‹ Traité d'électrothérapieChapitre 32 sur 290 · DISTINCTION DES PÔLES · texte numérisé non relu

DISTINCTION DES PÔLES

galvanique y appartenant, un galvanomètre, un rhéostat liquide ou à bouchon et un commutateur de courant, tout cela à portée de la main et disposé de manière à pouvoir être saisi sans quitter sa chaise, à être vu d'un coup d'œil. Ajoutez-y un petit appareil avec un petit nombre de contacts de bouchons, par lequel il est possible, au moyen d'un simple bouchon, d'avoir, à son gré, un courant galvanique, un courant faradique primaire ou secondaire, qui peuvent tous dériver, pour les électrodes, de la seule paire de pinces qu'on a sous la main. Tous ces appareils se relient entre eux à l'aide de conduits pratiqués sous la surface de la table, laquelle peut être soulevée et enlevée sans peine. Un bouchon suffit pour extraire ou introduire un galvanomètre avec toute sa graduation ; un autre, pour l'introduction ou l'extraction du rhéostat. Sur l'avant de la table se trouve un récipient, où l'on doit poser le vase renfermant de l'eau chaude. Le tiroir de la table sert à recevoir les électrodes et les autres petits appareils accessoires. Le tout peut très bien être confectionné et disposé pour la somme de 300 à 450 marcs.

Avant de quitter ce sujet, permettez-moi seulement encore une courte observation sur la façon de distinguer les pôles, ce qui est souvent difficile quand on ne peut pas suivre directement les conduits du pôle positif et négatif j de la batterie jusqu'aux cordons indicateurs. Cela s'effectue de la manière la plus simple au moyen de l'électrolyse de l'iodure de potassium ; vous diluez un peu d'amidon dans une solution d'iodure de potassium et vous y introduisez les fils polaires ; alors se produit au pôle positif, par le dégagement de l'iode, une coloration bleue intense. Cette épreuve est ordinairement insuffisante pour le courant faradique, l'électrolyse n'est ici visible que grâce à des forces de courant énormes ou doit se manifester nécessairement par des procédés particuliers. Mais la détermination de ces pôles, d'après leur différence physiologique est tout aussi positive que la détermination électrolytique ; lors de la fermeture du courant, la kathode produit des secousses musculaires bien plus fortes que l'anode, quand on l'applique sur un nerf moteur. L'anode provoque sur la langue, quand on applique les deux pôles sur les joues, une sensation de goût plus forte et plus distincte que ne le fait la kathode. Beaucoup de thérapeutistes peuvent aussi déterminer avec certitude les deux pôles, par la qualité et la couleur des éclairs lumineux, en se galvanisant près de l'œil. Vous voyez donc que nous avons assez de ressources pour pouvoir à chaque instant distinguer un pôle d'avec l'autre. Dans le courant faradique aussi, le pôle négatif (du courant d'ouverture), est facile à reconnaître par l'irritation plus forte qu'elle produit sur les nerfs moteurs et sensibles.

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