AUGMENTATION DE L EXCITABILITÉ ÉLECTRIQUE
Ainsi ici encore une augmentation notable de l'excitabilité galvanique qui se manifeste surtout dans la comparaison faite avec le schéma normal (page 143).
L*examencomplet des autres excitants donna aussi une augmentation notable de l'excitabilité galvanique et surtout, dans les nerfs radiaux, des tétanos d 'ouverture du pôle positif relativement très facilesà établir.
Nerf radial droit :
KaFS 4 éléments 1° rie
dé
^linaison,
150 RC
AnOS 6 éléments 3°
id.
id.
KaFTe 10 éléments 21 °
ni.
id.
AnOTe 10 éléments 28°
id.
id.
AnFS 12 éléments 31°
id.
id.
KaOS 12 éléments 30°
id.
id.
Nerf péronier gauche :
KaFS 6 éléments 1° de déclinaison, loO CR AnOS 8 éléments 17° id. id.
KaFTe 10 éléments 26° id. id.
AnFS 10 éléments 26° id. id.
KaOS 10 éléments 29° id. id.
Le tétanos de l'ouverture du pôle positif n'existe pas encore même avec 18oléments et 37 dogrés (comparer les schémas delapage 78,5° leçon).
La constatation de ces changements d'excitabilité s'opère aisément partout où il s'agit de maladies unilatérales, où l'on peut, par suite faire la comparaison avec les parties correspondantes saines ; quand tel n'est pas le cas, et cela arrive souvent, on se sert surtout des recherches antérieures relatives à la détermination quantitative exacte de l'excitabilité.
De cette façon, on peut aussi, aisément et sûrement, établir ces changements ; en voici seulement deux exemples :
APPARITION de la première KaFS
1° Tabès dorsalis, presque à son début :
APPARITION
de la première KaDS >
avec-
Nerf accessoire.
Nerf cubital d..
Nerf péronier d.
150RC)6odedév.deraij » 12° »
» ko „
34° de dév. de l'ai;*.
2° Commotion de la moelle épinière ; légère parésie et anesthésie
Nerf accessoire g » 5° » 27° >■
Nerf cubital d » 4° » 30° »
Nerf péronier d » lo n 18© „
160 ÉLECTRODIAGNOSTIC
Ainsi, dans les deux cas, existait une augmentation d'excitabilité galvanique exclusivement dans les deux péroniers.
Mode d'apparition: la simple élévation de l'excitabilité électrique est un fait généralement rare et sans importance diagnostique notable ; peutêtre rencontrerait-on ce fait plus fréquemment si l'on voulait se donner la peine de s'occuper d'un examen quantitatif exact d'excitabilité.
On l'a observée, à un degré peu élevé, dans différentes formes de paralysie cérébrale (Brenner), dans les hémiplégies de différentes sortes et d'une date récente, principalement dans celles qui sont accompagnées de phénomènes d'excitation motrice (contractures) ; on l'a constatée encore plus rarement dans mainte affection de la moelle épinïere, par exemple dans la période initiale du tabès, peut-être aussi dans quelques nerfs, lors de cas récents d'atrophie musculaire progressive ; mais tout cela demande encore confirmation. Enfin on l'a trouvée un peu plus souvent dans différentes formes de paralysie périphérique, mais d'ordinaire, peu de temps après leur début, quelquefois cependant plus longtemps après, comme par exemple dans des cas récents de paralysie faciale rhumatismale (Erb, Brenner, Berger) et aussi dans la paralysie par compression du nerf radial (Bernhardt) ; j'ai vu une névrite récente se comporter d'une manière analogue (Fr. Fischer) ; on l'a, du reste, confirmé de nouveau par expérimentation (Leegaard).
Mais plus intéressant, plus nettement formulé et plus important est le phénomène de l'augmentation de l'excitabilité électrique dans certaines formes de crampes. C'est ce que, le premier, j'ai démontré, d'une manière précise, dans un cas de tétanie où était tout particulièrement accentué le phénomène de l'Ano-tétanos. J'ai, du reste, retrouvé ce phénomène dans tous les nouveaux cas de tétanie dont j'ai été témoin et il paraît que mon observation a été confirmée (Chvosteck, Onimus, Eisenlohr, E. Remak, N. Weiss, Fr. Schultze) comme étant un fait très régulier, qui parait avoir une grande importance théorique. Dans mes premières observations, l'élévation d'excitabilité parut bornée aux nerfs du tronc et aux extrémités ; plus tard, d'autres observateurs l'ont trouvée également sur le facial. Il surviendrait aussi dans les cas récents de chorea minor, une élévation d'excitabilité, qui serait surtout facile à reconnaître dans les cas d'hemichorea (M. Rosenthal, Gowers)» Je n'ai pas encore réussi à confirmer cette assertion.