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II. — VÉSICULES SÉMINALES ET AMPOULES DES CANAUX DÉFÉRENTS

Les vésicules séminales ou « glandes vésiculaires » (Dissezuorsr) et les ampoules des canaux déférents ont la même structure histologique et peuvent être réunies dans une même description. Ces deux formations procèdent de la même ébauche : les ampoules se différencient aux dépens des canaux de Wolff, dont les extrémités inférieures s’élargissent considérablement et se pelotonnent sur elles-mêmes ; les vésicules séminales sont des diverticules issus des parois wolffiennes. Ces diverticules, d’abord courts et rectilignes, s’allongent peu à peu, s'élargissent et se replient en tous sens. Ils forment ainsi de vastes annexes, dont la muqueuse et la musculeuse conservent la même disposition essentielle que dans les ampoules des canaux déférents. A cette identité morphologique s'ajoute une certaine identité fonctionnelle : les recherches récentes ont montré en

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effet que l’épithélium de ces deux ordres de formations doit être considéré comme de nature glandulaire, tout au moins pendant la période d'activité génitale.

Ees parois des ampoules et des glandes vésiculaires se composent d’une muqueuse et d'une musculeuse, enveloppée elle-même d’une adventice conjonctive (fig. 565).

1° Muqueuse. — La muqueuse se soulève en de nombreux replis, réunis les uns avec les autres en une sorte de formation réticulée. Les mailles de ce réseau sont elles-mêmes couvertes de saillies plus petites, qui limitent des invaginations étroites, plus ou moins profondes et ramifiées. Elle est constituée par un épithélium cylindrique et un chorion conjonctif.

a) L'épithélium est cylindrique simple (FRÂNKEL, v. EBNER, LimoN, Axursu). Les cellules sont environ quatre à cinq fois plus hautes que larges.

Fic. 565. — Coupe d'une vésicule séminale d'Homme.

Vue d'ensemble. La muqueuse du canal vésiculaire présente de nombreux festons et replis qui pénètrent dans la lumière canaliculaire. X 15.

Elles reposent sur une membrane propre très mince. Chacune d'elles renferme un diplosome et quelquefois un fouet central. On trouve de grands espaces clairs et arrondis entre les pieds des cellules cylindriques, avec un noyau excentrique en forme de croissant. Ils ont été considérés par DisseznorsT comme des espaces lymphatiques excessivement développés. Limox a montré qu’ils sont remplis par des vésicules de graisse, contenues dans des cellules basales qui existent constamment dans l’épithélium, mais en nombre variable. Elles peuvent être très abondantes et se juxtaposer en une assise à peu près continue à la surface de la membrane propre; elles peuvent être moins nombreuses et séparées par plusieurs cellules cylindriques.

La nature épithéliale de ces éléments basaux est démontrée nettement par l'examen des organes prélevés sur des animaux très jeunes ou castrés. Les glandes vésiculaires d'un Taurillon sont tapissées par une rangée de cellules basses, presque cubiques,avec un gros noyau central et un cytoplasme homogène. Les cellules basales sont comprises. entre les pieds de

ces éléments cylindriques; elles s’agencent en une assise continue contre la face interne de la membrane propre. Ilen est de même chez les animaux castrés, le Bœuf par exemple; mais, dans cet objet, les élémentsbasaux sontmoins

F1G. 566. — Cul-de-sac de vésicule séminale de Taurillon, avec ses deux couches de cellules : cellules basales cubiques et cellules superficielles cylindriques. X 200.

abondants que chez le Taurillon. La transformalion graisseuse des cellules basales se mianifeste seulement chez les ani- mauxen activité sexuelle; elle ne représente donc pas un simple dépôt de matériaux de réserve ; c'est un produit de sécrétion qui concourt sans doute à la principale fonction des organes annexes de l'appareil génital, c’està-dire à l'élaboration de

substances nutritives

pour les spermatozoïdes (Limox) (fig. 566 el 567).

Les processus sécré-

toires sont de toute autre nature dans les cellules cylindriques. Celles-ci renferment des enclaves diverses: granulations graisseuses, pigmentaires, el grains de sécrétion colorables par les réactifs basiques. Les enclaves sont

peu abondantes dans les cellules des vésicules séminales (Limon). AkuTsu

les a constatées cependant

en grande quantité dans certains de ces éléments et il les a retrouvées avec le même aspect dans la lumière de la vésicule.

D'après Limox, les phénomènes sécrétoires sont plus intenses et plus nets dans les ampoules des canaux déférents ; mais ils sont localisés tantôt dans l'épithélium d'une ampoule, tantôt dans celui de l'autre.

F1G. 567. — Epithélium de vésicule séminale de Taureau. Cellules basales graisseuses.

cc, cellules cylindriques dont certaines renferment quelques granulations graisseuses. — ci, cellule intercalaire à protoplasme dense et coloré. — cb, cellules basales dont le cytoplasme est rempli par une grosse sphérule graisseuse, X 800.

b) Le chorion de la muqueuse est mince ; il renferme un grand nombre de fibres élastiques. Ce sont les soulèvements du chorion qui forment dans la cavité des ampoules et des vésicules séminales les innombrables replis qui éloisonnent leur lumière. |

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2° MuscuLeuse. — La musculeuse comprend deux couches, une interne circulaire, la plus épaisse, une externe longitudinale. Elles se pénètrent réciproquement au niveau de leur surface de contact et se fusionnent au niveau des replis primaires que présente la paroi des vésicules séminales.

3° HisropxysioLoGiE. — L'observation des phénomènes cytologiques, qui traduisent l’activité glandulaire des épithéliums ampullaire et déféren- -liel, a fourni des données importantes au sujet de la question longtemps controversée de leur significalion fonctionnelle. On a longtemps admis sans conteste que les vésicules séminales étaient des réservoirs destinés à collecter le sperme au fur et à mesure de sa production. La constatation de nombreux spermatozoïdes dans les vésicules séminales de l'Homme et de la plupart des Mammifères avait fait admettre cette opinion par la plupart des biologistes (FALLOPE, R. DE GRAAF, SOMMERING, Prévor et Dumas, H. E. Wsser). Cependant d'autres auteurs anciens leur attribuaient déjà une fonction sécrétoire (WHARTON, SCHWAMMERDAMM, Harper, HunTER, LEyniG), admise par la plupart des auteurs récents (HAzrez, GueizLor, Kayser). Les observalions cytologiques de Limox et Akursu, et l’expérimentation physiologique réalisée par Kayser, SreINacH, Lone, REuFisca, Camus et GLEY, Ivaxorr mettent hors de doute la nature glandulaire des vésicules séminales. Il est certain toutefois que ces organes n’ont pas la même fonction chez les différents Mammifères. S'il est indéniable que les vésicules de l'Homme possèdent une fonction sécrétoire, il est également certain qu’elles jouent un rôle de contention vis-à-vis du liquide séminal. On a en effet trouvé le plus souvent des spermatozoïdes dans leur lumière (Fur- BRINGER, REHFISCH), où ils peuvent vivre encore pendant de longues heures après la mort de l'individu (Ron). On observe le contraire chez les Rongeurs : leurs vésicules séminales ne renferment jamais de spermatozoïdes, mais un liquide qui est sécrété par l’épithélium glandulaire et qui pénètre dans le vagin avec le sperme. Les liquides des vésicules séminales et le sperme se prennent alors en une masse coagulée, blanchâtre, mucoïde, et cette coagulation est déterminée par un ferment prostatique désigné sous le nom de « vésiculase » par Camus et GLEY.

Le rôle du liquide élaboré par les ampoules des canaux déférents et par les vésicules séminales des grands Mammifères est de tout autre nature. Il est sans doute utilisé par les zoospermes pour leur nutrition. Ceux-ci s’accumulent dans les culs-de-sac des ampoules et des glandes vésiculaires et peuvent y séjourner un temps plus ou moins long ; aussi est-il nécessaire qu'ils y trouvent un matériel nutritif suffisant pour leur permettre d'attendre le moment où ils seront transportés dans les voies génitales de la femelle. En outre, ces sécrétions constituent un apport de liquide qui dilue la partie fécondante du sperme et augmente mécaniquement les chances de la fertilisation. Enfin KôüLLiKER a pu montrer qu’elles accroissent la vivacité des spermatozoïdes et leur permet de conserver pendant longtemps leur vitalité.

IIT.— PROSTATE. + 6

La prostate est un organe musculo-glandulaire qui se différencie aux dépens du sinus uro-génital, à une époque reculée du développement. Lo première différenciation est figurée par des conduits tubuleux, issus de la" prolifération des parois du sinus, au niveau de l’embouchure des canaux de

F1G. 568. — Vue d'ensemble de la prostate d'Homme adulte.

‘ur, urètre dont la paroi antérieure a été enlevée et qui se creusait seulement un canal sur la face antérieure de la prostate. — céj, canaux éjaculateurs. — cex, canal excréteur dilaté d'une glande prostatique. — np, noyau de la prostate. — tri, travées interlobulaires. — cp, capsule prosta-

tique. — lop, lobe prostatique. — cgl, culs-de-sac glandulaires. x 10. (Une moitié seulement de 14 la coupe a été représentée). d

Wolff et de Müller. Ces conduits, d’abord courts, fournissent des ramifications à angle aigu qui divergent dans le tissu mésenchymateux ambiant, s’élargissent de plus en plus et se terminent par des dilatations arrondies (Torpr, ReenauLr). Des fibres musculaires se différencient très tôt dans le … tissu mésenchymateux où se sont développés les culs-de-sac glandulaires. Elles deviennent peu à peu si nombreuses qu’elles constituent la moitié ou plus de l'organe prostatique. .

19 ANATOMIE MICROSCOPIQUE.— Une coupe transversale de prostate d'Homme

adulte nous montre les détails suivants, quand on l'examine à un grossisse= ment faible (fig. 568). On observe, dans la région antérieure de la coupe, la …

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LES GLANDES GERMINATIVES 1167

section du canal de l'urètre, qui possède la forme d’un croissant si la section a été faite au niveau du colliculus seminalis ou verumontanum; celui-ci renferme trois canaux à parois anfractueuses : un médian, l’utricule prostatique, et deuxlatéraux, les canaux éjaculateurs. Autour du canal del’urètre, nous observons une couche de tissu conjonctivo-élastique, puis une assise circulaire de fibres musculaires lisses. Celles-ci proviennent du sphincter de la vessie et s'étendent jusqu'au cône séminal. C’est le « sphincter de la prostate » ou «sphincier internus vesicæ» de Henle. En dehors de cette couche nous trouvons: 1° un volumineux amas conjonclivo-musculaire traversé par les canaux excréteurs des glandes prostatiques; c'est le « noyau central » ou « zone cen-

F1G. 569. — Glande prostatique d'Homme.

Coupe des culs-de-sac glandulaires tapissés par un épithélium cylindrique simple. Ces euls-de-sac ; sont séparés par un stroma conjonctivo-musculaire. X 250.

trale compacte » de la prostate; 2 le tissu propre de l'organe, constitué par les culs-de-sac et diverticules de la glande et le tissu conjonctivo-musculaire interstitiel ; c'est la « zone périphérique spongieuse » ; 3° enfin l'enveloppe de la prostate, ou « capsule prostatique », recouverte dans sa moitié antérieure par les fibres musculaires striées du sphincter externe (« sphincter vesicæ externus » de Henle, « rhabdosphincter urethræ » de Waldeyer).

On voit donc que la prostate comprend deux sortes d'éléments: 1° des formations glandulaires ; 2° un stroma musculo-conjonctif.

2° STRUCTURE. — À. Tissu glandulaire prostatique. — C’est un conglomérat de 15 à 32 glandes simples. Les auteurs ne sont pas d'accord sur le type dans lequel on doit faire rentrer les glandes prostatiques. Elles seraient structurées d’après le type alvéolaire suivant HENLE, KôtLiKer, Lan-

GERHANS, RUDINGER, Tozor, Ortu, REINKE, etc. ; d’après le type tubuleux suivant HYrTL, GRIFFITHS, ATHANASOFF, RAUBER, WALDEYER, BRÔSICKE, etc. ; d’après le type tubulo-alvéolaire d’après Mazrarskr et Weski. Ces derniers auteurs font remarquer que l'arbre glandulaire prostalique est formé par des rameaux terminés par des extrémités lubuleuses ou arrondies en alvéoles ; mais celte disposition est secondaire; la glande est tout d’abord tubuleuse et les alvéoles ne se forment qu'à la fin du développement, augmentant ainsi la surface sécrétante. |

Les ramifications tubulo-acineuses, très développées dans la zone spongieuse, figurent sur coupes de larges anfractuosités, dont les parois montrent de place en place des invaginations arrondies (fig. 569). Elles sont tapissées par un épithélium glandulaire et une membrane propre. Les recherches de WEsxt ont montré que l’épithélium de la prostate est unistratifé ; c'est une couche de cellules cylindriques,

suivant leur situation sur le sommet ou dans le fond des replis alvéolaires et suivant leur stade sécrétoire. Elles offrent leur disposition la plus simple dans le fond des alvéoles ou dans les ramifications

sont alors des cellules prismatiques à quatre ou cinq F1G. 570.— Prostate d'Homme adulte. Concrétions prostatiques paus, comme on l’observe dans un cul-de-sac glandulaire. x 125.

nettement sur des coupes

frontales. Elles n’ont plus

la même régularité dans les culs-de-sac glandulaires plissés. Leur aspect varie suivant le stade sécrétoire ; on peut en effet distirguer ces cellules remplies de produit de sécrétion: des cellules où il commence à s’amonceler, des cellules qui viennent d’expulser leur contenu (Wesxi). Les premières sont hautes, cylindriques, avec une zone cytoplasmique basale foncée et une zone périphérique réliculée et plus claire. Les mailles du réseau renferment une substance qui, le plus souvent, demeure incolore et qui quelquefois montre de petites granulations colorées. Les cellules vidées de leur produit de sécrétion ont des dimensions très restreintes ; elles

paraissent réduites, pour ainsi dire, à leur noyau autour duquel le cylo=.

dont l'aspect est différent

glandulaires plisstes. Ce

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plasme forme une écorce à peine visible. Elles mesurent 5 à 6 & environ, landis que les grandes cellules cylindriques peuvent atteindre 40 à 45 . Des granulations sécrétoires très colorées, homogènes, sont disséminées dans tout le territoire cytoplasmique de certaines cellules prostatiques, surtout autour du noyau. Wéssxi les considère comme le matériel aux dépens duquel s'édifient les « concrétions prostatiques ». Certains culs-de-sac renferment, en effet, des concrétions de taille variable, dont certaines peuvent atteindre des dimensions considérables (300, 500 x à 1 millimètre). On les rencontre dans presque toutes les prostates chez l'adulte. Ce sont des formations

. arrondies ou ellipsoïdes, quelquefois homogènes, qui montrent le plus sou-

vent des strates concentriques. Elles sont normalement com'osées par une substance colloïde qui a les réactions de l’albumine ; mais elles peuvent subir une transformation calcaire et méritent alors la dénomination de « sable prostatique ». Elles s'édifieraient à la suite d’une sorte de cristallisation du produit de sécrétion (v. EBxER) (fig. 570).

Existe-t-il une membrane propre au-dessous de l’épithélium glandulaire ? Bôum et Dawiporr en ont fait la constatalion, mais ils insistent sur la difficulté de la mettre en évidence. Aussi certains auteurs (LANGERHANS, RunixGer, etc.) pensent-ils que les cellules glandulaires sont appliquées directement sur le tissu conjonctif du stroma où leurs prolongements effilés pourraient s’introduire. Cependant, s'il n’y a pas de membrane propre au sens où on l’entend d'ordinaire, c'est-à-dire sous forme d'une membrane fine et homogène, une couche particulière de cellules endothéliformes partout continue s'étend entre les éléments glandulaires et le stroma sousjacent. Ce sont des cellules aplaties, avec des noyaux très colorables et très allongés, disposées sur une seule couche. Chacune de ces cellules correspond à deux ou trois cellules glandulaires. Cette couche possède un aspect particulier chez le vieillard, où elles sont très serrées les unes contre les autres, si bien que chacune d'elles correspond à une cellule épithéliale. Ces éléments sont de nature conjonctive (Wesxkr) (fig. 571).

Les canaux excréleurs des culs-de-sac prostaliques sont tapissés par une couche de cellules cylindriques. Les plus volumineux sont revêtus par un épithélium cylindrique stratifié, analogue à celui de l’urètre, du moins dans leur portion proximale.

B. Stroma prostatique. — C’est un tissu conjonclivo-musculaire particulièrement riche en fibres lisses. Son abondance est si considérable qu'Ezzis a pu dire que la prostate était avant tout un organe musculaire, et que Harrisox a soutenu que son rôle fondamental était de constituer le véritable sphincter de la vessie. Il faut ajouter que la quantité du tissu musculaire varie avec l’âge et avec les sujets ; aussi certains auteurs distinguentils des prostates à type glandulaire et des prostates à type musculaire (RunixGEer, WaLpEyEr). Les fibres lisses de la prostate sont très volumineuses et forment des faisceaux qui s’entre-croisent dans tous les sens. Les fibres élastiques sont abondantes dans le stroma prostatique. Elles se rassemblent en une couche épaisse autour du canal de l’urètre (ANTroNINI, WALKER, WEsKki).

HisTOLOGIE II. 74

3° INVOLUTION DE LA PROSTATE ET FONCTION DE CET ORGANE. — Ce stroma musculo-conjonctif s'hypertrophie quelquefois dans des proportions considérables chez les vieillards, et cette hypertrophie porte essentiellement sur le tissu conjonctif. Le tissu glandulaire, au contraire, dégénère peu à peu et peut disparaître entièrement. [l en est de même dans les cas de castration où la prostate, comme tous les autres organes annexés à la glande génitale, subit une atrophie considérable, qui atteint surtout les éléments glandulaires (LauNois, Arxanasorr, etc.). Les expériences instituées à ce sujet montrent que l'intégrité de la prostate, au point de vue de sa structure et de sa fonction, est sous la dépendance de la sécrétion interne du testicule.

Le mode sécrétoire des glandes prostatiques est peu connu. Leurs cel-. lules ne sécrètent pas d’une manière continue, d’après la majorité .des

FiG. 571. — Épithélium d'un cul-de-sac glandulaire prostatique (Homme).

Cellules cylindriques larges et claires ou étroites et foncées. Cellules basales endothéliformes. X 350.

auteurs; cette sécrétion se fait d'une manière intermittente et se trouve déterminée par un réflexe provoqué au moment du coït, immédiatement avant l’éjaculation. HexLE et Weski admettent au contraire une activité sécrétoire constante, démontrée par l'existence d'un cycle glandulaire dans les acinus prostatiques. Le liquide ainsi élaboré et amassé dans les culsde-sac de l'organe, se trouve excrété et projeté dans l’urètre par la con- * traction du muscle prostatique au moment du coit.

Les recherches de GLey et Camus ont montré, comme nous l’avons vu à propos. des vésicules séminales, que la prostate de certains Rongeurs sécrète un ferment qui coagule le contenu des vésicules séminales de ces animaux (vésiculase). Chez l'Homme, le liquide prostatique agglutine les spermies, comme l’avait déjà observé SPaLLANzaAnI. Les glandes accessoires du tractus génital ont donc une importance fonctionnelle considérable et leurs produits entrent en conflit au moment de l’éjaculation : il en résulte tantôt une véritable coagulation (Rongeurs), tantôt la formation d’une sorte de colle (Insectivores), tantôt une simple agglutination (Homme), toujours la formation, par l’action d’un ferment ou d’une agglutinine, d'une substance plus ou moins visqueuse qui assure la rétention, pour un temps variable, des

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spermatozoïdes dans le vagin. En fait, l'extirpation de la prostate ou des vésicules séminales (Sreixac sur le Rat, Camus et GLey sur le Cobaye) diminue considérablement ou supprime, suivant qu'elle est ou non complète, le pouvoir reproducteur (GLEY).

4° VAISSEAUX ET NERFS DE LA PROSTATE. — Les artères de la prostate se ramifient dans le parenchyme de l’organe et se résolvent en capillaires dont les mailles entourent les culs-de-sac glandulaires. Les veines s’anastomosent en un réseau serré qui forme le corps spongieux de l’urètre prostatique. D’autres ramifications veineuses sortent de la prostate par ses faces latérales et se jettent dans les plexus vésico-prostatiques. Les vaisseaux lymphatiques sont bien développés ; ils prennent naissance au niveau de dilatations lacunaires qui entourent les glandes ; ils se réunissent dans tout l'organe et en sortent par quatre troncs principaux, deux supérieurs et deux latéraux, qui aboutissent aux ganglions du petit bassin (SaPPEYy).

Les nerfs proviennent du plexus hypogastrique. Ils suivent le trajet des artères ou cheminent isolément dans le tissu prostatique ; ils portent sur leur trajet un certain nombre de petits amas de cellules nerveuses. Leurs ramifications ultimes se terminent à la surface des culs-de-sac glandulaires (Tmmoreew). Cet auteur a en outre rencontré des corpuscules terminaux particuliers dans la capsule, entre les culs-de-sac et les muscles et dans la muqueuse de l'urètre prostatique. Ces corpuscules sont identiques, dans leur forme la plus simple, aux boutons terminaux de Krause ou aux corpuscules de Pacini.

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