DES ACCORDS DE SEPTIÈME
S 203. En examinant les divers accords de septième résultant de la superposition de tierces sur chaque degré des deux modes (voyez le tableau de la page suivante) on en trouve sept espèces différentes mais dont quatre seulement sont admissibles comme véritables accords de septième se traitant d'après les principes du chapitre précédent; ces mômes principes ne sont pas tous applicables aux accords des trois autres espèces lesquels sont places sur le 1", le 3* et le 7* degré du mode mineur. De ces trois accords, biffés par une croix dans le tableau ci-après, celui qui est placé sur le X" degré du mode mineur est, pour ainsi dire, impraticable comme accord réel et no peut être classé que dans le second Livre traitant des notes accidentelles; quant aux accords du :5'etdu 7* degré du mode mineur, on sait qu'ils sont inusitcst*).
' h;irmi>iiii- : mal ^aol à celui du
it pa« conclure &>• là que Ici accords irtonliqiies à ceux du 3' el du 7» degré du mode mineur sont eiciv.,. de lis ni l'un m I niilrr di- ces deux accords ne se présente jaiii.Tis a*cclo c^irailiVc du degré que leur .issi|;ne l# rgin. 41 mire : T." ronl du S' di^ré ilii uimle mineur Imiivera sa véhlable place dans les accords alleri^; I 7' Any*., très fjniilier à l'oreille, il dérive de l'ai-eord de neiiy éiiic mineure.
TabUau comparatif des diverse» espèces d'accords de septième que comportent les différent»
degrés des deux modes.
(espèces)
Maiê majeur.
Mode mineur, -?
(degrés)
ARTICLE L
AOCOBD OB eBPTIBMB DB PBBMiàBB BSPàOB
S 204. L'accord de septième de première espèce se compose d'un accord parfait majeur avec addition de septième mineure; il est placé sur le 5* degré (la dominante) des deux modes , de là le nom d' accord de septième dohiuante , qui lui est atrccté.
S 205. La septième ou note dissonante de cet accord n'exige point de préparation f§ 180); iouterois, lorsqu'elle forme note commune avec l'accord précédent, il est préférable de la préparer :
Exemples.
bon
ES
moins bon
s 206. L'accord de septième dominante, outre sa noie dissonante, contient uue autre note ayant une tendance résolutive très-prononcee; cette note est la tierce de l'accord, en d'autres termes, la note sensible du ton; elle doit monter au degré conjoint supérieur qui est la note tonique-, mais, de même que la note dissonante (S 185), cette note sensible, au lieu de se résoudre régulièrement, peut, exceptionnellement, se maintenir en place, ou subir UD changement chromatique ou enharmonique.
S W7. Le tableau suivant contient l'accord de septième dominante avec ses renversements, sa résolution naturelle ($ 199), ainsi que la manière de le chiOrer :
Mode majeur.
JpNal MtfMU^*
N. B. La manière de chiffrer, indiquée ci-dessns, est généralement adoptée pour l'accord de septième dominante; elle dispense en toute circonstance et avec n'importe lequel de ses renversements, d'écrire les accidents que nécessitent les modulations. Le six barré 8, qui désigne le second renversement, est tout à fait conventionnel. Quant à la peiile croix, elle sert exclusivement à indiquer la note sensible dans tous les accords dissonants ayant pour fondamentale la dominante de l'un ou de l'autre mode ; dans l'état direct de l'accord cette petite croix est placée au-dessus de la fondamentale dont elle représente la tierce, comme le ferait tout accident isolé, et comme si l'accord était chiffré +1- Le second renversement, dans beaucoup d'écoles, se chiffre par -f- 6 au lieu du six barré.
§ 208. L'accord de la dominante, avec ou sans septième, permet quelquefois la suppression de la tierce (§ 38) ; cette suppression se fait selon la convenance mélodique ou selon l'insuffisance du nombre des parties :
Exemple.
-^EEàEà
TT
Ce n'est que lort
que l'accord est à l'état de second renversement qu'on évite d'y supprimer la tierce.
Battes a réditer.
(A 4 partiel.)