HISTOLOGIE II
et respectent la zone superficielle plus claire (Sauver). Mentionnées pour la première fois par Rors, ils ont été tout d'abord étudiés par R. HeiDENHaAIN. Certains auteurs (LaNbaAUER, Bünm et Davinorr) ont admis que l’image striée de la zone basale était due à l'existence de cannelures longitudinales et parallèles, creusées sur les faces latérales des cellules. Ils ont obtenu des imprégnalions au nitrate d'argent qui démontrent que les cellules rénales ont une configuration festonnée et s’engrènent les unes avec les autres. Ce fait explique que les limites intercellulaires soient difficiles à observer dans l'état de repos, et faciles à observer au contraire quand les cellules sont distendues par le produit de sécrétion. Mais il est inadmissible que ces cannelures produisent l’aspect bâtonoïde du protoplasma ; ces deux états de la cellule coexistent (BENDa). Les recherches d'un grand nombre d'auteurs ont montré que les bâtonnets sont constitués soit par des granules soudés bout à bout (Hirpozyre MARTIN, ROTHSTEIN, SzYMONOWICZ), soit par des filaments à peu près homogènes ou segmentés irrégulièrement (LANDSTEINER, BENDA) ; dans certains cas, ils ont l'aspect de chaïneltes granuleuses (chondriomites) dont les grains constitutifs sont des mitochondries (BENDA).
Pour quelques auteurs, les bâtonnets ne sont pas des formations cellulaires indivi-
réticulum cytoplasmique épaissi dans la zone Fic. 485. — Coupe transversale d'un basale des cellules (Van per Srricar, THÉO- “as di contourné du rem de Co- ani). Il existerait également des filaments 18 one Béaute dés SAtes SUR OR SPRICE Parma les bâtonnets de Heiplie de filaments fortement colorés. He qui s’étendraient dans toute la Un grand nombre de ces filaments sont décomposés en granules dis- hauteur de la cellule (SCHMITLER).
posés le plus souvent en séries. Quelle est la signification de ces bâton-
X 800. : e nets chromatiques ? Benpa leur attribue une . fonction motrice comme à loutes les formations mitochondriales; il admet que leur contraction a pour résultat de rapprocher l'un de l'autre le toit et le plancher cellulaires, et d'expulser le produit de sécrétion dans la lumière du canalicule. D'après nous, ces bâtonnets sont comparables à ceux qu'on observe dans la grande majorité des éléments glandulaires ; ils sont en rapport avec leur activité sécrétoire et possèdent la signification d’un « ergastoplasma ». Le reste du protoplasme
renferme des inclusions de diverse nature, lécithine, graisse, glycogène,
pigment, et un diplosome dans sa région apicale, sous la bordure striée (ZIMMERMANN).
La surface de la cellule rénale est recouverte d'une bordure striée qui a été l’objet des recherches d’un grand nombre d'auteurs (1), On admet actuelle-
(1) NussBauM, KLEIN, CORNIL, SOLGER, KRUSE, LORENZ, FRENZEL, NicoLas, VAN DER STRICHT, DISSE, SAUER, POLICARD, RATHERY, etc.
dualisables, mais seulement des travées du