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INCONTINENCE NOCTURNE D'URINE

humeur. — Traitement faradique comme ci-dessous, durant n minutes • après la première séance, amélioration immédiate ; durant le jour, évacuation d'urine à deux reprises seulement (le jour précédent, tous les quarts d'heure!) la nuit, pas du tout ; sommeil excellent. — Après la troisième séance déjà l'état est tout à fait normal ; la patiente a maintenant, d'une manière caractéristique, un sommeil très léger, elle s'éveille au moindre hruit, tandis qu'auparavant elle dormait très profondément. Après la huitième séance, la patiente fut congédiée complètement guérie ; la guérison se maintient; l'état général était excellent.

Pour ma part, je me comporte habituellement de la façon suivante; j'applique l'An sur la moelle lombaire, la Ka (plus petite) tout d'abord sur la symphyse, puis au périnée, en faisant passer un courant assez fort pendant 1-2 minutes et pour finir, je fais pénétrer dans le canal de l'urèthre une électrode de fil métallique d'environ 2 centimètres (chez les petites filles, je la remplace par une petite électrode éponge que j'introduis entre les grandes lèvres, afin de l'appliquer contre l'orifice du canal de l'urèthre) et dès lors je fais agir ici aussi le courant faradique pendant 1-2 minutes, avec une énergie telle qu'elle fasse naître une impression sensible accentuée, un peu douloureuse.

Dans les cas les plus rebelles, je fais pénétrer aussi une électrode uréthrale jusqu'au col de la vessie où j'applique en outre le courant électrique de la manière ci-dessus décrite ; en tous cas j'adjoins alors toujours un traitement galvanique de la moelle lombaire et éventuellement aussi de toute la moelle épinière jusqu'à la partie cervicale, tout comme dans les cas les plus graves de paralysie de la vessie. Vous n'aurez presque jamais à recourir à un traitement direct du col de la vessie, à partir de l'urèthre et du rectum, tel qu'il a été pratiqué par Duchenne, Erdmann et Desparquets.

Les résultats de ce traitement électrique sont d'ordinaire remarquables, spécialement lorsqu'il s'agit d'enfants quelque peu âgés ou déjà grands; après une seule séance ou un petit nombre de séances, il s'est déjà manifesté une amélioration, le plus souvent, au bout de peu de temps, il y a guérison ; maintes fois aussi cependant, un traitement longtemps prolongé est nécessaire et je ne cacherai pas que le traitement électrique m'a complètement fait défaut dans bien des cas, en dépit d'une application raisonnée et modifiée dans tous les sens.

Maladies des organes mâles de la génération

Parmi elles ce sont surtout les troubles fonctionnels qui se prêtent au traitement électrique; des autres je n'ai que très peu de chose à dire.

Les renseignements fournis par Chéron et Moreau Wolf sur les

succès obtenus par eux au moyen du traitement galvanique de linflammalion, du gonflement et de V hypertrophie de la prostate n'inspirent pas grande confiance et n'ont été depuis confirmées ni par ces auteurs ni par nul autre. Ces opérateurs introduisent une électrode métallique dans le rectum, l'appliquent contre la prostate (le plus souvent la Ka, l'An seulement quand il existe une sensibilité manifeste) et placent l'autre sur le périnée. Les forces de courant sont modérées; durée de 5-10 minutes, au total 18-20 séances. Les résultats sont dépeints comme étonnamment favorables, le procédé vanté comme bien plus efficace que les autres moyens curatifs chirugicaux et médicinaux.

Les savants précités prétendent avoir obtenu des résultats tout semblables, dans Porchite blennorrhagique et traumatique ; ils affirment qu'au moyen du traitement galvanique ils abrègent notamment la durée de la maladie et remettent les malades en état de travailler. Leur méthode consiste à faire passer un fort courant galvanique stable au travers du gonflement, durant 6-8 minutes ; ensuite un courant stable allant du point le plus douloureux du gonflement jusqu'au cordon spermatique (4-6 minutes) et enfin un courant ascendant le long du dit cordon.. Immédiatement après cette application, il se produit un mieux et la guérison est complète, au bout d'un petit nombre de séances. Ces notions méritent encore confirmation. J'ai cru devoir les rapporter, afin d'appeler sur elles l'attention de ceux qui voudraient aussi essayer, sur ce domaine, le courant électrique ; cela d'autant plus que notre connaissance des actions catalytiques du courant ne permet en aucune façon d'exclure la possibilité de semblables résultats.

On a souvent aussi, et non sans succès, employé les courants électriques contre l'onanisme et les excès sexuels entraînant l'atrophie et l'atonie des testicules. La méthode consiste à faire passer des courants faradiques ou galvaniques modérément forts, durant quelque minutes, au travers des testicules, éventuellement aussi à galvaniser simultanément le cordon spermatique, a cause des vaisseaux et nerfs y aboutissants.

Le domaine le plus important et le plus favorable pour l'électrothérapeute, ce sont toutefois les anomalies fonctionnelles si communes, telles qu'elles peuvent se manifester dans les divers degrés d'impuissance, les pollutions pathologiques, la spermatorrhée et l'aspermatisme. Il ne m'a pas été donné d'étudier d'aucune façon la pathologie de ces troubles si multiples, si complexes et si graves, d'autant plus que le procédé électrothérapeutique est presque toujours assez identique pour les diverses affections dont il s'agit ici. Je vous renverrai donc plutôt, pour tous détails plus amples, à l'excellent travail de Curschman et au chapitre spécial du livre de Bénédikt. Je ne puis ici que faire pressentir qu'une partie des troubles précités doit être rattachée à des

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