CHAPITRE XXXI Principes généraux
Le travail ordinaire se lait sur le large et sur les cercles ; le cheval doit être placé en raison du sens où il parcourt les différentes lignes qui forment une reprise.
Quand on tourne à droite, le cheval marche à main droite, et doit être par conséquent placé de ce côté. Il est ainsi placé lorsque les hanches et les épaules marchent sur la même ligne, et que l'encolure et la tête sont placées à droite. On conçoit que l'encolure ainsi pliée, le cheval a plus de facilité pour tourner k droite, puisque la position de la tête et de l'encolure tendent à entraîner la masse de ce côté.
Le côté de dedans est celui sur lequel on tourne, celui du dehors le côté opposé.
En marchant à main droite, la bride doit être dans la main gauche ; l'épaule du cavalier s'avancera de manière à se mettre en face de la tête du cheval, afin d'être plus tourné vers le côté de dedans où il est censé avoir affaire, et pour résister k la force centrifuge qui tend toujours k reculer le côté du dehors.
On change de main cjuand on place le cheval k gauche
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et qu'il tourne de ce côté; on tient alors la bride dans la main droite.
Les changements de main s'exécutent ordinairement en quittant une piste pour aller chercher celle opposée, que l'on suit alors dans la direction contraire.
Lorsque l'on marche sur le large, le carré long parcouru se coupe diagonalement ; quand on va sur les cercles, le changement s'exécute en coupant le cercle en deux.
On peut aussi exécuter des changements de main sur des lignes droites. En général le changement de main a lieu dès que le cheval est placé k gauche, et que précédemment il était placé à droite. Quand le cheval marche au galop, et qu'il change de pied sur la ligne droite, il change de main. Si le changement de pied a lieu par la volonté du cavalier, il faut placer le cheval à la nouvelle main; si, au contraire, il s'est échappé, et qu'il ait exécuté le changement de pied sans que le cavalier ait voulu l'obtenir, celui-ci doit rectifier le mouvement en arrêtant le cheval pour le remettre à la main dont il a voulu sortir'.
Dans ces divers changements de main on prendra la bride du côté opposé k celui où l'on marche. Cet usage est
» On trouvera sans doute étrange que je donne une pareille explication. Il est de ces détails qui ont paru futiles à de certaines gens, et qu'il est cependant nécessaire d'indiquer, car beaucoup de personnes les ignorent. Elles s'extasient quand elles voient un cheval changer de pied, sans se douter si ce mouvement est exécuté avec justesse. Dépourvues de tact et de tout sentiment du cheval, elles sont d'autant moins à même de l'apprécier, que, lorsqu'elles sont à cheval, elles ne sentent en aucune manière le mouvement qui s'exécute, et seraient fort embarrassées de savoir et de dire sur quel pied marche leur cheval.
nécessaire dans une école, parce qu'ainsi la main qui ne tient pas la bride sert à agir sur la rêne de dedans, et contribue à assouplir et a placer l'encolure du cheval dans le pli où il doit tourner.
Une fois hors du manège et le cheval dressé, la bride doit rester dans la main gauche, et par les simples oppositions de cette main on le place indistinctement k droite ou à gauche, en raison de la volonté du cavalier qui a besoin d'avoir la main droite toujours libre.
Quand on le met en mouvement, il laut partir au pas ; le cheval doit autant que possible marcher droit ; ce n'est qu'une fois le mouvement déterminé qu'il doit être plié k droite ou k gauche.
Toutes les fois que l'on change de direction, il faut avant de tourner marquer des temps d'arrêt qui préviennent le cheval et le préparent k marcher dans un autre sens.
Le passage d'une allure k une autre doit être de même précédé d'un temps d'arrêt calculé en raison de Tallure qu'on veut prendre.
Généralement, toutes les lois qu'il s'agit de changer de travail et de direction . il faut toujours en prévenir le cheval, et ce n'est que par le secours des temps d'arrêt.
Les reprises commencent d'ordinaire k main droite, et se terminent k la même main.
Il faut autant que possible, selon moi. s'abstenir de l'usage du fdet, afin que, sachant se passer de ce secours, on ait toujours une main libre.
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Le bridon est pourtant nécessaire sur le cheval qui n'est pas encore fait k la bride ; il sert à donner la connaissance des effets des rênes, du mors, et à offrir un point d'appui sur la main.
Le filet sert de préparation à la connaissance du mors, et remplace son effet lorsque celui-ci agit trop fortement.