‹ Traité d'histologie (volume 3)Chapitre 150 sur 198 · SET · texte numérisé non relu

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nilratation des capillaires du glomérule. Toutes ces anses se rassemblent les unes avec les autres dans le voisinage du pôle vasculaire en une « arté-

riole efférente », qui sort du corpuscule à côté de l’artériole afférente. Elle est formée par un endothélium continu engainé par une couche peu étendue de fibres lisses circulaires, qui sont situées au point d’émergence du vaisseau et qui représentent une sorte de petit sphincter. L'artériole efférente possède une structure endothéliale sur tout le reste de son court trajet. Elle se capillarise à une faible distance de son origine et se ramifie à la surface du canalicule urinaire et surtout du tube contourné. Le petit système vasculaire du glomérule est donc un véritable réseau admirable.

B. Tube contourné. — a) Le tube contourné est limité par une mem-

brane propre qui continue la capsule de Bowman et qui se poursuit

sur toute l’étendue du tube urinaire. La plupart des auteurs la décrivent comme une lame hyaline et sans structure. Un certain nombre de biologistes, cependant, lui attribuent une structure réticulée (Mazz, RÜHLE, Disse). Des fragments isolés par dissociation montrent un réseau de filaments réfringents, très délicats, à mailles polygonales. Il s'en détache d'autres filaments qui s'unissent avec les fibres du stroma rénal. D'après RünLe, ce réseau est composé de filaments à direction surtout longitudinale et circulaire, dont un grand nombre représenteraient une couche régulièrement ordonnée du tissu interstitiel du rein, et dont les autres seraient formés par une subslance réticulaire, analogue à celle des ganglions lymphatiques par exemple, et différente par ses réactions microchimiques des éléments fibrillaires du tissu conjonctif ordinaire (SIEGFRIEn). Disse admet en plus qu'il existe entre les fibrilles du réseau péritubulaire une substance cimentante et homogène qui complète la paroi du canalicule. Enfin au-dessous de cette couche fibrillaire, entre elle et la base des cellules rénales, se trouve une très mince membrane homogène et hyaline (Disse, Mai, Boccarn: et Cirerri) dont la face interne se soulève en crêtes circulaires extrêmement fines (E. Bizzozero).

b) L’épithélium du tube contourné est appliqué contre la membrane propre. Il limite une lumière habituellement assez large, le plus souvent remplie par un coagulum grenu ou réticulé. A l’état de repos, la lumière du tube est particulièrement spacieuse, les cellules assez basses et leurs limites indistinctes. A l’état d'activité; les cellules sont hautes, gonflées, bombées au niveau de leur surface, la lumière canaliculaire est beaucoup plus étroite, et les limites cellulaires deviennent plus visibles. Le cytoplasme de ces éléments, étudié à frais, possède une structure grossièrement granuleuse. Sur des pièces fixées et colorées, il montre une série de formations qui traduisent sa haute différenciation glandulaire et qui ont fait l’objet d’un grand nombre de recherches. Ce sont essentiellement l'appareil à bâlonnets qui occupe la région basale des cellules, et la bordure striée qui recouvre sa surface.

Les bâtonnets sont des filaments épais, parallèles à l'axe des cellules, colorables par les teintures basiques, étendus de la membrane basale vers la surface libre des cellules (fig. 485). Ils n'atteignent jamais cette surface

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