DE LA BASSE CHIFFRÉE
Pour indiquer le plus succinctement possible une harmonie conçue ou qui est destinée à être réalisée, on se sert de chiffres placés au-dessus des notes de la Basse. Chaque note de la Basse reçoit ainsi un ou plusieurs chiffres, selon la nécessité, et selon la nature de l'accord qu'on v«ut employer ; lorsque l'espace qui sépare les portées ne permet pas de placer les chiffres au-dessus des notes, on peut les placer au-dessous.
Les ehiff'S-i indiquent simplement les intervalles que forment les notes importantes de 1^ accord avec la note placée à la Basse; ils ne sont donc qu'un moyen pour faire deviner 1 harmonie, moyen incomplet et souvent insuffisant (comme on pourra s'en convaincre plus tard), el que beaurouD d'aulc tirs ont plus ou moins modifié selon leur convenance; certains auteurs expriment en rhilTros toutes les notes de l'accord , d'autres ne mettent que les chiffres les plus indispensables pour le faire dev ner. Ainsi l'accord parfait, dans son état direct, se chiffre le plus souvent par .'), quelquefois par |, d'autres fois seulement par un 3 qui, dans ce cas. implique assex souvent la suppression do la quinte; le chiffre 8 impose d'ordinaire l'octave. L'accord de ijuinte diminuée se chiffre aussi par 5, souvent par un cinq barré (6). Le zéro indique l'unisson, quehiuefois l'octave, et en tout cas l'absence d'harmonie.
Quand l'accord parfait est dans T'^tat direct on se dispense quelquefois de le chiffrer ; ainsi l'absence de chiffres sous-entend l'accord parfait.
Lorsqu'il faut plusieurs chiffres pour exprimer un accord, ces chiffres se superposent en suivant d'ordinaire leurs rangs d'ordre depuis le plus faible, qu'on place en bas, ju.squ'au plus fort qu'on place en haut, à moins qu'on n'ait l'intention de préciser la position de l'accord, en ce cas on dispose les chiffres selon le rang qu'on veut assigner à chaque note à compter du >as en haut- Exemple.
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Lorsqu'une note tenue dans la Basse est commune à divers accords consécutifs, on exprime successivement, en chiffres, tous les accords que doit comporter cette note , en laissant un espace suffisant entre le chiffre ou la colonne des chiffres d'un accord et les chiffres
. . > de l'accord suivant: Ex. "^y -^^ U; la note ut comporte donc ici trois accords;
celte manière d'indication est vague puisque la durée do chaque accord n'y est pas précisée, dans des cas pareils, lorsque la subdivision d3 la mesure le permet, on donne une valeur égale à tous les accords , sinon on se conforme au rhythmc général du morceau.
Un trait horizontal, succédant immédiatement à un chiffre, indique que la note représentée par ce chiffre se prolonge autant que le trait, lors mémo que d'autres chiffres, placés »u-des MU ou an-dessous de ce trait, changeraient la nature de l'accord: Exemples.
Par conséquent le trait horizontal sert aussi à indiquer la prolongation d'un même acconl et dispense des changements de chifTres que nécessiteraient les renversements produits c*i les mouvements de la Basse. Exemple.
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TT
Un accident placé devant un chiffre affecte la note correspondant à ce chiffre ;
Par exemple, / — H , indique fa dièse f ^
Un accident isolé placé sur une note Basse affecte la tierce au-dessus de cette note, coinmo si cet accident était placé devant le chiffre 3 ;
Kxcm
pies. / o — 1, ou bien ! — ) o ^^, représente î / ^8
Pour l'accord parfait dans l'état direct il suffit de placer l'accident tout seul au-dessus de la fondamentale :
Ex. /~ r-r— — représente: ^'—^^^4-
; comme si lanoteétaitchiffrée ainsi; -9^ — -rv-
Dars tous les accords dissonants placés sur la dominante des deux modes, la noie sensible est généralement indiquée par une petite croix (+).