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COLORATION DU SANG VIVANT

d'une égale quantité d'eau donne de très belles préparations. On fait agir une à deux minutes le mélange sur le sang; on lave soigneusement à l'eau ; puis on décolore par l'alcool absolu ce qui permet d'obtenir une électivité plus grande de la matière colorante.

On peut aussi employer de la même façon, : le bleu de toluidine ou le bleu de méthylène en solution aqueuse à 1 p. 100.

Les préparations de sang colorées par l'un des procédés que nous avons indiqués peuvent être conservées longtemps à l'abri de la poussière et de la lumière ; si on doit les regarder de temps en temps, il est bon de les monter dans le baume du Canada au xylol et de recouvrir d'une lamelle.

C. Méthode des coupes histologiques. — On peut aussi, pour étudier le sang, le monter après fixation dans la paraffine et le débiter en coupes histologiques.

Grawitz ^ recommande le procédé suivant : on laisse tomber une goutte de sang dans un flacon rempli de liquide de Flemming. Au bout de 24 heures, on lave à l'eau courante, puis on durcit dans l'alcool, on monte dans la paraffine, on coupe et on colore, comme s'il s'agissait d'un tissu ordinaire.

§ III. — Coloration du sang* vivant.

On a essayé de colorer les éléments du sang encore vivants, sans leur faire subir au préalable la dessication et la fixation qui peuvent altérer leur forme et leur réaction.

La méthode indiquée par Ito % puis par Rosin et Bibergeil ^ est la suivante : On prépare un certain nombre de lamelles sur lesquelles on étale, au moyen du bord d'une autre lamelle, une goutte de solution colorante, de manière à obtenir une couche mince et régulière, sans grumeaux et assez fine pour apparaître à peine sur un fond blanc. Les solutions alcooliques s'étendent plus facilement et plus régulièrement que les solutions aqueuses. Les plus employées sont les solutions de bleu de méthylène et de rouge neutre. On peut aussi employer les combinaisons suivantes : éosine bleu de méthylène ; triacide de Pappenheim ; rouge de magenta, vert de méthyle *.

Une goutte du sang à examiner est étalée sur une de ces lamelles sèches, très

1 Grawitz. Melhodik der klin. Blutuntersuchungen. Berlin, 1899. ^ Ito. Allgein. medic. Centralzeit. 1901.

3 Rosin et Bibergeil. Ergebnisse vitaler Blutfârbung. Deut. ined. Woch., 16 janvier 1902.

< Le bleu de méthylène polychrome peut être préparé suivant la formule de Goldhorn : à 2 gr. de bleu de méthylène dissous dans 300 cent, cubes d'eau chaude, 4 gr. de carbonate de lithine sont ajoutés avec agitation constante. Le mélange est chauffé au-dessus du bainmarie, dans une capsule découverte, pendant 10 ou 13 minutes, et remué avec un agitateur. Il est ensuite embouteillé sans filtration, et après quelques jours, sa réaction est corrigée par une solution d'acide acétique à 5 p. 100 jusqu'à alcalinité faible.

TECHNIQUE GÉNÉRALE

rapidement, en couche mince, au moyen du bord d'une autre lamelle. Puis sans attendre la dessication, la lamelle recouverte de sang est placée, la face imprégnée en bas, sur une lame concave recouverte à l'avance de vaseline ; la préparation est fortement pressée, ses bords encore recouverts de vaseline, de façon à empêcher le dessèchement.

Le sang reste ainsi longtemps frais ; les leucocytes montrent des mouvements amiboïdes durant 48 heures ; les plaquettes sanguines sont immobiles, contrairement à Topinion de Deetjen ; les globules rouges, immobiles, gardent leur forme durant une semaine.

Avec le bleu de méthylène, les éléments du sang subissent des colorations et décolorations successives. Les leucocytes prennent le bleu d'une façon diffuse, puis le cèdent aux hématies qui sont dans leur voisinage, et le reprennent de nouveau au moment de leur mort aux hématies qui se décolorent. Les difîerentes espèces de leucocytes ne se colorent pas de la même façon. Les plaquettes se colorent en bleu, plus fortement à leur centre. Les héinaties présentent souvent des granulations basophiles dans leur protoj)lasma.

Ces colorations du sang, difficiles à obtenir, ne peuvent servir que dans des cas exceptionnels. Himmel pense que le rouge neutre a une élection pour les substances phagocytées par les leucocytes vivants.

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