II. La substance et les éléments électriques
Partant de cette origine, la substance électrique se montrera plus ou moins semblable à la substance musculaire dont elle dérive. Chez les Raies, l'élément électrique renferme une substance lamelleuse (fîg< 409) qui a conservé des analogies avec la substance musculaire et dans laquelle Retzius a retrouvé même quelques détails de la striation transversale. Chez les Poissons fortement électriques, tels que la Torpille, la substance électrique ne ressemble plus en rien à la substance musculaire.
L’élément électrique a la forme d’une plaque ou lamelle, limitée par
CELLULE MUSCULAIRE
une membrane dite « électrolemme » et contenue dans un tissu conjonctif gélatineux qui la sépare des plaques électriques voisines (fîg. 409). Ces
/, substance lamelleuse. — coa , cop, couches corticale, antérieure et postérieure. — n, couche du réseau nerveux. — g , couche gélatineuse. — c, tissu conjonctif séparant deux éléments électriques voisins. X 25o.
plaques ou éléments électriques sont empilées les unes sur les autres pour former l'organe électrique énorme de la Torpille, ou celui, de dimensions
Fig. 410. — Réseau nerveux et bâtonnets électriques dans l'organe électrique d'une Torpille.
Vue de face, rn , réseau nerveux. — rb , réseau de bâtonnets électriques. D’après Ballowitz. Très
fort grossissement.
bien plus réduites, que contient la queue des Raies. Chaque élément électrique se compose en général d’une couche moyenne, lamelleuse et méandrique chez la Raie, et d’une zone corticale nucléée qu’on peut, dans la
CYTOLOGIE GÉNÉRALE ET SPÉCIALE
situation naturelle de la plaque, distinguer en couche antérieure et couche postérieure (fig. 4°9)*