‹ Traité d'équitation illustréChapitre 53 sur 68 · CHAPITRE XLVl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLVl

Résumé.

L avantage k retirer du travail des pas de côté est incalculable ; il contribue k mettre les chevaux sur les hanches et k les assouplir : il dégage les épaules et donne k l'animal un liant qu'il ne peut avoir lorsqu'il n'a été conduit que droit devant lui. En effet, dans ce premier travail, c'est le devant qui est surchargé par le derrière, ou le derrière qui est surchargé par le devant ; mais une fois que les hanches assouplies savent agir l'une sur l'autre, que les épaules dégagées et liantes peuvent se prêter de mutuels secours^ alors la répartition des poids se fait d'une manière plus égale ; le cheval, obligé k moins d'efforts, obéit avec plus de promptitude et de confiance.

Aussi doit-on, dans l'éducation du jeune cheval, s'appli- (juer k travailler de bonne heure les épaules et les hanches.

11 est rare de rencontrer des chevaux qui marchent parfaitement droit, parce que, soit habitude, soit faiblesse, un côté gagne toujours sur l'autre. C'est en cela qu'il est bon, pour égaliser ses mouvements et ses allures, d'exercer alternativement chaque côté, et de donner plus de travail au côté le plus raide.

En assouplissant les hanches et les épaules on obtient ce

résultat, on donne à l'animal la connaissance plus complète des aides, et le cavalier, s'identifiant avec lui par un travail soutenu, l'amène k savon* se tenir droit ou de travers, en raison de l'égalité ou de l'inégalité de leurs pressions ; mais alors les différentes positions que le cheval peut prendre sont subordonnées à la volonté de l'homme.

C'est alors que le cheval ainsi assoupli devient fidèle k la mani. qu'il reçoit sans inquiétude des appuis plus ou moins forts sur la bouche, que son encolui^e acquiert un liant et une souplesse infinie, parce que chaque moteur se coordonnant et se prêtant un mutuel secours, les arrêts qui, dans le principe, ne se faisaient sentir que sur un seul point et excitaient une trop grande susceptibilité, se répartissent alors sur toute la machine et deviennent plus supportables \

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