EXCITATION DU SYMPATHIQUE DU COU SUR L "HOMME
lion unilatérale du sympathique du cou, — de toutes sortes de troubles Cérébraux, d'Un érythème intense, avec augmentation de la sueur sur la moitié correspondante du visage, du cou et de la nuque, cette rubéfaction diminuer promptement sous l'action constante de la kathode dans la région du sympathique du cou et disparaître pour longtemps. après quelques applications ultérieures. Moi-même, j'ai vu se produire, dans un cas d'atrophie complète du sterno-cleido-mastoïdien, lors de l'application descendante de la kathode sur la région du sympathique du cou, qui pouvait évidemment ici être plus facilement atteint, j'ai vu, ilis-je, se produire une dilatation de la pupille située du même côté et une plus grande rougeur de la joue. Mor. Meyer vit, chez un apoplectique, disparaître la rougeur anormale et la température élevée d'une oreille, par la galvanisation du sympathique située du même côté. Seeligmiïller trouva, dans un cas d'excitation traumatique du sympathique du cou, que la pupille réagissait avec une vivacité extraordinaire, lors de l'excitation galvanique du nerf, et il est probable que d'autres observations du même genre existent aussi.
Mais si nous réunissons tout ce que l'on connaît, d'une manière assez positive, de l'action de l'électricité sur le sympathique du cou, chez un homme vivant, nous sommes forcés de reconnaître que tout cela est bien pauvre et ne peut fournir qu'une base très mouvante à l'édification audacieuse de la galvanisation thérapeutique du sympathique. Je reviendrai plus tard sur cette quetion.
Il y a lieu maintenant de parler de l'action des courants électriques sur la peau extérieure, parce que cette action repose sans doute, en grande partie, sur des phénomènes vaso-moteurs. Il s'agit ici, comme pour le sympathique de rapports compliqués; nous avons affaire à un édifice complexe, dans lequel se trouvent le ehorion lui-même, les vaisseaux sanguins et lymphatiques, de petits muscles cutanés, sans compter les poils follets, les glandes sudorales et l'épiderme ; il n'est pas facile de déterminer l'action du courant sur ces différentes parties de la peau.
Chacun de vous connaît la rougeur de la peau, qui se manifeste aux points d'application après les différentes applications du courant, et qui provient sans doute de la dilatation des vaisseaux sanguins et de l'augmentation de l'afflux du sang. Mais une observation plus attentive nous apprend qu'en outre, d'autres différences se présentent, suivant le mode, l'intensité et la durée de l'action du courant. Yoici les faits principaux :
Quand on faradise la peau avec des électrodes humides, et que les - des courants sont médiocres, on ne constate que des modifications insignifiantes; mais quand les forces des courants sont relativement grandes, on distingue accidentellement une pâleur passagère
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de la peau avec apparition de la chair de poule, à laquelle peut ensuite succéder une rougeur qui dure plus longtemps. Par contre, lors de l'application du pinceau faradique, ces phénomènes sont bien plus vifs ; la pâleur et la contraction de la peau passent ordinairement très vite, tandis qu'il survient une rougeur intense qui dure plus longtemps et disparaît ensuite sans laisser de trace. Mais l'intensité et la durée de ces phénomènes varient toujours et beaucoup d'après les parties de la peau galvanisées et d'après les individus.
Quand on galvanise la peau, il se développe, dans le cas où celle-ci est quelque peu sensible, même avec des courants médiocres, en outre delà sensation picotante et brûlante déjà mentionnée, une rougeur intense aux deux pôles, qui peut durer longtemps. Il se forme assez fréfréquemment des papules et même des ampoules très larges. La rougeur peut durer des heures entières ; après des applications réitérées, on voit se produire la desquamation de l'épiderme.
Quand les courants sont intenses et qu'ils agissent plus longtemps, on peut obtenir ces effets avec plus de promptitude et d'intensité et constater en même temps que l'action d'un des pôles diffère de celle de l'autre.
A la kathode, vous voyez fréquemment au début, un rétrécissement des vaisseaux et de la pâleur de la peau, puis une rougeur pâle et rosée ; la peau est infiltrée, elle s'épaissit et se recouvre de phlyclènes qui peuvent paraître presque blanches ; au pourtour on distingue un halo d'un rouge foncé ; lors de l'ouverture du courant, une rougeur ongue et intense se montre et reste à la place de l'électrode.
A l'anode se manifeste instantanément (ou bien seulement après la disparition de la pâleur), une rougeur intense, foncée et pareille à l'écarlate ; ici la peau ne parait ni épaissie ni gonflée, mais seulement recouverte de quelques rugosités en forme de grains ; après l'ouverture, la rougeur se maintient très longtemps, puis vient une desquamation abondante de l'épiderme.
Quand l'action du courant est très intense, on peut remarquer que la rougeur se conserve pendant un temps d'une longueur étonnante; moi-même, dans mes expériences, j'ai vu les points d'application rougir de nouveau, même après six ou dix jours, à la suite de certaines excitations faites sur la peau, par exemple après avoir pris un bain de vapeur.
Quelle pari prennent à ces phénomènes l'excitation et la paralysie vaso-motrices, les vaso-dilatateurs ou les vaso-constricteurs, peut-être aussi les centres nerveux locaux et périphériques récemment signalés, les arrec tores pilorum, l'irrigation lymphatique et le transport mécanique de liquide, d'un pôle à. l'autre? C'est ce qu'il est difficile de déterminer ; on ne peut pas même dire avec certitude si les différen-