‹ Traité d'électrothérapieChapitre 31 sur 290 · ÉLECTRODES · texte numérisé non relu

ÉLECTRODES

particulier, ne peuvent être utilisées à cause de leur densité et de leur manque de flexibilité.

Il faut visser les électrodes à des manivelles bonnes et solides ; la forme et la grandeur de cette poignée dépendent, pour la plus grande partie, des habitudes et des caprices de l'électricien; les poignées grandes et fortes sont en général celles que je préfère (fîg. 7), il importe peu que les cordons soient vissés en avant ou en arrière de la poignée. Pour moi, je trouve plus commode de les visser à l'arrière. Pour beaucoup de recherches, on se plaît à employer des poignées, munies dun appareil d'interruption de façon à ce que, pendant que l'on fixe l'électrode, il suffise de la pression d'un doigt pour ouvrir ou fermer le courant. A cet égard, la plupart des mécaniciens sont approvisionnés d'appareils plus ou moins pratiques, plus ou moins simples.

Quand on les applique sur le corps, les électrodes doivent être bien humides, sans quoi elles ne transmettent pas du tout l'électricité ; il en est de même quand l'épiderme est sec. Pour humecter, c'est surtout l'eau chaude qu'il faut employer. L'eau froide est une conductrice beaucoup moins bonne; elle humecte l'épiderme bien plus difficilement et bien plus lentement ; d'ailleurs elle affecte le plus souvent le malade d'une manière fort désagréable. L'eau salée, qui est assurément bien meilleure conductrice, présente tant d'inconvénients (destruction des électrodes par l'électrolyse, peau éprouvant une plus forte cuisson, taches répandues et restant sur les vêtements, etc.) que, depuis longtemps, j'ai renoncé à l'employer. Je ne m'en sers plus guère que lorsque la force de la batterie, rencontrant des résistances extraordinaires, n'est pas suffisante pour arriver au but désiré.

Hitzig a recommandé et employé à des opérations d'électrothérapie des électrodes dont la polarisation était impossible ; on prétend que ces appareils offrent l'avantage de causer peu de douleurs ; mais comme cet avantage est contrebalancé par la difficulté de les manceu-

Figure 8.

Grande électrode pour la tète. H centimètres de long sur 7 de large. Vue île la coupe transversale, flexible, métallique, revêtue d'une épaisse et molle couche d'épongé.

',11 l'RÉAMBULE DE PHYSIQUE

vrer et par celle de les maintenir intacts ils n'ont pas obtenu de vogue parmi les savants compétents.

Mais "utre les appareils nommés ei-dessus, il vous en faut d'autres encore, formant une véritable série, pour certains cas spéciaux ; tels - »nt. en particulier, une électrode métallique sèche, puis une autre (le pinceau électrique, fig.7C) composée de quantité de fils métalliques très fins ayant l'apparence d'un pinceau, puis des électrodes spéciales pour le traitement de l'urèthre, de la vessie, de l'utérus, du rectum, du gosier, de la gorge et, récemment, même de l'estomac, etc. Ce sont en général des boutons métalliques, fixés à de longues tiges métalliques revêtues de caoutchouc, et d'épaisseur variée, suivant l'effet que l'on \rul produire et l'on en trouve généralement des assortiments chez les mécaniciens.

Voilà à peu près tous les appareils, dont vous aurez besoin pour résoudre tous les problèmes pratiques et même la plupart des questions scientifiques que présente l'électrothérapie. Naturellement, on fera bien de réunir tous ces appareils d'une façon commode et bien classée, de manière à ce qu'on puisse s'en servir facilement et promptement, sans perte de temps et suivant la maladie à traiter. L'on comprend la façon dont doivent être classés ces appareils sur ce qu'on appelle une tableélectrique. Une table de ce genre est ordinairement élégante et complète, mai- rhère, coûtant, suivant les indications fournies par les savants aux mécaniciens, environ 500 et même 1,000 marcs ; les dernières renferment souvent des appareils plus encombrants qu'utiles et qui sont loin d'être indispensables. On peut toutefois recommander ces tables grandes el élégantes a des hôpitaux vastes et richement dotés ainsi qu'à des spécialistes qui se plaisent à posséder des appareils somptueux complets el coûtant cher.

Ce qu'il y a de certain, c'est que ces tables ne sont pas absolument nécessaires : pour ma part, je n'en ai jamais possédé de semblable et, malgré cela, j'ai toujours su me tirer d'affaire d'une façon bien plus simple. Je n'aime pas les appareils trop compliqués ; je crois qu'il \anl mieux atteindre avec des instruments moins dispendieux le même but que d'autres expérimentateurs avec des instruments plus complique-. Souvent déjà, durant ma délégation à Heidelberg et ici, à Leipzig, dans la policlinique et dans mon parloir personnel, je me -ni- fait construire de -impies tables parfaitement suffisantes pour presque tous les cas el -p<'eialement pourceuxou peut se trouver le médecin pratiquant ; ces tables sont bien plus simples et naturellement beaucoup moins chères que les autres.

Sur une table solide, dont la surface est en bois de chêne bien poli, s'élève une batterie Stohrer (à plaques ou à touches), de 30 élément-, un appareil d'induction à chariot avec une échelle et l'élément

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