‹ Traité d'harmonieChapitre 114 sur 137 · IL^I · texte numérisé non relu

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ARTICLE I

DB L'APPOGGIATUBB.

4îl. U Appoggialure est un ornement qui précède sa note principale : „ 0 a „ a

Ex.

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S 422. Lelermeappoggiatureien itaVian appoggtatura) vient du verbe italien appoyjtare (appuyer). Ce terme, dont le sens est un ptMi vague, donne lieu à deux interprétations qui, selon l'importance que prend la note, s'appliquent tantôt à l'une tantôt à l'autre des deux sortes particulières d'appoggiatures qui sont : l'appoggiature expressive qui occupe momentanément la place de la noie principale et sur laquelle l'exécutant doit appuyer (Ex. t), et l'appoggiature faible qui n'est qu'une note non accentuée venant s'appuyer contre une autre note (Ex. 2 et 3).

§ 423. L'APPOGGIATURE EIPRESSITS est, le pi US souvent, placée sur un temps fort; sa valeur est arbitraire :

Ex.

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Mais ce qui caractérise particulièrenient cette note, c'est qu'elle attire ft elle l'accent

pal : ainsi toute appoggialure devient expressive dès qu'elle est accentuée, quelles que

alors, et sa valeur, et la place qu'elle occupe dans la mesure :

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.^i. La sensation causée par l'appogtature expressive placée sur un temps fort est assez analogue à celle que produit la suspension; car, de fait, c'c<it une suspension dont la préparation est supprimée:

iiupenslon ; ,*PPOKK.

Ex.

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D'ailleurs certaines suspensions accentuées, et qui ne sont pas liées à leur préparation par Uf* srncope, prennent toujours le caractère de l'appoggiature :

Ex.

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ftinsi l'appoggiature peut, â volonté, Ôtre préparée; mais celte préparation n'exige pas lard' gularité de celle de la suspension (S 331 ), et admet n'impor'e quelles valeurs :

Ex.

s 425. Kn conséquence de l'espèce d'analogie qu'on vient d'établir entre l'appoggiature expressive et la suspension, toutes les règles relatives à la réalisation des suspensions, principalement celles des 8 3*8, § 357 et 358, sont applicables ici. Toutefois les duretés que produit quelquefois l'appoggiature en frappant simultanément avec celle des notes qui double sa note principale, sont généralement pratiquées avec beaucoup moins de scrupule que ces mêmes duretés résultant des suspensions (S 357 et 358). La raison en est que la suspension est principalement affectée au style sévère, et que son caractère est plutôt calme, tandis que l'appoggiature, dont le caractère est dramatique, appartient essentiellement au style libre où les durelés sont beaucoup moins choquantes, et où elles sont pratiquées, souvent, avec intention. Quoiqu'il en «oit, l'appoggiature est toujours plus douce lorsqu'elle n'est pas entendue simultanément avec la note principale doublée {Ex. 8), mais, si on double cette note, on se conformera aux règles de réalisation que renferment les S 418, S 419 et § 420.

s 426. L'appoggiature expressive s'emploie le plus souvent dans la partie supérieure prédominante; on doit éviter de la placer dans une partie intermédiaire (sauf dans le cas d'appoggiatures simultanées § 431); quanta la Basse, il faut beaucoup de tact et d'expérience pour y faire usage Je l'appoggiature expressive; elle y produit presque toujours des duretés inadmissibles (F X. 9 et 10), à moins qu'elle n'y soit attaquée qu'après le frappé de l'accord, ce qui, en toute circonstancs, rend l'appoggiature plus douce (Ex. 9 6ti et 10 bis).

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