en ni maJ
§^Ëg
^jrt
; ; en Fa m»j.
§ 471. Mais lorsqu'on ne fait qu'interrompre momeitiaiici&eni l'ordre diatonique d'une gamme ou d'une fraction de gamme pour y intercaler une ou plusieurs notes de passage chromatiques ., cette alternative du diatonique et du chromatique n'influe nullement sur la tonalité (lix. 32 et 33).
sa ^^^ — ô3
I Dt in«j.
en V( maj.
S 472. La gamme chromatique, appartenant de fait à tous les tons, permet toute espèce de modulation pendant sa durée, à condition, toutefois, que cette gamme ne contienne que des notes à valeur brèves et égales (Kx. 34).
loeo
S 473. En ce qui concerne la notation de la gamme chromatique, on emprunte, le plus possible, les signes altératifs aux tons qui sont le plus relatifs de celui qui règne momentanément; mais, ayant tout, on consulte la facilité de la lecture et de l'exécution.
§474. L'emploi et la réalisation des notes de passage à l'égard des autres notes, soit réelles, soit accidentelles, demandent une grande expérience; toutefois les règles contenues dans les paragraphes suivants peuvent servir de guides.
§ 475. Dans le style libre, une no<e de passage d'une valeur courte peut être frappée simultanément, et par mouvement semblable, avec une note réelle, quelque soit l'intervalle que ces deux notes forment entre elles, pourvu, toutefois, qu'elles ne produisent pas un choc de seconde (surtout de seconde mineure), mais qu'elles soient distantes, 1 une de l'autre, au moins d'une septième ou d'une neuvième {Voyez l'Ex. 35).
§ 476. Comme complément du paragraphe précédent : toutes les fois qu'il y a rencontre, par mouvement direct, entre une note de passage et une note réelle, ce n'est pas la note de passage qu'il faut consulter pour vérifier si la réalisation est correcte, mais il faut substituera cette note de passage la note réelle qui en est le plus proche et vers laquelle elle se dirige: si l'intervalle harmonique qui résulte de cette substitution est une quinte jufle ou une octave, la réalisation est fautive. Eu conséquence l'Ex. 36 contient d«s quintes et des octaves défendues qu'on pourrait encore appeler ici cachées (*)oa retardées par une note de passage; l'Ex. 35, au contraire, est bon.
bon
Allegro.
^^.^\HPàmm^^;^^
À Ai.
T~e/-- i4KZ-
ÊE^^
mauvais
»«.I.t IJ.t .t.ll t-l
S 477. Lorsque les intervalles harmoniques de quinte juste ou d'octave, provenant d'un mouvement direct, se trouvent dans les conditions permises par l'exception du S 53 {Voir plus bas Ex. 37 et 38), il ne faut pas remplir, par des notes de passage, la lacune qui sépare les deux notes formant l'intervalle disjoint (Ex. 37 bis et 38 bis) : car, alors, la partie inférieure ne procéderait plus par degrés disjoints, et il en résulterait deux quintes consécutives dans l'Ex. 37 bis, et deux octaves dans l'Ex. 38 bts.
bon
^ S7 bis mauvait
sT"
bon
^58 Iris mauTils
y AITS STTT«'11^
Eê
It^^
O TuiT s Ml, timû fuc S 88 ci 90.
5 478. Il est important de ne pas confondre les cas qui doivent être soumis i la règle du paragraphe précédent (c'est-à-dire les cas où les notes qui forment l'intervalle de quinte juste ou d'octave auquel on aboutit sont toutes deux notes réelles) avec ceux dont il est question dans le S *51. Ainsi, lorsque le mouvement direct aboutit à une quinte juste formée par une note réeZ/e d'une part et par une note mélodique quelconqtu d'autre part, la note de passage qui précède la note réelle est sans inconvénient, comme on le voit dans l'Ex. 39 déjà consigné dans le S *51. L'élève, toutefois, ne se permettra pas ces sortes de licences
Voyez, S 451 hi$. Ex. 50.
S 479. On fait quelquefois résoudre la septième de l'accord de dominante tel qu'on le voit Ex. 40- et les deux quintes qui résultent des Kx. 41 et 42 ne sont pas d'un mauvais effet, atténuées, comme elles le sont ici, par une bonne Basse (Voir S 210 Ex 9 et 10) ; mais cette licence ne se pratique que dans le style libre; d'ailleurs la réalisation de l'Ex. 43 est, en tout cas, préférable (*).
5 480. Le mouvement contraire aboutissant simultanément à une note de passage et à une note réelle, ne pourrait avoir d'inconvénient que si la note de passage était longue, ou si les deux notes étaient rapprochées de manière à produire simultanément un choc de secon4e; encore, dans la musique instrumentale, n'a-t-on pas toujours égard à cette dernière considération, surtout lors des différences de timbres.
§ 481. La fausse re/ation, entre une note de passage diatonique et une note réelle, est généralement d'un mauvais effet; mais dès que la note de passage est chromatique, la fausse relation n'est d'aucun inconvénient (Ex. 44).
bitt
feï:-
/482. A l'égard des notes accidentelles de première classe {**), les notes de passage ont, en général, une marche assez libre. Pendant la durée d'une suspension on peut parcourir, en valeurs brèves, une gamme (soit diatonique, soit chromatique,) d'une ou ae plusieurs oc-
n La meilleure réaliulioD est celle d« IBx. 100 $ 4SW. r*) ►•»«« 130
tavei, sans se préoccuper de ce que celte gamme, durant son parcours, fasse enf^n Ire la note do résolution de la suspension avant que cette résolution ait eu lieu dans la partie oui suspend (Ex. 45): pourvu, toutefois, que la suspension ne se résolve pas au moment ou m gamme arrive simultanément, et par mouvement semblable, sur la note résolutive de la siis< pension, ce qui produirait deux octaves (Ex. 46).
5 483. Les notes de passage rapides, frappées simultanément avec la broderie et même avec Vappoggiature, ont aussi une allure assez indépendante comme on peut le voir par les Ex. 47 et 48; toutefois, à mesure qu'on ralentit le mouvement de ces exemples, les chocs dissonants des diverses notes mélodiques deviennent plus sensibles et Dnalement intolérables. Toutes ces licences doivent être sévèrement défendues à l'école, quelle que soit d'ailleurs la rapidité du mouvement.
mm
ÀlUyro inoUo.
o^gsn;^
Tisà
s 484. Notes de passage simultanées. En procédant par le mouvement direct, les notes dt passage simultanées ayant simultanément la même durée, qu'elles soient diatoniques ou chromatiques, ne peuvent être disposées qu'en rapports de tierces (Ex. 49 et 50) ou de sixtes (i;x. 51) ou de quartes accompagnées par une partie inférieure formant des sixtes avec la partie supérieure (Ex. 62). Pourtant, dans une série dénotes analogues à celle de l'Ex. 52, on double quelquefois, à l'oclave, chacune des trois parties (Ex. 52 6t»), el, quoique cela produise une suite de quintes, l'efTet n'en est pas dur lorsque le mouvement est rapide; cependant on ne voit cette licence que dans la musique instrumentale.
- ao4 -
S 485. V.n procédant par le mouvement contraire, les notes de passage simultanées et étant de valeurs brèves, permettent entre elles des chocs dissonants qui seraient intolérables ayoc des valeurs longues (Ex. .^3 et 54) Kn tout cas, dans la musique vocale, on évite ces licences, et il est toujours préfériible de disposer, en rapports consonnants, les notes de passage simultanées-, on peut, alors, leur donner une durée plus longue que ne le permettraient des rapports dissonants (Ex. 5,'>, 56 et57).
Allegro, p»^,,
i^nS^ES
JlSLCt.
Èd
sàd
ÀÂ
S 486. Les diverses notes d'un accord peuvent être soutenues durant une série de notes de passage simultanées, mais à condition que ces notes de passage soient assez rapides pour ne pas trop accuser les duretés qui en résultent dans les moments où elles viennent toucher les notes réelles :
Allegro.
Tr^a
rrn
s 487, Dbiix ou plusieurs parties peuvent renfermer simultanément des notes de passage, sans que ces notes coïncident entre elles comme durée (Ex. 59 et 60). En ce cas, et lorsque deux parties procèdent par moutemenl semblablt, elles ne doivent aboutir ni à une quinte juste, nia une octave, que ces intervalles, d'ailleurs, soient ou non retardés i\aus le sens expliqués *'^6 '-♦" mouvement contraire, cuire ces notes de passage simultanées et d'inégale durée réciproque, auidi-ise, pour ainsi dire, tonte espèce de dureté en ce qui concerne le styln libre, pourvu que les cL'»cs des notes qui sont dissonantes entre elles passent avec une rapidil' furfisante oour que l'oreille n'en soit pas blessée
FORMVlESDirERSESDE RÉÂLISATIOIV AUXQUELLES SE PRÉTEKT LES NOTES DE rASSÀGB ET ORfTEUENTS APPLICABLES A CES NOTES.
S 488. Une Note de passage peut être répétée instantanément, à diverses reprises et selon des rhythmes dirers (Ex. 61 et 62); elle peut être précédée ou suivie de silences (Ex. 63, 64 et 65), ou faire partve d'une harmonie brisée (Ex. 66, 67 et 68); les notes de passage simultanées peuvent se briser entre elles (Ex. 76 et 77).
Les notes de passage peuvent être ornées par la broderie (Ex. 69, 70, 71, 72 et 78), ou par Vappoggiature (Ex. 73, 74, 75, 79, 80 et 81 ), et même par l'échappée (Ex. 82, 83 et 84).
Enfin, une note de passage peut précéder ou suivre, soit la broderie (Ex. 85 et 86), soit l'a/jpojjtafure (Ex. 86,87, 88, 89, 89 bw et 90); l'échappée peut être précédée d'une note de passage (Ex. 91).
f II
wm
«•^ f> p fi . 0
rj t
^gS^g
^Ëf^^^E^^^
p p PP f^P
p e p e 84 epe -lUIi!— y* pe 83 b pb
86 pi) a p
(*) L« même Turmule peut Aire analysée dilTëremmtnt iToir § 444, Ëi. 8).
iOVirOQVES RgSULTlNT DEH KOTES DE TISSÂSE. Ç 489. uans les Ex. 92, 93 et 94, les notes qui occupent les temps faibles, tout en pouvant fitre envisagées comme notes intégrantes de l'harmonie, ont, en réalité, le caractère de nott$ te pafsage et doivent préférablement s'analyser comme telles.
.98 1 IPi .95 , ;;) I ,P| 04
§490. Certaines notes de passage chromatiques déterminent momentanément des agrégations qui peuvent s'analyser comme accords altérés (*), (Ex. 95 et 96), ou d'autres agrégations que plusieurs théoriciens ont classées, à tort, parmi les accords altérés (Ex. 97, 98, 99,99 bis et 100).
Le L^^
ajc
99bl9
EC
ztrjfe
fat
§491, Lorsqu'une note de passage accuse le temps fort, et qu'elle implique un accent, elle prend souvent le caractère de Vappoggiature (Ex. 101 et 102). Les remarques du S *56 sont, en partie, applicables ici.
a ^ -V. . 102 P <^^ . JL i«.
jO-
^M^ i— ej^tr-j— "^
S 492. Les notes de passage simultanées se traitent quelquefois, entre elles, comme formant de véritables accords (Ex. 103 et 103 bis); mais l'inslinct musical, en ce cas, les saisit de préférence comme notes de passage (**). Ces notes, ainsi harmonisées entre elles, constituent donc ce qu'on pourrait appeler des accords de passage ou des harmonies de passage. 103 II.. 1051
Allearo.
TTJV
f=fT
SiÈ
<["^ yoyt% § 263 relativement à raltéralion mélodique et i laltérilion harmouique. (**) Tnix i l'anDUi <<•' '«(te r*>narque, le« réOeiions du § 318.
§ 493. Les harmonies de passade dont on vient de parler ont souvent lieu pendant la duré* fune note placée dans une partie supérieure ou intermédiaire (Ex. 104, 105, 105 bts, ei 106 bis); celte note est alors généralement qualiCée de pédale (supérieure ou médiaire) p»r Ja plupart des théoriciens ; mais il est à remarquer que les accords passagers placés dnns ces conditions (malgré la persistance de la note qui leur est étrangère) n'ont presqufc jamais l'importance, ni l'ampleur que peuvent affecter les accords accompagnant une véritable pédale; en un mot, lorsque les diverses notes de ces accords passagers procèdent, mélodiquement, par degrés conjoints et que d'ailleurs leur durée n'est pas longue, elles prennent un caractère non équivoque de notes de passage, et, par conséquent, leur émission simultanée forme des harnwntes de passage.
lOV
nieg
y^ry
rr
et^tr^tf^^g^f^
pi'dalc Inférieure
106 bù
te
Allegro.
SEl;
^^^^^gi-rf-ffîi-^