DIMINUTION DE L'EXCITABILITÉ ÉLECTRIQUE DES NERFS MOTEURS
deur de la contraction minima). Cette diminution peut s'accentuer de plus en plus, de sorte que, pour exciter, il faut des courants de plus en plus forts. Finalement, malgré leur force croissante, ces courants ne peuvent plus provoquer de contraction. On parle alors de l'extinction de l'excitabilité faradique. Mais cette expression ne s'applique d'abord qu'à l'excitation percutanée. Longtemps encore on peut constater de faibles contractions sur les muscles mis à nus, en se servant de l'électropunclure.
Comme exemples probants, on peut citer de préférence les maladies unilatérales, dans lesquelles les parties symétriques s'offrent comme termes de comparaison. On peut alors reconnaître aisément même de légères différences. Voici quelques exemples :
1° Paralysie faciale rhumatismale de gauche (forme moyenne).
Ram. frontal, d. 156 mill. ; g. 143 mill.
Ram. mental d. 150 mill. ; g. 135. Résistance au courant égale des deux côtés.
2° Paralysie par compression du nerf radial droit :
Nerf radial au bras d., 142; g. 154 mill. (déclin, de l'aiguille des deux côtés 5°).
3° Atrophie progressive des muscles, prédominant d'un côté.
Côté sain. Côté malade.
Nerf cubital 130 millimètres 118 millimètres Nerf médian 155 id. 138 id.
Nerfpéronier 140 id. 105 id.
4° Faiblesse après une affection articulaire.
Nerf péron. d. 178 millim. g. 105 millim.
5° Cas d'hypertrophie musculaire idiopathique à la jambe gauche (O. Berger, 1er cas).
Diminution de l'excitabilité faradique dans les muscles : Quadriceps crural d. 95 millim. ; g., 40 millim. Vaste externe. d. 100 » » 35 »
Gastrocnem. d. 87 » » 15 »
Tibial antér. d. 105 » » 55 »
(Avec cela la résistance au courant galvanique fut à gauche même plus faible qu'à droite.)
Mais, même dans une affection bilatérale, on peut par la méthode exposée plus haut constater des diminutions assez notables de l'excitabilité faradique.
1° Cas de la tabès dorsalis, homme de 37 ans. Nerf frontal d. 170 millim.
Nerf accessoire d. 175 id.
Nerf cubital d. 175 id.
Nerfpéronier d. 132 id.
Erb. — Électrothérapie.
millim.
10° RC.
cr
id.
80° id.
id.
2° id.
id.
1° 1/2 id.
1(52 ÉLECTHO DIAGNOSTIC
Ainsi, diminution de l'excitabilité faradique dans les péroniers. 2° Cas de paralysie spinale spasmodique. Homme de 49 ans.
Nerf frontal d. 15S millim. g. 158 millim. 27° de déclin- de l'aig.
Nerf accessoire d. 173 id. g. 178 id. 3;i° id.
Nerf cubital d. 167 id. g. 161 id. 17° id.
Nerfpéronier d. 142 id. g. 141 id. 22° id.
Également diminution évidente de l'excitabilité faradique dans les péroniers, encore augmentée par la RG relativement moins grande de la région du creux poplité.
Dans de nombreux cas on constate d'une façon évidente, la diminution de l'excitabilité faradique de différentes parties d'un même nerf, par exemple du nerf brachial au coude par rapport à celle qui se trouve au poignet. Il en est de môme lors de Y atrophie progressive des muscles.
au coude au poignet
Nerf médian 168 millimètres 113 millimètres
Nerf cubital 165 » 123
Ici la différence des distances de rouleaux pour le minimum de contraction est de 55 ou de 42 millimètres, différence qui, à l'état normal, n'est tout au plus que de 10 à 20 millimètres (Pareille proportion existe, dans ces cas-là pour le courant galvanique). Dans un autre cas, je constatai
au coude
au poignet
Nerf médian
loi) millimètres
éteint
Nerf cubital
éteint
Il va de soi qu'on peut conclure directement de là que les mêmes libres sont encore excitables au coude et déjà inexcitables au poignet, bien que cela fût possible. Dans beaucoup de cas, on pourra conclure seulement que la partie centrale contient encore une certaine quantité de fibres excitables, mais que la ligne périphérique n'en contient plus. Ouelle est de ces deux explications la plus rationnelle ? c'est ce que nous apprendra l'étude attentive des muscles à mettre en contraction.
Pour ce qui concerne le courant galvanique, la diminution de l'excitabilité se manifeste tout d'abord en ce que la KaFG minima n'a lieu qu'avec des forces de courants plus intenses (plus grande déclinaison de l'aiguille) ; pour obtenir le KaFTe il faut une force incomparablement plus grande. Il en est de même des autres moments d'excitation AnF, AnD et KaO. Enfin les réactions distinctes disparaissent peu à peu. Bientôt après, on ne peut plus obtenir de KaOS ; il ne reste donc plus finalement, avec de forts courants, (pie la KaFS. Si celle-ci, à sou tour, est devenue irréalisable, (même avec des changements de courants) on dit qu'il y a extinction de l'irritabilité galvanique.