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VI. — HisTOPHYSIOLOGIE DU TUBE URINAIRE

Un fait qui s'impose à l'attention, quand on se place au point de vue de

l'histophysiologie du rein, c'est la complexité structurale du tube urinaire

et la complexité chimique du liquide qu'il sécrète. Aussi s’est-on demandé si chacun des segments de ce tube ne possédait pas une fonction spéciale, si par exemple les diverses substances constitutives de l'urine n'étaient pas élaborées au niveau de régions différentes du tube rénal. Pour ce qui concerne les processus cytologiques qui doivent accompagner l'excrétion des nombreux produits urinaires, ils échappent pour la plupart à nos recherches, étant donné l’état actuel de la science microchimique.

Les méthodes utilisées pour la solution du probième peuvent être rangées en deux groupes. Les premières cherchent à saisir sur le fait la sécré-

tion des divers produits urinaires dans le tube rénal, soit en utilisant des pro=

cédés techniques spéciaux, soit en exagérant sa fonction normale; ce sont des méthodes d'observation directe. Les secondes, méthodes indirectes, consistent à injecter des matières colorantes dans le milieu intérieur et à étudier leur élimination par le rein ; elles supposent que les matières colorantes et les matériaux de l'urine se comportent d’une façon analogue pendant leur passage au travers du tube urinaire.

Les auteurs qui ont employé les méthodes d'observation directe se sont appliqués à saisir les points du tube rénal où s’éliminent l'eau, les sels et les corps puriques de l’urine. Si l’on exagère l’éliminalion de l'eau soit par

introduction d’eau dans l'organisme, soit par l'emploi des diurétiques.

(caféine, théobromine, urée, certains sucres), on observe que les glomérules ne paraissent pas modifiés, que les cellules des tubes contournés diminuent de hauteur, que leur bordure striée s'accentue, que des vacuoles apparaissent dans leur cytoplasme et que les espaces intertubulaires s'élargissent (Lamy, Mayer et RaruEery). Ces derniers auteurs en ont conclu que l’eau de l'urine s'élimine au niveau du tube contourné et que le rôle

du glomérule est nul à ce point de vue. Mais cette conclusion est en

désaccord avec les résultats de nombreuses expériences, en particulier avec celles de Nusssaum. Ce biologiste a eu l’idée d'utiliser pour sa démonstra= tion le dispositif spécial du système vasculaire dans le rein de la Grenouille,

dont les glomérules sont irrigués par l'artère rénale et les tubes urinaires «

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