n'est, dans la plupart des cas, qu'un symptôme des maladies les plus diverses, aussi bien du système nerveux central que des nerfs vaso-moteurs et peut-être d'autres organes encore (vertige réflexe de l'estomac, des yeux, du labyrinthe, de la maladie de Menière, etc.). Dans tous les cas, le traitement de l'affection réelle est naturellement l'affaire principale, et si celle-ci permet et réclame l'emploi de l'électricité, le vertige peut être supprimé par l'électrothérapie. Rarement on a lieu de traiter le symptôme vertige isolément, en soi. Mais assez fréquemment le vertige se présente aussi d'une façon isolée, sous forme d'un symptôme essentiel et des plus effrayants pour le mala de

Il n'est pas rare de trouver, dans la pratique, des faits où l'on se plaint de vertige sans que, cependant, le médecin ne trouve rien de particulier, par les explorations les plus exactes, et reste dans une incertitude absolue sur la cause et la pathogénie de la maladie. Vous pourrez donc ici essayer aussi, entre autres remèdes, le traitement électrique du vertige ; il est vrai que, vu l'obscurité de la pathogénie, il est difficile d'employer une méthode déterminée. Mais comme les organes intra-craniens constituent indubitablement le dernier point de départ du vertige, il y aura lieu, en première ligne, d'employer le traitement galvanique et faradique du cerveau. Il faudra pareillement galvaniser I" sympathique. Si, par hasard, il y a des signes de trouble

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circulatoire dans la cavité crânienne, vous feriez bien aussi d'utiliser les actions réflexes sur la circulation du cerveau (d'après Rumpf), en employant le pinceau farado-cutané. S'il existait, malgré la rareté du fait, un vertige avec tendance prononcée à tomber de tel ou tel côté, il faudrait utiliser les résultats physiologiques de la production galvanique du vertige (voir ma 7e leçon, p. 111): ainsi, l'on appliquerait l'An sur le côté de la tête vers lequel les malades craindraient de tomber : le pôle positif serait placé sur l'autre côté du crâne ou n'importe où sur le tronc.

Mais il faut que les expériences thérapeutiques, en ce sens, soient perfectionnées et multipliées.

10. Diabète sucré et insipide. L'opinion, qui s'impose de plus en plu», et d'après laquelle les troubles du système nerveux seraient les véritables et dernières causes de la moitié au moins des cas de diabète, a naturellement provoqué par-ci par-là des tentatives électrothérapeutiques contre ces formes morbides.

Pour le diabète sucré, cela ne s'est d'ailleurs jusqu'ici effectué que dans une mesure modérée et, à ce qu'il semble, avec fort peu de succès. Je n'ai guère observé personnellement, à ce sujet, que des résultats absolument négatifs. En revanche, Neftel indique un résultat très favorable obtenu chez une femme qui, depuis plusieurs années, souffrait d'un diabète sucré progressif (jusqu'à 9 0/0 de sucre, avec un régime approprié) et chez laquelle, par le fait de la galvanisation du cerveau (conformément à la méthode de Neftel, voir p. 304), il se produisit une amélioration extraordinaire, à tel point que tous les troubles subjectifs disparurent et que la proportion de sucre descendit à 1 0/0. Postérieurement, on y ajouta la galvanisation du sympathique. Beard prétend avoir obtenu, dans deux cas, une amélioration par le moyen de la galvanisation centrale; Le Fort (Gaz. des hop., 1872, n° 62, p. 492), une amélioration notable, par l'application permanente d'un faible courant de deux éléments, allant de la nuque au foie.

La méthode de traitement électrique ressort d'elle-même des idées théoriques en vogue sur l'origine névrogénique du diabète sucré ; traitement de la moelle cervicale et allongée, de la manière connue et, en même temps, du sympathique ; courants faibles durant quelques minutes chaque jour. Ultérieurement, on pourrait songer à un traitement électrique corrélatif du plexus solaire, de la moelle dorsale et peut-être aussi du foie. — Des essais systématiques et rationnellement contrôles >ont. en tout cas, désirables sur ce sujet.

On a bien plus souvent fait entrer en ligne le courant électrique contre le diabète insipide, dont l'origine névrogénique était certes a priori

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