‹ Traité d'harmonieChapitre 115 sur 137 · IJ · texte numérisé non relu

IJ

S 427. L'accord peut changer au nioiiient où l'appoggiature se résout sur sa note prindpale (Ex. 11); il peut même changer pe.,danl la durée delappoggiature, en d'autres termes, celleci peut se prolonger dans l'accord suivant et y déterminer un retard (Ex. 12), ou faire partie intégrante de l'accord suivant (Rx. 13 à comparer avec l'Ex. ^ du S 3'f2 ) (*). Il , al I 12 , a| r I 15 j

§ 428. Relativement à l'appoggiaturediafoniçue, à l'appoggiature att«îr^e, ainsi qu'à l'appoggiature supérieure et inférieure, consulter les paragraphes compris entre § 407 et § 417 ; mais il est à remarquer que l'appoggiature inférieure se pratique de préférence, et presque constamment, par la seconde mineure; ainsi son altération est fréquente {voir, entre autres les Ex. 8 et 96ts); on ne conserve guère l'ordre diatonique de la seconde majeure, relativement à l'appoggiature inférieure, que lorsqu'elle orne la note sensible du mode majeur:

Ex.

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^. Dans le mode mineur l'appoggia-

ture inférieure se place aussi d'ordinaire à distance de seconde majeure de la note sensible-

iui

Ex

]^= j, mais ici cette anpoggiature a subi une altération (roir §412).

§ 429. On se sert quelquefois de l'appoggiature pour déterminer une modulation (Ex. 16); mais ce moyen de moduler produit souvent des effets très durs.

§ 430. L'intervalle harmonique de quinte juste, ainsi que les intervalles dissonants qui peuvent résulter du mouvement direct aboutissant d'une part à une appoggiature et d'autre part à une note réelle, sont généralement sans inconvénient (Ex. 14, 15. 16)5 il en est de même de certains cas de fausses relations entre l'appoggiature, altérée dans les conditions du S 415, et une note réelle qui la précède (Ex. 16). {'our ce qui concerne les Ex. 17 et 18 t'otr S 420.

(•) I! est une autre particularité qui, à la Yérilé, est généraicmeut trop peu praticable el qui offre trop peu d'exemples pour pouvoir êlre érigée en principe, mais qui se déJuit naturellement de l'espèce d'analogie existant entre l'appoggiature n la suspension ( § 424 ), el que l'on ne peut se dispenser àe consigner ici : c'est que l'appoggiature, de même que la suspension (§342), au lieu de se résoudre régulièreniinl, peut subir un ctiaogement chromatique; ce n'est qu'ainsi que •'explique le passage célèbre qui se trouve dans l'Introduction de la Création d'HAiDN {voyet l'ex. suivant); 1« fadièt» (ap* poggiature altérée, ^ 409), au lieu de monter au sol, change en fa naturel.

Kiempte.

Comparez cet exemple avec l'es.8 bu du S Mi-

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§ 431. On peut frapper simultanément plusieurs appoggiatures dans différentes parties. Dans leurs rapports entre elles, ces appoggiatuhes simultanées exigent la même pureté de réalisation qu'on observerait entre notes réelles. Ainsi lorsque des appoggiatures simult* nées proviennent du mouvement direct, et surtout lorsqu'elles se résolvent en mouvement parallèle sur leurs notes principales, elles doivent se trouver en rapports de tierce ou de stxte (Ex. 19); la quarte ne peut se pratiquer qu'en étant accompagnée de la sixte disposée comme dans l'Ex. 20, préférablement à l'Ex. 20 bis. Mais quaml les appoggiatures simultanées se rencontrent en mouvement contraire, les duretés qui peuvent résulter de leur choc mutuel sont quelquefois d'un bon effet (Ex. 19 bis et 21).

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S 4:52. Lorsqu'on applique des appoggiatures simultanées à plusieurs notes d'un accord, ces notes ne peuvent pas toutes être doublées à la fois, même à l'octave inférieure, sans produire des duretés intolérables (Ex. 22); c'est à rinstinct et au goût à décider quelles sont, parmi ces diverses notes, celles qu'on peut doubler sans inconvénient; cependant la règle du S 419 peut, en ce cas, aider l'instinct.

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€ 4:^3. LAPPOGGUTimE FAIBLE est celle qui n'implique pas d'accent, et qui, an contraire, s appuie sur sa note princrpale. Elle est toujours placée sur un temps faible ou sur la partie faible du temps, et sa valeur n'est jamais longue (Ex. 23 à 28).

Les petites notes [Ex. 27) qui, en apparence, snnt placées sur un temps fort, s'exécutent avant le frappé du temps, et sont par conséquent des appoggiatures faibles, car ce sont leurs notes principales qui, dans ce cas, reçoivent l'accent.

Vappoggiature faible, en ce qui concerne les règles du § 425, exige beaucoup moins de précautions que l'appogginture expressive. Elle peut se placer dans n'importe quelle parue, pourvu que le dessin mélodique auquel elle contribue offre quelque intérêt, soit îomme partie prédominante, soit comme partie d'accompagnement.

§ 434. DOUBLE APPOGGIATVSE. La note principale peut être précédée par un groupe de deux appoggiatures successives, l'une supérieure et l'autre inférieure (ou vice versa), ce qui forme la double appoggialure (Ex. 29); mais, dans ce cas, il ny a qu'une seule des deux appoggiatures qui puisse être expressive (Ex. 30), souvent elles sont faibles toutes deux (Ex. 31 ; la seconde mesure de l'Ex. 28 contient aussi une double appoggiature).

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