DA
; —Cex gl Meib
| ER 7 cl R
F1G.:309. — Coupe de la paupière supérieure de l'Homme.
— ép, épiderme. — morb, muscle orbiculaire des paupières. — mcilR, muscle ciliaire de R1oLan. — C,
cil. — gle, glande ciliaire ou de Moll. — conj, conjonctivé palpébrale. — nl, nodules lymphoïdes
situés sous la conjonctive palpébrale, dans la région du fornix. — glK, glande de KRAUSE. — a.gl. Meib, acinus des glandes de Meibomius. — T.tarse. — cexgl Meib, canaux excréteurs des glandes de Meibomius. — mt, faisceaux musculaires lisses du muscle tarsal ou de Müller. x :5.
HiSTOLOGIE IL. 42
Isaikuro) ; elles élaborent un produit qui présente les caractères microchimiques du mucus. Elles paraissent se former seulement dans les couches profondes de l’épithélium, puis elles gagnent la périphérie où elles rejettent leur produit de sécrétion. Peut-être dégénèrent-elles quand leur cycle sécrétoire est terminé (Ismixuro). On voit souvent le contenu cellulaire faire saillie sous forme de gouttelettes à la surface de l'épithélium.
20 CHoriON. — Au-dessous de l’épithélium de la conjonctive, nous trouvons un chorion ou tunique propre formé de fibres conjonctives et de fibres élastiques peu abondantes dans la portion palpébrale de la muqueuse.Celte même région palpébrale est infiltrée de corpuscules lymphoïdes jusqu’au niveau du fornix. C’est une infiltration lymphoïde superficielle, qui existe depuis la naissance jusqu’à l'âge le plus avancé; maïs on ne rencontre pas de véritables follicules lymphatiques bien développés chez l'Homme, tandis
qu'ils existent chez beaucoup d'animaux, surtout au niveau de la paupière
inférieure. Ils forment des amas
assez considérables chez cer-
exemple (plaques de Bruch). La tunique propre est très développée et très lâche dans la conjonctive du fornix. Ellerenferme à ce niveau une grande quantité de fibres élastiques; il en est de même au niveau de la conjonc-
Fi. 310. — Épithélium du feuillet postérieur de la conjonctive de l'Homme. D'après ViLLarp.
cms, cellule à mucus superficielle. — cmp, cellule à È £ mucus profonde. — cps, cpp, cellules polyédriques Live bulbaire dont les fibres superficielles et profondes. — mb, membrane : , : Het connectives s'unissent en grand nombre avec celles de la sclérotique.
La question de savoir si la tunique propre de la conjonctive se soulève en véritables papilles présente une certaine importance à cause des processus pathologiques auxquels ces formations peuvent donner naissance. D'après NakaGawa, de telles papilles n'existent pas au niveau de la conjonctive palpébrale et au niveau du fornix ; cet auteur a trouvé au contraire des formations semblables à des papilles sur le rebord du limbe, comme Wor- FFRING et Craccio l’avaient déjà montré. Elles sont particulièrement bien développées chez l'Homme tout autour de la cornée, où elles possèdent 120 à 200 y de hauteur et 80 y de largeur. Elles augmentent de dimensions chez
les individus âgés et cette croissance est due à la prolifération de l’épithélium superficiel.
3° TISSU CELLULAIRE LÂCHE SOUS-CONJONCTIVAL ET CARTILAGE TARSE. — La tunique propre de la conjonctive repose sur le tissu cellulaire lâche sousconjonclival. Il est constitué par de gros faisceaux conjonctifs, des fibres élastiques, de petits groupes de cellules adipeuses, surtout abondantes dans la région du fornix. II montre une modification remarquable au niveau des deux tiers antéricurs de la conjonctive palpébrale. Il devient dense, compact, résistant et forme une lame homogène qui représente le squelette des
taines espèces, chez le Bœuf par