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ARTICLE IV
ALTÉBITION DB NOTBS AUTBE3 QUB LA QUINTB, DANS OBBTAINS AOOOBDH, O'Oft BÉSCLTBMT LBS ÉQUIVOQUBS DBS ACOOBDS ALTBSâS.
S 293. Dans les articles précédents on a établi l'altération de la quinte, dans le» accords a tierce majeure, comme principe des accords altérés. Ce principe n'est pas arbitraire comme on pourrait le croire; il repose sur l'influence tonale exercée par tout accord altéré, influence dont témoigne sa résolution naturelle (§ 273) et, de plus, il est consacré par l'application qu'en ont fait tous les compositeurs (*). Toutefois on ne peut se dispenser de parler ici de quelques autre» manières d'altération qui paraissent contredire la définition du §267; ainsi l'altération, ou de la fondamentale ou de la tierce de certains accords, produit des agrégations harmoniques piirfaitemenl admissibles; mais toutes ces agrégations se trouvent être les équivoques de quelques-uns des accords contenus dans les tableaux des § 279 et S 285. Tout le monde étant à même d'essayer l'efletde ces altérations sur les accords qui s'y prêtent, il est facile de découvrir toutes les équivoques; on se bornera ici à en citer les plus importantes:
§ 294. L'altération descendante de la fondamentale d'un accord parfait
mineur
~^^ ' donne un résultat identique à celui de l'altération ascendante de la quinte
d'un accord parfait majeur : JL 'y,^!^::^z^^^^ , c'est-à-dire que l'une ou l'autre de ces deux
altérations produit également l'accord de quinte augmentée (voir S 279, Ex. 1). La même altération descendante de la fondamentale, dans l'accord de septième de seconde espèce, produit un accord do septième majeure avec quinte augmentée, accord identique à celui de l'Kx. 4, S 279.
S 295. Cette altération de la fondamentale dans les accords à tierce mineure età quinte juste est assez usitée; mais il esta remarquer qu'elle se présente loujoursavec le caractère de l'altération mélodique. (On sera convaincu de cette vérité, après l'étude des notes mélodiques) ('*).
S 296. L'accord de sixte augmentée était autrefois considéré comme un accord fondamental dont les renversements passaient pour impraticables ; cette raison explique la circonspection et la timidité qui ont présidé à l'emploi tardif et de date, pour ainsi dire, récente, des
accords dont celui de sixte augmentée n'est, lui-môme, qu'un renversement. La plupart des théoriciens modernes considèrent encore aujourd'hui cet accord comme ayant des origines
diverses selon son emploi et selon le mode où on l'applique. Ainsi, l'accord suivant : -^-^rf^qui a pour origine la dominante de la dominante de La mineur (et qui correspond à l'Lx. 21
(*) Il est toujouri bien ealcodu qu'il n'est ici quc-ition que des alléralioos qui sont susceptibles de prendre un c.>uttère irrécusable 'l'accord, el non des altérations méludiquej, lesquelles, vu leur peu de durée et leur eiinci^re tout s|)éeial, peuvent quelquefois dooiier lieu aux agrégations le« plus discordantes en apparence, comme un le verra dans les Cbapiires des note« mélodiques.
(*') Ainsi, dansl'Bx. ii(cl-dessous) le la ^ est simplement nott d» pauage; dans l'Ex S ce m£me I(i 9 est appogi;icUwn, K
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du s 285) est parfois envisagé, ou comme 2* degré d'Ut majeur avec altération ascendante de la fondam<'nfaIe(r^, ou comme 4« degré de La mineur avec altération ascendante de la fondamentale (ré), ou comme 6' degré de Fa majeur avec la même altération de la fondamentale ; enfin , en changeant enharmoniquement le ré $ en mi b de septième dominante du ton de Si b (*)•
on obtient l'accord
Dans l'Ex. suivant
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le second accord, qui, de même que l'accord cité plus haut, a, pour origine la dominante de la dominante de La mineur, se présente fréquemment sous l'apparence du second renversement de l'accord da septième du se cond degré de La mineur avec altération ascendante de la tierce; de plus, il est complètement identique (**) à l'Ex. 21 de l'altération ascendante (S 279). Au surplus, quant à la pratique, il est indifférent d'envisager, sous tel ou tel aspect, certains accords altérés, et même, quelquefois,
de les écrire d'une façon irrégulière comme, par exemple :
, au lieu de ;
cette manière anomale d'écrire est bonne toutes les fois qu'elle peut faciliter la lecture ou •'exécution.
§ 297. En résumé, quelle que soit l'origine qu'on prête aux divers accords altérés, l'important est de connaître toutes les combinaisons auxquelles ils peuvent donner lieu, ainsi que leur effet et leur application. La pratique peut, sans doute, conduire à ce résultat ; mais, théoriquement, il est préférable de les ramener tous à un môme principe qui leur donne, à tous, une identité d'origine et les soumet tous aux mômes lois de résolution que celles qui régissent les autres accords dissonants (S 199 et 200). En suivant ce principe, l'élève pourra tou jours, au besoin, reconstruire lui-môme les tableaux des § 279 et § 285, et trouvera, sans hésitation, toutes les résolutions, soit naturelles soit exceptionnelles, des accords altérés; il sera en mesure d'appliquer ces accords, sous toutes leurs formes, à la pratique et, surtout, il ne sera jamais conduit, par ignorance, à doubler telle note qui, tout en n'étant pas accidentét peut se trouver être la note altérée.
(») El frite vtrsa, en faisant subir le changement enharmonique à la ieptième de ce dernier accord, il en résulte l'accord de sixte augmentée. C'est ainsi que l'accord de teptième dominante, dans certains cas de résolutions exceptionnelles, devieat l'équivoque d'un accord altéré : ( comparez les Ex. 6 et 6 bi» du § 209 avec les Ex. 32, 32 bis, 33 et 33 6»* du §291).
(*') Il va sans dire, que, pour bien voir l'identité des différents accords que l'on compare entre eux dans cet article, il faut les transposer dans un même too et les placer dans une mime position.