DES IMITATIONS
S 496. LMhitation consiste à reproduire, dans une partie quelconque, un motif ou un frag» ment de motif qu'âne autre partie vient de proposer ( î'oir, plus bas, les exemples).
On peut produire des imitations, non-seulement avec la tite du motif, mais encore avec toutes les parcelles dont se compose ce motif, et varier ainsi l'intérêt d'un morceau de musique sans sortir de son sujet ni de son caractère.
Les motifs courts, et surtout les fragments qui ne présentent qu'une parcelle d'un motif sont ceux qu'on emploie de préférence, pour les imitations, dans ce qu'on nomme le style fugué
§497. Le motif proposé se nomme I'antécédant ['imitation de ce motif se nomme le conséquent; on rend Vimitation plus saisissable en faisant précéder le conséquent par un silence plus ou moins long :
. 1 antécManl
Exemples.
^uent
Co*J(»)
"cr
antécMant
g? "■ ' UiM
conséquent
Si
§498. Le conspuent n'imite souven't qu'une partie du motif proposé, et peut, à son tour devenir antécédant en proposant un autre motif : Exemple.
«om*<ju«it ,ni^
eonseq.
É#^ IP j9
Coda
aotéeédant
eonseq
técédant
(*) Oa fait ceiser l'inùtalion, à Tolonté, soit dans le courant, snit a la fln d'une phrase. La Coda, dans cet exemple, ainsi fM dans la plupart des exemple* suiTaaU, n'a été ajoutée qae pour serrir de terminaison.
499. DaBsIés exemples 1 et 2 le eoméquenl imite Vanikédant à Vunisson ou à Vociave; mais, selon que le motif s'y prête, le conséquent peut imiter \'anlécédanl à n'importe quel intervalle (soit simple soit redoublé]: Exemples.
TV
Imitation
ilaMcondf
8upérkar«.
etc.
/M., u-cnnde
inférleuK.
^-ÛL
?tl
fei
IbU., tirrce
supeneure.
etc.
îbla., tierce
Inférieure.
Ê=fe
fe
Imitadon à la
quarte supérieure.
/6fd., quarte
inférieure.
/6Mi., quinte
f^lfV^rif fMl, /hr>^i44g
eupérteu
Ibid., qiiintr in
fërieure.
fTTi r fTr-*-
tt±
iM
acrf
/Md., sixte supérie
etc.
/Md., sixie inférieure.
eto.
IK
/Aid., KpUtme inférieure.
/Md.,*epMén)
e luperleure,
g^^Së
<| 500. Un nomme ehitation héculiârb ou contrainte celle où tous les intervalles mélodiques du conséquent répondent rigoureusement aux intervalles mélodiques qui leur correspondent dans VanCécidant: p;ir exemple où la seconde majeure répond à une seconde majfure, la quinte i%uU k une quinte juile, etc., etc. Lorsque cette correspondance n'est pas complètement observée, c'est-à-dire lorsqu'on répond, par exemple, à une seconde mineure par une seconde majeure {vouex entre autres Ex. 4 ), à une quinte luste par une quinte diminuée ( Voir Ex. 13)
l'iMiTATiON est appelée irrsgulièrr. II est donc évident que l'imilatlOD à Voctave ou à Yunitton est la seule qui puisse, en toute circonstance, être parfaitement régulièri; toutes les imitations autres qu'à l'unisson ou à l'octave sont presque toujours plus ou moins irrégulières, et, si on voulait les rendre régulières, on serait forcé d'altérer certaines notes du conséquent afin que tous les intervalles y répondissent exactement aux intervalles correspondants de VanUcédant; mais alors, le plus souvent, les exigences tonales s'opposeraient absolument à ces altérations; les imitations à la quarte ou à la quinte seules peuvent quelquefois s'y prêter sans nuire à la tonalité (*) {Voir plus bas Ex. 16 bis).
On nomme imitatioîi librh colK' où la correspondance des intervalles est plus arbitfaire encore que dans l'imitation irrégulière : par exemple oil on répond à une tierce par une quarte ( Voir Ex. 17), à une quarte par une sixte (Ex. 18). — Enfin on nomme imitation de mouvement celle où la correspondance des différents intervalles est si peu observée qu'il n'existe, entre \' antécédant et le conséquent que la seule conformité du rhythme (Ex. 19).
l6Ms
fe
ztx
■*=iS
^, jin^^
§501. Vlmilation, sd\i régulière, soit irrégulière, soitZtftre, peut avoir lieu : !• Par MOUVEMENT SEMBLABLE, c'cst-à-dirc lorsque le conséquent imite tous les mouvements ascendants ou descendants de l'antécédant (Vo»r tous les Exemples depuis 1 jusqu'à 18).
2* Par MOUVEMENT CONTRAIRE : lorsque tous les intervalles ascendani* de l'antécédant sont convertis, dans le conséquent, en intervalles descendants, et vice versa : i!>xemples.
:xsi
t=ti
'-Gr
Coda
(*) Ce* mioits xmitalioni à la quarte et i la quinte se trouvent parfois être nalurellemenl régulières sans les secours des tlÙratioDS {Voir Ei. 9, 10 et 11, ■( comparer l'Bx. 16 à l'Bx. 16 bit); de là rient, sans doute, que jusqu'ici elles ont éU ela8i4e< parmi les imitations régulièru.
3» Par AUGMENTATION > en doublant, dans le conséquent, la valeur de chacune des notes d«
i'antécédant.
iPe
Coda
-nr-
4* Par diminution: en réduisant de moitié, dans le eonsiqiunt, la valeur de caacune des notes de Vantécédant :
pf^
ÛOC
zz:
Il existe encore plusieurs autres espèces à! imitations^ mais la plupart d'entre elles sont ou ingrates ou puériles.
§502. Les imitations^ selon le nombre des parties qui s'imitent successivement, prennent le nom A'imitations à dedx, à trois, à quatre parties, etc.
IXBVrLI S'ONK miTATION A TROIS PAKTII*.
fj p
feê
KIKHPLE DUNE IMITATION A QDATRK PARTIES:
fzT-:^
rrr
fa-C •
nsr
TV