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ANATOMIK ET PHYSIOLOGIE DES GLOBULES ROUGES

globine, qui apparaît par suite sur l'hématie vue de face, comme une tache claire.

Ce noyau est ovalaire et teinté d'une manière uniforme par les couleurs basiques, sans que l'on puisse distinguer en lui un réseau de chromatine. Il représenterait un noyau momifié et serait incapable de devenir karyokinétique. Si l'on fixe le sang par l'acide osmique, et si l'on fait agir vme solution acétifiée de vert de méthyle, on voit que les noyaux présentent tantôt un fdament chromatique continu, tantôt et plus souvent un réseau chromatique. Ranvier a montré que l'alcool au tiers, employé d'une manière progressive, le gonfle et y fait apparaître un ou deux nucléoles.

L'aspect des hématies nucléées n'est pas aussi homogène que celui des hématies anucléées. Hayem a montré que, lorsqu'on traite des hématies par un liquide qui dissout l'hémoglobine sans altérer le stroma, on peut voir parfois apparaître autour du noyau une atmosphère granuleuse. Souvent le stroma a un aspect finement réticulé ; mais, d'après Ranvier, cet aspect est dû à des plis existant à la surface de l'élément. Les hématies présentent un double contour que l'alcool dilué exagère ; on fait apparaître ce double contour vivement teint en rouge par le sulfate de rosaniline. Cette pseudomembrane n'est d'ailleurs pas isolable et paraît n'être que la couche périphérique de l'élément condensé. Leurs dimensions sont relativement considérables : pour la grenouille, 22 dans le grand diamètre, 15 dans le petit; 30 à 40 chez le triton; 80 chez le protée ; 90 et plus chez l'amphioxus. Leur nombre est beaucoup moins grand par millimètre cube que celui des hématies et ne dépasse pas en moyenne 400 000.

Oiseaux. — Les oiseaux ont, comme les batraciens, des globules elliptiques, biconvexes, nucléés ; le noyau n'est pas bien visible sur le globule vivant intact, mais il apparaît nettement par l'elTet des réactifs colorants ou après dessication brusque. Ces globules ont en moyenne 15 F de long et 7 à 8 de large.

Poissons. — Les poissons ont des globules elliptiques, nucléés, comme ceux de la grenouille ; seuls les cyclostomes, dont les globules sont discoïdes, font exception.

c A H A ( ;t i: r es physiques.

§ II. — Caractères physiques.

Les hématies présentent deux propriétés physiques principales : rélasticité et la viscosité.

Élasticité. — L'élasticité ou plasticité des hématies leur permet de se déformer à la moindre pression et de reprendre ensuite leur forme première lorsque la pression ne se fait plus sentir.

On constate facilement cette propriété en observant au microscope la circulation du mésentère ou de la membrane interdigitale de la grenouille : on voit les hématies pénétrer en s'étirant dans les capillaires trop étroits, buter contre les éperons, s'incurver, puis reprendre leur forme discoïde lorsqu'elles se trouvent à leur aise dans le plasma.

La plasticité des globules rouges peut être appréciée de la façon suivante (Malassez) : on applique une lamelle sur la moitié seulement de la goutte de sang qu'on vient de recevoir sur une lame de verre, puis on observe au microscope : on voit les globules rouges venir buter et se déformer momentanément contre les bulles d'air, comme ils le font contre la paroi des vaisseaux sanguins.

Tandis que les globules normaux sont très élastiques, les globules des saturnins sont rigides et peu modifiés par les pressions qu'ils subissent ; au contraire, les globules dans les anémies graves subissent des déformations plus faciles et plus durables, ce qui explique leur irrégularité sur des préparations de sang sec : il est probable que les déformations n'existaient pas dans les vaisseaux et se sont produites au moment de l'étalement.

Viscosité. — Les hématies présentent une certaine viscosité qui leur permet d'adhérer entre elles et de se disposer en piles de monnaie, comme on l'observe quelquefois dans les petits vaisseaux d'un animal vivant quand la circulation j est très ralentie, ou bien dans les préparations UMcroscopiques de sang.

Cette disposition ne tient pas à la production de la fibrine, comme l'avait supposé Dogiel, puisqu'elle se manifeste également dans une goutte de sang préalablement défibriné ; elle tient à une altraclion

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