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CHAPITRE XVI Résumé des trois chapitres précédents

Si la tète du cheval, dans l'état de nature, suit une légère diagonale qui porte le nez un peu en avant, quand le cheval est soumis au frein, la bouche cédant à l'impression du mors, l'angle de la ganache se resserre, et la tête se rapproche de la perpendiculaire. Cette position presque perpendiculaire est recherchée de tous les écuyers, parce qu'elle est d'abord l'indice de l'aplomb du cheval, et qu'ensuite le mors a toute son action. Lorsque le cheval se

meut, on doit en conséquence chercher à rapproclier le plus possible sa tête de cette ligne. Cette position est ordinairement facile à obtenir et à conserver dans les allures régulières et mesurées; mais, dans les allures allongées, la tête ayant besoin de s'éloigner, doit nécessairement chercher à prendre une position plus diagonale. Ce qui peut être outré dans cette nouvelle attitude s'atténue au moyen de l'action et du soutien des aides du cavalier.

Tous les chevaux ne prennent pas indistinctement la position considérée comme la meilleure pour les maintenir en équilibre : plusieurs causes tendent à les en faire sortir. Si quelquefois ce n'est que la position du cavalier et la manière brusque et inégale dont il travaille, souvent aussi la cause vient d'une construction vicieuse du cheval. Il est donc essentiel de chercher à les discerner afin d'user des moyens propres à y remédier.

Quand un cheval porte sur les parties antérieures, on dit qu'il est sur les épaules; quand, au contraire, il porte davantage sur l' arrière-main, il est trop assis. L'inégalité de forces ou de souplesse entre ces parties produit l'un ou l'autre effet; mais une fois le cheval renfermé dans la main, et dans les jambes, représentant des poids et des appuis, il suffit, pour mettre le cheval en équilibre et contrebalancer ses mauvaises dispositions, de donner a ses moteurs une action plus ou moins pesante. On sent qu'étant près de son cheval, on obtiendra plus promptement un bon résultat, puisque les pressions pouvant se faire sentir insensiblement, elles pourront agir par degré, jusqu'au point qui

lera effet, tandis qu'au contraire, arrivant par a-coup, elles pourraient être trop fortes, surprendre le cheval, et par cela éloigner du but que l'on désire atteindre.

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