I. — PEAU DES PAUPIÈRES
L’épiderme, très mince, présente un stratum malpighien peu développé et un stratum corné d’une minceur remarquable. Il s’épaissit cependant au
niveau du bord libre des paupières. Le derme est lui aussi peu développé. II est formé par de gros faisceaux ondulés de tissu conjonctif et se soulève en papilles peu volumineuses, de nature vasculaire, larges et élevées au niveau du bord libre; un certain nombre d’entre elles renferment des corpuscules tactiles. La peau des paupières présente des poils courts et fins des glandes sébacées petites et des glandes sudoripares également petites et très nombreuses. Celles-ci s'’enfoncent dans un tissu cellulaire dont l'extrême laxité favorise le glissement de la peau dans l’acte du clignement, Il ne renferme pas de graisse, mais contient toujours des cellules pigmentaires, surtout au niveau des tractus conjonctifs qui accompagnent les glandes, les vaisseaux et les follicules pileux (WazLpeyer).