‹ Traité d'hématologieChapitre 159 sur 236 · SIXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

SIXIÈME PARTIE

SÉRUM

Le sang coagulé se sépare en deux parties : 1° le caillot contenant les globules rouges, les globules blancs et la fibrine ; 2" le sérum.

Le sérum est souvent considéré comme étant la partie liquide du sang ; c'est là une notion inexacte ; il est un premier point que l'on doit avoir toujours présent à l'esprit au début d'une étude sur les propriétés du sérum, c'est que ce liquide est un produit artificiel qui ne saurait être assimilé au plasma vivant. Ses propriétés sont bien plus complexes. Au moment de l'issue du sang hors des vaisseaux, il se produit des phénomènes de leucolyse, ayant pour résultat de mettre en liberté les divers ferments qui, dans le sang circulant, sont contenus à l'intérieur des leucocytes (ferments coagulant, bactériolytique, cytolytique, etc.).

Le sérum est donc, en réalité, un véritable soluté de leucocytes; il en renferme toutes les énergies, il traduit artificiellement les propriétés des leucocytes de l'organisme vivant.

La présence de ces énergies diverses dans le sérum n'implique en rien que chez le vivant, elles soient à l'état de liberté dans le plasma circulant, et l'origine leucocytaire de la plupart d'entre elles semble aujourd'hui, depuis les travaux de MetchnikofP et de ses élèves, devoir être considérée comme absolument démontrée. C'est se ilement pour la facilité de leur étude, que faisant abstraction de leur origine réelle, on les considère comme faisant partie intégrante du sérum, comme lui appartenant en propre.

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