CHAPITRE L
Défense du cheval.
La défense du cheval est calculée d'après sa position et son aplomb. Celui au devant faible et qui par conséquent appuiera sur le mors, ayant cette partie plus basse que le derrière, s'il se défend lâchera la ruade ; celui trop assis ou qui aura le derrière faible, s'il vient a se défendre pointera.
Généralement il se servira pour sa défense de la partie la plus forte, parce qu'elle sera plus en état de repousser une attaque, comme aussi, étant plus élevée et partant plus légère, elle agira plus promptement. 11 faut donc, en prin-
ilS TRAITÉ d'ÉQUITATION.
cipe général, combattre la défense en cherchant a rétablir l'équilibre.
Les chevaux ayant les jarrets douloureux, et par cette raison portant sur les épaules, ruent si l'on cherche a les asseoir avec trop de force, afin de se soustraire a cette nouvelle sujétion ; les chevaux ayant de la faiblesse dans les jarrets ou dans l' arrière-main se trouvant naturellement assis, pointeront, au contraire, si le mors a une action trop grande, parce qu'ils chercheront k reporter en avant les pesanteurs surchargeant leur arrière-main.