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TRENTE-TROISIÈME LEÇON

Sommaire. Introduction. — Maladies rie l'appareil visuel. — Leur électrodiagnostic. — Maladies des paupières et de la conjonctive, de la cornée, de l'iris, du cristallin, du corps vitré et de la choroïde. — Maladies de la rétine et du nerf optique ; retinite pigmenteuse. — Papillite et papillo-: étinite. — Névrite optique, quelques cas ; méthode de traitement. — Atrophie du nerf optique : atrophie des nerfs, tabétique et congénitale ;'quelques cas. Traitement. — Amaurose sans base anatomique. — Hémianopie. Affections des muscles des yeux. — Insuffisance des muscles internes. — Asthénopie accommodative. — Mydriase. -~ Nystagmus.

Ce n'est qu'en hésitant, et dans une mesure restreinte, que l' électrothérapie moderne s'est résolue à admettre dans son domaine, avec les autres maladies, celles des organes des sens, bien que déjà les anciens galvanistes eussent, précisément à propos de ces maladies, essayé toute sorte de remèdes et obtenu ainsi partiellement de notables résultats. Mais des difficultés s'opposent, comme vous le savez, à l'étude physiologique approfondie de ces organes, à l'aide du courant électrique, el ont retardé les progrès de leur électrophysiologie. En outre, on a craint d'exercer une action trop intense sur ces appareils organiques tendres et délicats, par une puissance curative aussi énergique qu'obscure sous bien des points de vue ; il y avait encore ce fait que le traitetement spécial des maladies des organes des sens se trouvait contié à des mains médicales tout autres que celles qui s'occupent exclusivement d'électrothérapic. D'un autre côté, les rapports intimes qui existent entre les maladies du système nerveux et celles des or| des sens, enfin la grande importance de ces dernières pour les affections nerveuses ont, dans ces derniers temps, poussé de plus en pluies névropathologues et les électrothérapeutes à s'occuper, avec plus de soin, des organes des sens et, sous ce rapport du moins, IV; thérapie est aussi appréciée, dans toute sa valeur, pour les maladies Erb . — Électrothérapic. 36

des organes des sens. On ne saurait affirmer que la réciprocité existe à cet égard, car on doit reconnaître qu'aux yeux des oculistes, surtout des auristes, l'électricité n'a pas encore obtenu l'estime qu'elle mérite et que son utilisation multiple pour les maladies les plus diverses des organes supérieurs du cerveau n'est pas encore dûment appréciée par tous les spécialistes. Espérons que le temps modifiera cet état de choses.

L'électrothérapie a naturellement sa plus grande sphère d'activité sur les maladies spécialement nerveuses; mais je vais vous prouver en peu de mots qu'on peut l'invoquer encore dans d'autres maladies, où elle rendra éventuellement de grands services.

Je commence par Y appareil visuel. Le développement extraordinaire que l'ophtalmologie a pris dans ces dernières décades d'années, a mis en évidence la gravité des maladies des yeux, non seulement pour la pralique, mais encore pour les progrès scientifiques de la pathologie. Tout particulièrement les maladies des yeux dites nerveuses, aussi bien que celles qui affectent le véritable appareil nerveux sensitif, le nerf optique et la rétine, que celles qui concernent, dans l'œil, l'appareil nervo-musculaire, sont devenues de la plus haute importance, précisément pour la pathologie des nerfs. Les nervo-pathologistes apprécient ce fait de jour en jour davantage, et c'est ainsi que le grand nombre d'affections nerveuses des yeux, qui précèdent, accompagnent et suivent tant de graves maladies du système nerveux ainsi que d'autres maladies générales, a conduit les nervo-pathologistes à l'étude spéciale et au traitement intelligent de ces affections morbides.

C'est pour seconder ces vues que l'on a eu recours naturellement à l'électrothérapie ; mais la part qu'elle prend au traitement des affections nerveuses des yeux, n'est encore que relativement assez faible et vraisemblablement on recherche encore, de différents côtés, à la déprécier notablement ; on considère encore comme bien plus faible, sa part, dans le traitement de toute sorte d'affections non nerveuses des yeux, bien qu'on ait beaucoup tenté et expérimenté dans cette direction.

Antérieurement déjà, j'ai eu l'occasion de remarquer (voir 12e Leçon, p. 208 et suivantes) que même l'électrodiagnostic des maladies des yeux laisse encore beaucoup à désirer, qu'il a besoin de nouvelles recherches, mais, qu'en revanche, il promet des résultats précieux ; il suffira d'étudier systématiquement les faits.

Quelles actions des courants électriques peut-on utiliser dans les maladies de l'œil ? Jusqu'à quel point ces courants répondront-ils aux différentes indications thérapeutiques? Ce sont là des questions, sur lesquelles je n'ai pas besoin de m'étendre ; ce sont les actions que j'ai déjà énumérées en détail dans mes leçons précédentes concernant le

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