D .TE .T.S
Fig. 54. — Coupe du spectroscope.
Avant qu'on s'en serve, le spectroscope doit être mis au point, en rétrécissant autant que possible la fente du diaphragme, et en tirant le tube intérieur à la longueur voulue pour que, visant le ciel à travers l'oculaire, on aperçoive non seulement un spectre, mais encore les principales raies de Frauenhofer qui se dessinent nettement en noir sur le spectre.
L'iiématoscope est essentiellement composé de deux lames de verre de largeur inégale, superposées de façon que, maintenues en contact à l'une de leurs extrémités, elles s'écartent à l'autre d'une distance de 300 limitant ainsi un espace prismatique capillaire. Une échelle graduée en millimètres est gravée sur la lame la plus large.
I^our introduire du sang dans Thématoscope, on dépose quelques gouttes sur le bord de la cuve prismatique ; le liquide pénètre par capillarité et s'étend en formant une couche d'épaisseur nulle à gauche, égale à 300 [j.. à droite, donnant
1 Zakgemeister. Zeilsch. f. Biologie, Bd. XXIII, s. 72, 1896.
- Nebeltiiau. XV Kongress f. inn. Med., s. 557.
3 Hénocque. Speotroscopie biologique (Aide mémoire Léauté).
DOSAGE DE l'hémoglobine.
par suite une teinte progressivement plus foncée de gauche à droite. Lorsqu'il y a des bulles d'air, la répartition du sang est facilitée par de légers chocs pratiqués avec l'ongle sur la lamelle étroite.
Se plaçant alors en face d'une source de lumière diffuse (des nuages blancs dans le ciel, un mur blanc ou un écran blanc, constituent le meilleur éclairage), on regarde avec le spectroscope, par transparence, le sang contenu dans l'hématoscope.
On aperçoit ainsi le spectre d'absorption de l'oxyhémoglobine constituée par deux bandes noires situées entre le jaune et le vert cyané. Ces bandes, très faibles à la gauche de l'hématoscope, vont en augmentant d'épaisseur et d'intensité vers la droite et finissent même par se confondre. Entre ces extrêmes, il existe un point où les deux bandes se présentent avec une largeur et une coloration égales et sont séparées par un intervalle clair égal à leur largeur : notez, qu'en
fO 20 -30 40 JO
ijJjiiLimihaiLjiaiiiuiliiijJiiHjii
Fig. 55. — Hématoscope d'Hi'nocque.
réalité, la bande gauche paraît toujours plus étroite et plus foncée que la bande droite, parce que l'égalité n'existe que pour les bandes mesurées en longueurs d'onde et non en millimètres et que les longueurs d'onde vont en augmentant de la gauche vers la droite du spectre. La première bande située à droite de D s'étend de S30 à 550 >, la seconde située à gauche de E s'étend de 570 à 590 À : C'est ce que Hénocque appelle \g phénomève des deux bandes égales en obscurité et en longueur d'onde ; avec un peu d'exercice, il est très facile d'apprécier la largeur relative des bandes et de retrouver le point qui correspond au phénomène des deux bandes égales.
L'expérience a montré que ce phénomène s'observe lorsqu'on examine à la lumière du jour du sang contenant 14 p. 100 d'oxyhémoglobine sous une épaisseur de 70 rj.. Le fait peut être facilement vérifié avec des solutions titrées d'oxyhémoglobine.
Suivant qu'il faudra une épaisseur de sang supérieure ou inférieure à 70 pour apercevoir le phénomène des deux bandes égales, le sang contiendra une quantité d'hémoglobine inférieure ou supérieure à 14 p. 100.
l'hémoglobine.
En pratique, il faut donc déterminer le point où se voit le phénomène des deux bandes égales ; la division millimétrique à laquelle correspond alors la fente du spectroscope est donnée en ajoutant 7 à la division qui correspond au
Phénomcaes SpecCroscopiqiies du S.in^ daiis l'hétnntoscope po sens vertical.
bord gauche du spectroscope ; on se reporte ensuite à l'échelle de concordance établie par Hénocque qui indique la quantité d'oxyhémoglobine pour 100 parties de sang, en rapport avec la distance à laquelle on a observé le phénomène des deux bandes égales.
ÉCHELLE DE l'hÉM ATOSCOPE d'hÉNOCQUE