‹ Traité d'électrothérapieChapitre 80 sur 290 · DOU LEUR · texte numérisé non relu

DOU LEUR

DÉCL. DE 7,'AIG.

par 8 élém.

150 résist. au cour.

Pointas (les doigts Bord cubital de la main

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Toutes les incertitude? de cette méthode, comme de toutes celles employées jusqu'à ce jour, semblent pourtant devoir être écartées par une nouvelle méthode de Tschiriew et de Watteville, qui ont eu l'heureuse idée d'éliminer la difficulté que constituaient les résistances extraordinairement variables de l'épiderme, simplement en introduisant dans l'électrode d'excitation (construite semblablement aux miennes), une si colossale résistance (de 3 millions d'Ohms), qu'à côté d'elle les résistances variables de l'épiderme deviennent absolument indifférentes.

Or ils prétendent avoir ainsi déterminé la sensibilité faradique absolue des nerfs de la peau et l'avoir trouvée absolument identique, dans toutes les parties du corps : on pourrait aussi, avec ce procédé, constater très facilement, les troubles pathologiques. Les considérations théoriques des inventeurs, sont, sous cette forme, tout à fait plausibles. Ils n'ont point encore donné des preuves convaincantes de la possibilité de la chose, et, on n'a pas encore réussi jusqu'ici à installer une électrode pourvue d'une si colossale résistance et répondant à toutes les conditions pratiques. (Je serais fort porté à croire que, pour de pareilles électrodes, il faudrait tout d'abord construire des appareils d'induction beaucoup plus puissants.) Provisoirement, il y a donc encore cette pierre d'achoppement et nous sommes forcés de continuer à nous servir des méthodes plus imparfaites employées jusqu'à ce jour.

Il ne me reste plus que peu de mots à dire de ï examen de la sensibilité électro-musculaire, qui, on le sait, a été considérée, par Duchenne comme étant d'une importance considérable au point de vue du diagnostic. Il est, dans ces derniers temps, presque tombé en oubli et cette sensibilité n'est pas d'ailleurs aussi facile à examiner, qu'on l'admet bien souvent.

L'examen se fait en provoquant dans les muscles isolés des contractions plus ou moins énergiques h l'aide de courants faradiques, par l'excitation de leur tronc nerveux ou de leurs points moteurs et en observant jusqu'à ce qu'il y ait douleur, la sensation de tension et de resserrement se produisant dans les muscles eux-mêmes. A cause de l'excitation habituellement simultanée des nerfs sensibles et de la peau, il n'est pas toujours facile de constater nettement cette sensation; par suite cette exploration ne deviendra simple et sûre que dans les cas d'anesthésie synchronique de la peau, telle qu'elle se produit maintes fois, par exemple dans l'hystérie.

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