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DANS LE SANG (AUX DÉPENS DES HÉMATOBLASTES

adulte. Ce processus se retrouve chez tous les vertébrés, aussi bien chez ceux qui ont des hématoblastes et des globules rouges nucléés que chez les animaux à hématoblastes et à hématies sans noyau.

Hayeni s'appuie surtout sur ce qui se passe chez les vertébrés ovipares : chez les oiseaux en particulier, Thématoblaste, qui est une cellule à noyau comme le globule rouge, est un élément volumineux, ayant forme de cellule, et facile à étudier. Cet hématoblaste présente les mêmes propriétés physiologiques que le corpuscule héma-

Fig. 46. — Eléments vus dans le sang d'une grenouille rendue anémique par hémorragie au moment de la réparation sanguine. Examen avec le sérum iodé (Hayem).

a a, Hématoblastes peu modifiés ; tous les autres éléments représentés ici sont des globules rouges imparfaits, intermédiaires entre les hématoblastes et les globules rouges ordinaires. On remarquera l'apparence lobulée du noyau dans quelques-uns de ces éléments b, b. Les éléments de la première rangée sont ceux qui se rapprochent le plus des globules rouges ordinaires.

toblastique des vivipares : vulnérabilité, participation au processus de coagulation et à la constitution du réticulum fîbrineux.

Chez le pigeon, Luzet ^ dans le laboratoire de Hayem -, a étudié le mode de régénération du sang après une saignée. La plus petite perte de sang est suivie chez le pigeon d'une poussée hématoblastique et de modifications successives des hématoblastes qui montrent toutes les transitions entre cet élément et le globule rouge adulte.

Ainsi, chez les grenouilles rendues anémiques par l'amputation d'un membre, chez les oiseaux anémiés par les saignées, on voit

1 Ll'zet. Soc. de bioL, 30 mai 1891, et Arch. de physioL, 1891. p.

2 Hayem. Leçons sur les maladies du sang, p. 339.

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les hématoblasLes nucléés se transformer en hématies nucléées ; chez les chiens, quelques heures après une hémorragie, le nombre des hématoblasles qui avait d'abord baissé sous Tinfluence de l'hémorragie, se relève et devient deux ou trois fois plus considérable que normalement. Bientôt, après avoir atteint un maximum, ce nombre baisse de nouveau ; la poussée hématoblastique est un phénomène passager, mais d'une grande intensité. En même temps que les hématoblastes diminuent, les hématies augmentent de nombre et reviennent peu à peu à la normale ; mais les globules qui se forment à ce moment sont de petits globules, encore peu riches en hémoglobine qui acquerront plus tard les qualités des globules adultes.

Il en est de même chez l'homme, où l'on voit la réparation sanguine après les hémorragies et au moment de la convalescence des maladies aiguës, marquée par une crise hématoblastique.

L'étude des modifications qualitatives des éléments du sang à la suite des hémorragies, surtout des hémorragies répétées, montre mieux encore le rôle joué par les hématoblastes dans la rénovation des hématies : on observe alors facilement tous les intermédiaires entre l'hématoblasle le plus petit, le plus délicat, le plus pâle et le globule nain, élément qui lui-même est pâle, déformé, vulnérable comme l'hématoblaste.

La théorie d'Hayem sur le rôle des hématoblastes dans la formation des globules rouges est très discutée. Malassez n'a pas observé de ermes de passage entre les hématoblasles et les hématies ; les thématoblastes se montrent toujours incolores et paraissent absolument dépourvus d'hémoglobine ; nous verrons que pour d'autres auteurs la réfringence particulière et les réactions chromatiques des hématoblastes rapprochent ces éléments de certaines espèces de globules blancs plutôt que des globules rouges.

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