‹ Traité d'électrothérapieChapitre 50 sur 290 · ÉLECTROTONUS. MODIFICATION APRES L OUVERTURE DU COURANT · texte numérisé non relu

ÉLECTROTONUS. MODIFICATION APRES L OUVERTURE DU COURANT

outrants) ; cette augmentation parait souvent très considérable. Mais, comme en ceci laforce de courant, nécessaire pour chaque excitation, n'a pas été déterminée galvanométriquement, il est impossible d'affirmer s'il s'agit ici réellement d'une augmentation de l'excitabilité ef non pas plutôt d'une diminution des résistances à la conductibilité, diminution déterminée par l'action du courant ; en tout cas, la modification de la RG prend une part notable à cette augmentation apparente d'excitabilité ; il faudra de nouvelles recherches exactes, pour déterminer la grandeur de cette participation. Les seules expériences de cette nature, faites avec toutes les précautions possibles et avec une grande attention, émanent de E. Remak ; cet auteur s'est inutilement accru les grandes difficultés de ces expériences, par une étude exclusive de la modification strictement polaire de l'excitabilité et par l'exclusion peu justifiée du courant faradique employé comme moyen d'excitabilité. Remak arriva à ce résultat-ci : la durée de la kathode effectue une modification positive de la KaFS. qui, par contre, ne se manifeste après la durée de l'anode qu'à un faible degré et après modification du mode de recherche. Toutefois, les différences de déviation de l'aiguille, qui sont en faveur de cette modification positive, et qui sont notées sur un galvanomètre très sensible sont de faible importance et si insignifiantes, par rapport aux grandes sources d'erreur que, même après ces recherches pénibles, je ne puis pas encore trouver une démonstration suffisante de l'existence de la modification positive, après l'ouverture du courant polarisant. Ces expériences aussi ont besoin d'être répétées, bien que, selon moi, elles n'aient pas une grande valeur scientifique ou pratique. En effet, il ne pourra jamais être question d'une démonstration exacte de ces faits, sur le corps vivant d'un homme, avec des conditions d'expériences si défavorables et elle sera infiniment mieux faite sur le corps des animaux ; pour moi

I utilité réelle de ces expériences en thérapeutique devient de plus en plus problématique, à mesure que j'avance dans la vie.

Sous le nom d'action rafraîchissante du courant galvaniqpe, Heidenhain a, de son temps, décrit les actions modificatrices de ce courant sur des muscles fatigués et épuisés par une longue excitation électrique.

II trouva que, quand de pareils muscles étaient devenus inexcitables, il pouvait de nouveau les rendre excitables, en agissant sur eux au moyen d'un courant galvanique durable et particulièrement en utilisant le courant ascendant ; mais cette augmentation d'excitabilité, ne se développe qu'après l'ouverture du courant dirigé dans le même sens, et après la fermeture du courant dirigé dans un sens opposé ; ce n'est donc, comme le pensent aujourd'hui la plupart des physiologistes, pas autre chose qu'un phénomène électrotonique que l'on peut comparer à l'action des alternatives voltaïques, dont j'ai parlé précé-

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