‹ Traité d'harmonieChapitre 93 sur 137 · S 342. RÉSOLUTIONS EXCEPTIONNELLES DE LA SUSPENSION · texte numérisé non relu

S 342. RÉSOLUTIONS EXCEPTIONNELLES DE LA SUSPENSION

1" De même que toute dissonance, la suspension, ni\ lieu de se résoudre, peM< se maintenir en place pour faire partie intégrante de l'accord suivant :

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2° La sus/jenswn peut se résoudre en changeant chromatiquement ; ce cas est très rare 6 I, . 11.7, .8 86m

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s 343. IVoTES SUSCEPTIBLES D'ÊTRE RETARDÉES PAR LA SUSPENSION. Il est évident qu'oa ne peut suspendre (*), dans toute espèce d'accord, que celles de ses notes qui n'exigent point de préparation.

La sixième et la septième note du mode mineur ne peuvent pas se prêter entre elles à des suspensions réciproques, ces deux notes formant toujours une seconde augmentée.

S 3i4. Classification des suspensions. La suspension est simple lorsqu'une seule des notes de l'accord est suspendue; la suspension est simultanée, c'est-à-dire double, triple, quadruple, selon que deux, trois ou quatre notes de l'accord sont suspendues à la fois. Les suspensions simples sont infiniment plus nombreuses et plus usitées que les autres, c'est pourquoi on traitera d'abord exclusivement des suspensions simples dans les articles II et III.

S 345, Manière de chiffrer les suspensions. On se sert du même principe que pour les accords à notes intégrantes: c'est-à-dire qu'on exprime en chiffres les intervalles que forme la Basse avec les notes supérieures les plus essentielles-, mais il en résulte souvent des combinai soîis ambiguës et confuses de chiffres qui ne permettent pas de deviner la nature de l'accord et la position respective des notes; il existe un assez grand nombre d'accords à suspensions iiui demandent à être écrits en toutes notes, parce qu'il est impossible de les chiffrer .îlaire ment ; de ce nombre sont tous les accords qui, dans les articles suivants, ne sont pas chiffr»-s.

v*) Le terme swptndre ser» dorénavant pris d^ins le sens de retarder.

ARTICLE IL

DB LA SUSPENSION SUPÉEIBnEK (*).

S S46. La suspenuton supérieure, généralement d'un excellent effet, est extrêmement prati» quée, surtout dans le style rigoureux; elle enrichit considérablement l'harmonie en y introduisant des dissonances dont le caractère ainsi que les effets sont différents de celles qui résultent de la superposition par tierces dans la constitution des accords ; cependant il est des suspensions qui ont une analogie évidente avec certains accords dissonants-, on en parlera dans le S 382; en attendant, l'élève chercheraàies découvrir lui-môme, à mesure qu'elles se présenteront dans les tableaux analytiques des paragraphes et des articles divers qui vont suivre.

8 347. Suspension supérieure de la fondamentale :

dans raccord parfait majeur,

feï

rcc

nr>~

rr

dans l'accord parfait raiueur,

TV

-:Sr

IZZ

dans l'accord diminué,

tt:

-rr

dans laccurd do septième dominante, tO 11

feÊ

^F'-Tf

* • U KM de eetle dénonlaïUop a été txpM^é % 330,

dans l'accord de septième domiuaute,

'•Tec altér.asc. de la quinte,: ; avec altération descendante de la quinte.

ace

:Jck:

TT

~%rr

T'Ssrr

dans l'accord de sei)tième de •2* espèce , i7 J l '«

dans l'accord de septième de 3« espèce 19 I I SO

TT

~nr

jCSC

rcr

3ci:

rse:

me:

Dans l'accord de septième de ¥ espèce, la suspension de la fondamentale est d'un effet mauvais, parce que la résolution détermine une dissonance plus forte que celle de la suspension (*) : Ex.

J|i Ti

Tjr

Dans les accords de neuvième dominante, des deux modes, la suspension de la fondamentale n'est pas praticable.

§ 347 h\%. Les Ex. 2, 5, 8 du§ 347 sont très usités et connus sous le nom de ïus;)en«onj iept-stx; on les applique fréquemment à des marches harmoniques : Exemples. N' i. (A3 parties.)

g — -zzi

t0 76 7« re

N" 1 6i«. (La même marche à 4 parties. )

nn-

Cx.

iÊ

O CeUe suspension ne peut s'employer, dans cet aoeord, que dans les conditions du § M8 appliquées, dans le § â52, «ux Ex. 41 et 41 b».

W i ter. {La mime, avec une réalisation autre et préférable.)

iJ:

Trr

-Tf

nx:

~cr

N" ihis. ^^~^ .^ SX.

ii

in

iffi:

zz=^

xx:

ir:

Marches à réaliser.

A 4 parties.

(A 4 parties.) J^ ^'

TT

lEII

TT

TT

'A 4 partie» )^^^

TT

-TT-

A4p»rlie«.) -^^ ^^

» 6S766S76t876SS + 5

tt:

~rr

TT'

TT

ex:

N- 7. gjTTS

(A 4 et / J, i.\:

I 6 parties.)

(A 3 et ^ 2 .^ ■

4 parties.)

(A 4 parties.) -^-^

=CE-

TV-

~rr

N' iO. x^-«v- (A 3 et / ^

i 4 parties.)

=ES

(A 3 et / li-

à 4 partie».)

(A 4 parties.)

§ 348. La fondamentale d'un accord peut aussi être suspendue pendant que celte mémo fondamentale, non-suspendue, est attaquée dans une partie inférieure, et à distance de neuvième de la suspension (Ex. 21, 22, 23, 2i, -25 et 26) ; ainsi cette neuvième, de même que celle de l'accord de neuvième dominante (§ 242), ne peut être renversée sans produire mauvais effet (Eï. 29), ni rapprochée de manière à former un intervalle de seconde {Ex. 30).

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