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D ET

ajouté une autre, d'origine entodermique, représentée par la « poche de Seessel » ou « intestin préoral », c’est-à-dire par la partie la plus antérieure de l'intestin céphalique. Mais chez les Mammifères, l’'ébauche ectodermique seule fournit l’hypophyse (Rossr, CORNING, STERZI, STADERINI, elc.).

Un peu après l'apparition des ébauches ectodermiques et buccales de l'hypophyse, le cerveau et notamment le cerveau intermédiaire, pousse, dans la région dite infundibulaire, un prolongement creux, le prolongement cérébral ou infundibulum, qui se dirige en bas et en avant vers l'hypophyse buccale.

2 DÉVELOPPEMENT ULTÉRIEUR. — Les deux ébauches buccale et cérébrale

me tardent pas à entrer en contact, glissant pour ainsi dire l’une sur

l’autre, et le diverticule buccal demeurant au-devant de l’infundibulum céré-

hya

FiG. 464. — Coupe horizontale de l'hypophyse chez un embryon humain de 30 millimètres de long.

än, infundibulum cérébral. — hyp, feuillet postérieur de la poche hypophysaire. — hya, feuillet antérieur très bourgeonnant. — chy, cavité de la poche hypophysaire. — sphp, portion du basipostsphénoïde cartilagineux (selle turcique). — spha, présphénoïde ou sphénoïde. antérieur cartilagineux (partie reculée dé la plaque ethmoïdale). x 60.

bral (fig.463, A et B, Ay,in.). Elles prendront part toutes deux, de façon différente et très inégale, à la constitution de l'organe hypophysaire définitif.

L'ébauche buccale formera la glande hypophysaire. L’ébauche cérébrale se différenciera d’une façon variable suivant les groupes de la série animale considérés.

L'ébauche buccale se partage en deux parties : l’une distale ou fond du cæcum hypophysaire, tapissée par des cellules plus hautes, spécialement destinée à fournir la glande hypophysaire (fig. 463, B, Ay.); l’autre proximale, rétrécie en un pédicule creux, le canal hypophysaire, voué: à l’atrophie (dhy.). Dès que le cæcum hypophysaire s’est séparé de l’épithélium buccal, par suite de la disparition du canal hypophysaire, il pousse des bourgeons qui se ramifient et donnent lieu à un complexus glandulaire (W.MüLLer, MiHarkovics) (fig. 464).

La paroi antérieure du cæcum hypophysaire est seule le siège de ce bourgeonnement (Ay.a.), la paroi postérieure demeure sous la forme d’un simple revêtement épithélial qui n'éprouvera ultérieurement que des modifications peu importantes (hy.p.). Les bourgeons hypophysaires formés s'isolent ensuite en tronçons irréguliers. Toute cette prolifération épithéliale a pour

er

théâtre un tissu conjonctif abondamment vascularisé. A la suite de ces processus, les vaisseaux et l’épithélium des cordons hypophysaires entrent dans des rapports très intimes.

La poche hypophysaire épithéliale, à laquelle s'est accolé le prolongement infundibulaire du cerveau, est déprimée par ce dernier, invaginée en un calice, « comme la vésicule optique l’est par le cristallin » (FLescu) (fig. 463, Aet fig. 464). Sur ces coupes et dans des stades plus avancés (fig. 465), l'hypophyse a pris la forme d’un fer à cheval, logeant dans sa concavité le prolongement cérébral. Deux feuillets inégalement développés limitent la poche hypophysaire. Le feuillet extérieur ou antérieur est épais, bourgeonnant et formera la presque totalité de l'hypophyse définitive. Le feuillet

FiG. 465. — Hypophyse d'un embryon de Porc de 22 centimètres (coupée horizontalement).

in, infundibulum ou prolongement cérébral, — !, sa lumière. — fahy, feuillet antérieur de l’hypophyse. — bg, bg, bourgeons glandulaires poussés par ce feuillet et formant les deux lobes de la glande hypophysaire. — fphy, feuillet postérieur, appliqué contre l’infundibulum et séparé du feuillet antérieur par la cavité hypophysaire chy, à présent réduite à une fente. — b, bourgeons que le feuillet postérieur envoie dans l’infundibulum cérébral, — r, point de réflexion du feuillet antérieur sur le feuillet postérieur. x 15.

intérieur ou postérieur est mince et purement épithélial; il se borne à envoyer quelques bourgeons (fig. 465, b.) qui pénètrent dans la cavité cérébrale ; il se continue d’ailleurs avec le feuillet antérieur par une zone de réflexion (fig. 465, r.) qui descend le long de l’infundibulum cérébral et qui présente quelques caractères spéciaux (LOTHRINGER). La cavité hypophysaire (c.hy.) se réduit de plus en plus avec l’âge, par accolement de ses parois (fig. 465). Chez la plupart des Mammifères cependant, l'Homme et le Cheval exceptés, elle persiste sous la forme d’une fente étroite (FLescu, LorHRriN- GER) qu'on retrouve çà et là sur les coupes. Quant aux bourgeons glandur laires (b.q.) à présent devenus des cordons, qui forment la masse principale des deux lobes de l'hypophyse embryonnaire, on admet généralement qu'ils sont d'abord creux et forment des tubes contenant autant de diverticules de la cavité hypophysaire, et qu'ils deviennent ensuite des cordons pleins.

Le sort du prolongement infundibulaire du cerveau est variable. Chez les Poissons et les Amphibiens l'infundibulum cérébral se différencie en donnant un organe particulier, le « sac vasculaire » ou « glande infundibulaire ». Chez les Vertébrés supérieurs, les Mammifères particulièrement, le

prolongement infundibulaire ne devient pas un véritable organe nerveux, comme le fait le reste de la paroi cérébrale; il constitue plutôt par sa structure histologique une sorte d'organe nerveux rudimentaire.

En définitive, à la suite des processus qui viennent d’être esquissés, l'organe nommé en anatomie descriptive hypophyse (corps ou glande pituilaire) se compose de deux parties bien distinctes anatomiquement et histologiquement (fig. 466).

L'une (2.h.), plus considérable chez les Mammifères, forme le lobe antérieur de l'hypophyse; elle est d’origine buccale (poche de Rathke) et de

F1G. 466. — Coupe sagiltale de l'hypophyse de l'Homme.

h, lobe hypophysaire. — rey, région cystiforme de ce lobe (substance médullaire de l'hypophyse). le, lobe cérébral. — tp, tige pituitaire.x 10.

nature glandulaire (glande hypophysaire, hypophyse proprement dite). L'autre constitue le lobe postérieur de l'hypophyse (/.c.)et la tige pitutaire (£.p.); elle est d’origine cérébrale et de nature nerveuse modifiée (infundibulum cérébral).

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