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FiG. 321. — La couche des fibres nerveuses de la rétine.
Région maculo-papillaire vue de face. D'après DociEz et GREEFF. m, macula lutea. — p, papille. — fmp, faisceau maculo-papillaire.
fibres arciformes et réunissent directement la papille à la macula lutea. C'est le faisceau maculo-papillaire. Les cylindre-axes émanés des autres points de la rétine rayonnent vers la papille en formant des faisceaux qui ont un trajet ondulé et dessinent une sorte de plexus à mailles allongées d'avant en arrière. Les faisceaux qui occupent le côté nasal de la rétine ont une direction assez exactement radiaire ; ceux qui occupent le côté temporal, dans le voisinage du méridien horizontal, présentent un trajel plus complexe. Ces fibres rencontrent les anneaux périmaculaires, passent au-dessus et au-dessous de ceux-ci et figurent de vastes couches concentriques aux fibres périmaculaires ‘et au faisceau maculo-papillaire. Ils aboutissent à la papille au-dessus et au-dessous du point d’aboutissement des fibres maculaires (MicneL) (fig. 321) (1).
Les fibres du nerf optique sont d'ordinaire très ténues et ne se garnis-
(1) Nous avons suivi les fibres des nerfs optiques depuis la périphérie de la rétine jusque vers le nerf optique, au contraire de MIicnEet, qui les suit depuis le nerf optique jusque vers l'ora serrata.
sent de myéline qu'au sortir de la lamina cribrosa. Cerlains animaux, cependant, possèdent des fibres optiques enveloppées de myéline avant de
parvenir au niveau de la papille. On rencontre quelquefois chez l'Homme, à
litre d’anomalie, une semblable struc- (4 Lure des fibres optiques prépapillaires.:
mince membrane qui tapisse la couche des fibres du nerf optique et qui la sépare du corps vitré. Elle est consti-= tuée par les pieds élargis des cellules de soutien de la rétine ou fibres de Müller. Ils se juxtaposent par leurs bords el sont réunis les uns avec les autres par une sorte de ciment intercellulaire. On peut mettre facilement en évidence ces lignes de soudure en traitant la membrane par une solulion argentique (ScueLske). Elles dessinent des champs polygonaux irréguliers et représentent une figure endothéliforme.
11° FORMATION DE SOUTIEN DE LA RÉ- TINE. — Elle est formée par les cellules de Müller, dites aussi fibres de Müller. Chacune de celles-ci renferme un noyau qui occupe l'étage moyen de la
F1G. 322. — Cellules ou fibres de Muller dans la . rétine des Mammifères (Cheval).
A. Après dissociation des éléments de la ré-
10° LIMITANTE INTERNE. — C’est une
tine. — cm, fm, cellule de Müller et son prolongement ou fibre qui, du côté interne, s'élargit en un pied conique inséré sur la limitante interne li, tandis que du côté externe il se divise en rameaux qui confluent dans la limitante externe le; la dissociation a entrainé de part et d'autre de la fibre de Müller des cellules, cellules visuelles cv, cellules rétiniennes cr, logées dans les niches qui limitent des expansions de la fibre de Müller; elle a entrainé aussi des lambeaux des couches réticulaires externe et interne cre, cri. x 250.
. D'après la méthode chromo-argentique. — cM, corps cellulaire et noyau de la cellule de Müller. — e, expansions surmontant l'extrémité externe de la fibre. Forme variable de la fibre selon les couches de la rétine qu'elle traverse. x 950.
couche granuleuse interne. Il est entouré d’une faible masse cytoplasmique granuleuse. De nombreuses lames minces et membraniformes s'en détachent et limitent des fossettes ova-
laires à grand axe vertical, dans les-.
quelles sont logés les corps des cellules bipolaires et amacrines. Elles présentent un étranglement marqué au niveau de la couche plexiforme externe, s’élargissent à nouveau brusquement et s'épanouissent en une série de fines lamelles verticales, fenêtrées, anastomosées les unes avec les autres, qui
enveloppent les corps des cellules visuelles dans toute la hauteur de la cour
che granuleuse externe. Elles se terminent à la surface externe de cette.
couche, au niveau de la membrane fenêtrée. La partie inférieure des cellules de soutien traverse de haut en bas la couche plexiforme interne, envoie latéralement de courtes expansions filiformes ou lamelleuses, s’élargit en entonnoir entre les cellules ganglionnaires, et se soude avec les extrémités
. co
inférieures des cellules de soutien voisines. On peut donc considérer l’ensemble des cellules de Müller comme un appareil de soutènement à direction surtout radiale. Elles constituent le « fulcrum radial » de la rétine (RENAUT), par opposition au « fulcrum tangentiel » de MüLLer et RANVIER, qui n'existe pas dans la rétine au sens que lui attribuaient ces auteurs (fig. 322).