‹ Traité d'histologie (volume 3)Chapitre 46 sur 198 · T SP · texte numérisé non relu

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paupières. C'est le cartilage tarse. Certains auteurs font du tarse un fibrocarlilage. GerLacn, Frey, Saprey, KôüLLIKER ont autrefois décrit des capsules cartilagineuses dans la substance du tarse chez l'Homme. On sait maintenant qu'il est uniquement formé de fibres conneclives. Le tarse s'épuise en avant dans le tissu conjonctif du bord libre et se continue en

-arrière avec le tissu cellulaire lâche sous-conjonctival. Les fibres tendi-

neuses de l’éleveur s’attachent sur la partie moyenne de son bord supérieur.

4° MUSCLES DES PAUPIÈRES. — La région axiale des paupières est occupée par les fibres du muscle orbiculaire. Ce sont des fibres striées très ténues. La zone inférieure du muscle orbiculaire s’isole dans la région du bord palpébral. Elle est connue sous le nom de muscle ciliaire de Riorax et comprend des faisceaux qui sont séparés les uns des autres par le tissu conjonctif dense du rebord palpébral et qui cheminent en arrière des cils et des glandes de Moll, en avant des glandes de Meibomius dont ils enveloppent les canaux excréteurs. Leur contraclion doit avoir une action sur la direction

des cils pendant le clignement et sur l’évacualion des produits sécrétés par les glandes.

Dans la région postéro-supérieure de la paupière supérieure, ou postéroinférieure de la paupière inférieure, il existe un muscle à fibres lisses, appelé muscle palpébral supérieur ou inférieur, ou muscle de Müller. Il s'étend entre le cul-de-sac conjonctival et l'angle postérieur du tarse. Les fibres de ce muscle s’assemblent en volumineux faisceaux qui s’insèrent d'une part sur le tarse et d'autre part sur les fibres conjonctives de la région du cul-de sac conjonctival (fig. 309).

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